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mars 2005
English
Gestion de la mortalité du bétail
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Introduction
Dans le domaine de la production
animale, il est inévitable qu'un certain nombre d'animaux meurent ou
aient besoin d'être abattus. On parle alors d'animaux morts ou de
cadavres d'animaux.
La mortalité peut
être due à une cause naturelle, à un accident ou à un acte délibéré.
La mère ou sa progéniture peut mourir pendant la mise bas. Parfois
des animaux grandissant ou adultes meurent à la suite d'une maladie
ou d'une blessure. Beaucoup d'animaux peuvent mourir lors d'un
incendie d'étable ou à cause d'une défaillance du système de
ventilation. Ce genre de tragédie s'appelle alors une mortalité
massive. S'il s'agit d'une maladie extrêmement contagieuse, on
pourra devoir abattre tout le troupeau d'animaux ou d'oiseaux. Tous
ces cadavres d'animaux doivent alors être conservés de manière
appropriée, puis détruits sans que cela pose un danger pour
l'environnement, conformément aux normes du
Règlement sur la
gestion des animaux morts et des déjections du bétail.
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La mortalité du bétail
est-elle fréquente?
Tous
les éleveurs devront tôt ou tard faire face à la mortalité du
bétail. Les grandes exploitations auront toujours plus de cadavres
d'animaux à éliminer que les fermes de plus petite taille. De plus,
le taux de mortalité du bétail semble être plus élevé chez certains
producteurs (de volaille, par exemple) que chez d'autres (de bovins,
par exemple). Même si on perd parfois un grand nombre d'animaux
élevés à l'intérieur d'une structure (une étable, par exemple), ce
genre de perte est rare quand les animaux sont élevés dehors en
pâturage libre. Tous les animaux d'élevage sont néanmoins
vulnérables aux diverses maladies contagieuses.
Comment doit-on stocker les animaux morts?
Le Règlement exige que les animaux morts
soient stockés de manière sécuritaire.
Stockage sécuritaire :
-
aucun accès possible pour les
chiens, renards, coyotes, ratons-laveurs, corbeaux, etc.;
-
réduction du risque de transmission
de maladies infectieuses;
-
réduction du risque de
contamination de l'eau souterraine ou de l'eau de surface.
S'ils ne sont pas éliminés dans les 48 heures
suivant leur mort, les animaux doivent être congelés ou réfrigérés.
Bon nombre d'exploitations de grande envergure disposent d'armoires
de congélation ou de réfrigération séparées pour ce genre de besoin.
Les producteurs qui peuvent se débarrasser de leurs cadavres
d'animaux dans les 48 heures suivant la mort de l'animal utilisent
des conteneurs spécialement conçus (soit en acier et munis de
couvercles, soit en plastique très résistant) pour stocker les
cadavres en toute sécurité.
Qu'entend-on par élimination sécuritaire?
Le Règlement exige qu'on utilise l'un des
procédés suivants pour éliminer les animaux morts : l'équarrissage,
le compostage, l'enfouissement ou l'incinération.
Equarrissage
Le terme « équarrissage » désigne un processus
par lequel différentes matières, notamment des cadavres d'animaux,
sont stérilisées à très haute température, afin d'être converties en
produits utiles (p. ex. certains produits en plastique, de la farine
de viande ou d'os, etc.).
Bien qu'il existe plusieurs usines d'équarrissage au
Manitoba, il n'y en a qu'une seule qui offre un service de ramassage
et qui accepte des cadavres d'animaux provenant des fermes. Étant
donné le prix élevé du transport à l'usine et la demande limitée
pour les produits d'équarrissage, bon nombre de producteurs situés à
une certaine distance de Winnipeg n'ont pas accès à ce service. |

Préparatifs pour le ramassage d'animaux
morts de l'installation de stockage.
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Compostage
Le compostage favorise la décomposition de
matières végétales et animales, grâce à la présence de bactéries
d'origine naturelle. Il s'agit d'un processus aérobie qui se sert de
l'oxygène pour stimuler la croissance de bactéries et pour minimiser
la création d'odeurs nauséabondes.
Pour que le compostage réussisse, il est
essentiel que les bactéries qui font le travail aient la bonne
quantité de carbone, d'azote, d'oxygène et d'eau. D'habitude, il
faut ajouter une source de carbone en vrac, comme de la sciure de
bois ou de la paille, pour contrebalancer la quantité d'azote
contenue dans les tissus d'animaux morts. Il faut de plus remuer ou
retourner le mélange de temps à autre afin d'assurer une bonne
oxygénation. Lors de l'opération de compostage, la température peut
monter jusqu'à 65º C à l'intérieur du mélange. Cela détruit la
plupart des organismes pathogènes qui pourraient être présents. Le
compostage d'animaux morts prend deux ou trois mois environ et
produit des matières à la fois stables et riches en éléments
nutritifs. Les producteurs utilisent le compost comme engrais sur
leurs cultures ou pour améliorer la qualité des sols.
Une installation de compostage bien conçue
comprend une base d'argile ou d'une autre matière qui empêche toute
infiltration dans la nappe d'eau souterraine. Sur trois côtés, il
peut y avoir des parois en ciment ou en bois. L'installation devrait
être entourée d'une clôture pour empêcher tout accès des
charognards. Un toit pour éviter l'entrée de l'eau de pluie pourrait
s'avérer utile. Le Règlement exige que tout lieu de
compostage soit situé à au moins 100 mètres des cours d'eau de
surface et des dolines, des sources ou des puits. De plus, le
compostage doit se faire de manière à ne pas polluer l'eau de
surface, l'eau souterraine ou le sol.
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Enfouissement
L'enfouissement des animaux morts est souvent la
solution la plus pratique pour les petits producteurs.
Le Règlement exige que tous
les éleveurs possédant 300 unités animales et plus obtiennent
l’approbation de Conservation Manitoba avant de procéder à
l’enfouissement des animaux morts. Ce procédé peut toutefois
poser un certain risque pour l'eau souterraine si le sol n'est pas
suffisamment argileux. L'enfouissement est la meilleure solution
s'il y a eu un incendie ou qu'en raison de la présence d'acier, de
ciment ou d'autres matériaux, les cadavres sont impropres à
l'équarrissage. Les animaux morts doivent être enfouis à au moins un
mètre au-dessus de la nappe phréatique et doivent être recouverts
d'au moins un mètre de terre. Le lieu d'enfouissement doit de plus
être amoncelé et entretenu pour empêcher que l'eau de pluie ne
s'accumule et ne s'infiltre dans le sol. Encore une fois, le
Règlement exige que tout lieu d'enfouissement soit situé à au
moins 100 mètres des cours d'eau de surface et des dolines, des
sources ou des puits. De plus, l'enfouissement doit se faire de
manière à ne pas polluer l'eau de surface, l'eau souterraine ou le
sol. Certaines décharges publiques sont autorisées à accepter des
animaux morts. Lorsque cela est permis, les cadavres doivent être
enfouis le jour où ils arrivent à la décharge. |

Les composteurs conçus et employés correctement
constituent un moyen
sûr et écologique. |
Incinération
Par incinération, on n'entend pas brûler des
cadavres d'animaux dehors en plein air. Cela signifie plutôt
incinérer des animaux morts dans un conteneur spécialement conçu à
cet effet. Tout incinérateur doit être enregistré et répondre aux
normes du Règlement sur les incinérateurs, établi en
application de la Loi sur l'environnement. Cela permet de
s'assurer que l'équipement utilisé répond aux normes minimales pour
que la combustion soit complète et faite selon les règles. Le
Règlement limite aussi l'intensité de la fumée et la quantité de
particules émises. L'incinération n'est pas beaucoup pratiquée, car
le prix d'un incinérateur réglementé et du combustible (le plus
souvent le propane ou le gaz naturel) est élevé.
Dans certains cas, il peut s'avérer nécessaire
d'incinérer un grand nombre de cadavres d'animaux le plus rapidement
possible afin de limiter la propagation de maladies très
contagieuses. Il s'agit là de circonstances exceptionnelles. Ce
genre d'élimination d'urgence doit être faite conformément aux
exigences de la Loi sur la santé des animaux du Canada.
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Résumé
La mortalité du bétail peut être due à une cause
naturelle, à un accident ou à un acte délibéré. Le Règlement sur
la gestion des animaux morts et des déjections du bétail exige
que les cadavres d'animaux soient stockés de manière sécuritaire
jusqu'à leur élimination. Comme moyen d'élimination acceptable, on
compte l'équarrissage, le compostage, l'enfouissement et
l'incinération, à condition que ces activités soient entreprises
conformément aux exigences du Règlement.
Pour plus de renseignements sur l'industrie de
l'élevage, consultez les autres titres de la série
Vivre avec la production animale,
offerts dans les bureaux
d'Agriculture, Alimentation et Initiatives rurales Manitoba.
Des renseignements plus détaillés sont diffusés sur Internet à
l'adresse : www.gov.mb.ca/agriculture/livestock. Pour obtenir un
exemplaire du Code de pratiques
agricoles pour les producteurs de porc du Manitoba*
(édition de 1998) et du Code de
pratiques agricoles pour les producteurs de volaille du Manitoba, adressez-vous aux bureaux
d'Agriculture, Alimentation et
Initiatives rurales Manitoba dans les régions rurales du
Manitoba ou à
Publications
d'Agriculture, Alimentation et Initiatives rurales Manitoba
au 8e étage,
401, avenue York, Winnipeg (Manitoba) R3C 0P8. Le numéro de
télécopieur est le : (204) 948‑2498.
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