English
Français
Agriculture, Alimentation et Initiatives rurales Manitoba
Page d'Accrueil Bienvenue Communiquez avec Nous Aide Carte du site


   crops_hdr.jpg (21644 bytes)

mars 2005
English

Gestion de la mortalité du bétail

 

Retour

cwa01s00a.jpg (10311 bytes)Introduction

Dans le domaine de la production animale, il est inévitable qu'un certain nombre d'animaux meurent ou aient besoin d'être abattus. On parle alors d'animaux morts ou de cadavres d'animaux.

La mortalité peut être due à une cause naturelle, à un accident ou à un acte délibéré. La mère ou sa progéniture peut mourir pendant la mise bas. Parfois des animaux grandissant ou adultes meurent à la suite d'une maladie ou d'une blessure. Beaucoup d'animaux peuvent mourir lors d'un incendie d'étable ou à cause d'une défaillance du système de ventilation. Ce genre de tragédie s'appelle alors une mortalité massive. S'il s'agit d'une maladie extrêmement contagieuse, on pourra devoir abattre tout le troupeau d'animaux ou d'oiseaux. Tous ces cadavres d'animaux doivent alors être conservés de manière appropriée, puis détruits sans que cela pose un danger pour l'environnement, conformément aux normes du Règlement sur la gestion des animaux morts et des déjections du bétail.

 

La mortalité du bétail est-elle fréquente?

Tous les éleveurs devront tôt ou tard faire face à la mortalité du bétail. Les grandes exploitations auront toujours plus de cadavres d'animaux à éliminer que les fermes de plus petite taille. De plus, le taux de mortalité du bétail semble être plus élevé chez certains producteurs (de volaille, par exemple) que chez d'autres (de bovins, par exemple). Même si on perd parfois un grand nombre d'animaux élevés à l'intérieur d'une structure (une étable, par exemple), ce genre de perte est rare quand les animaux sont élevés dehors en pâturage libre. Tous les animaux d'élevage sont néanmoins vulnérables aux diverses maladies contagieuses.
 

Comment doit-on stocker les animaux morts?

Le Règlement exige que les animaux morts soient stockés de manière sécuritaire.

Stockage sécuritaire :

  • aucun accès possible pour les chiens, renards, coyotes, ratons-laveurs, corbeaux, etc.;

  • réduction du risque de transmission de maladies infectieuses;

  • réduction du risque de contamination de l'eau souterraine ou de l'eau de surface.

S'ils ne sont pas éliminés dans les 48 heures suivant leur mort, les animaux doivent être congelés ou réfrigérés. Bon nombre d'exploitations de grande envergure disposent d'armoires de congélation ou de réfrigération séparées pour ce genre de besoin. Les producteurs qui peuvent se débarrasser de leurs cadavres d'animaux dans les 48 heures suivant la mort de l'animal utilisent des conteneurs spécialement conçus (soit en acier et munis de couvercles, soit en plastique très résistant) pour stocker les cadavres en toute sécurité.


Qu'entend-on par élimination sécuritaire?

Le Règlement exige qu'on utilise l'un des procédés suivants pour éliminer les animaux morts : l'équarrissage, le compostage, l'enfouissement ou l'incinération.


Equarrissage

Le terme « équarrissage » désigne un processus par lequel différentes matières, notamment des cadavres d'animaux, sont stérilisées à très haute température, afin d'être converties en produits utiles (p. ex. certains produits en plastique, de la farine de viande ou d'os, etc.).

Bien qu'il existe plusieurs usines d'équarrissage au Manitoba, il n'y en a qu'une seule qui offre un service de ramassage et qui accepte des cadavres d'animaux provenant des fermes. Étant donné le prix élevé du transport à l'usine et la demande limitée pour les produits d'équarrissage, bon nombre de producteurs situés à une certaine distance de Winnipeg n'ont pas accès à ce service.

cwa01s12a.jpg (28082 bytes)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Préparatifs pour le ramassage d'animaux
morts de l'installation de stockage.

 


Compostage

Le compostage favorise la décomposition de matières végétales et animales, grâce à la présence de bactéries d'origine naturelle. Il s'agit d'un processus aérobie qui se sert de l'oxygène pour stimuler la croissance de bactéries et pour minimiser la création d'odeurs nauséabondes.

Pour que le compostage réussisse, il est essentiel que les bactéries qui font le travail aient la bonne quantité de carbone, d'azote, d'oxygène et d'eau. D'habitude, il faut ajouter une source de carbone en vrac, comme de la sciure de bois ou de la paille, pour contrebalancer la quantité d'azote contenue dans les tissus d'animaux morts. Il faut de plus remuer ou retourner le mélange de temps à autre afin d'assurer une bonne oxygénation. Lors de l'opération de compostage, la température peut monter jusqu'à 65º C à l'intérieur du mélange. Cela détruit la plupart des organismes pathogènes qui pourraient être présents. Le compostage d'animaux morts prend deux ou trois mois environ et produit des matières à la fois stables et riches en éléments nutritifs. Les producteurs utilisent le compost comme engrais sur leurs cultures ou pour améliorer la qualité des sols.

Une installation de compostage bien conçue comprend une base d'argile ou d'une autre matière qui empêche toute infiltration dans la nappe d'eau souterraine. Sur trois côtés, il peut y avoir des parois en ciment ou en bois. L'installation devrait être entourée d'une clôture pour empêcher tout accès des charognards. Un toit pour éviter l'entrée de l'eau de pluie pourrait s'avérer utile. Le Règlement exige que tout lieu de compostage soit situé à au moins 100 mètres des cours d'eau de surface et des dolines, des sources ou des puits. De plus, le compostage doit se faire de manière à ne pas polluer l'eau de surface, l'eau souterraine ou le sol.

 

Enfouissement

L'enfouissement des animaux morts est souvent la solution la plus pratique pour les petits producteurs. Le Règlement exige que tous les éleveurs possédant 300 unités animales et plus obtiennent l’approbation de Conservation Manitoba avant de procéder à l’enfouissement des animaux morts. Ce procédé peut toutefois poser un certain risque pour l'eau souterraine si le sol n'est pas suffisamment argileux. L'enfouissement est la meilleure solution s'il y a eu un incendie ou qu'en raison de la présence d'acier, de ciment ou d'autres matériaux, les cadavres sont impropres à l'équarrissage. Les animaux morts doivent être enfouis à au moins un mètre au-dessus de la nappe phréatique et doivent être recouverts d'au moins un mètre de terre. Le lieu d'enfouissement doit de plus être amoncelé et entretenu pour empêcher que l'eau de pluie ne s'accumule et ne s'infiltre dans le sol. Encore une fois, le Règlement exige que tout lieu d'enfouissement soit situé à au moins 100 mètres des cours d'eau de surface et des dolines, des sources ou des puits. De plus, l'enfouissement doit se faire de manière à ne pas polluer l'eau de surface, l'eau souterraine ou le sol. Certaines décharges publiques sont autorisées à accepter des animaux morts. Lorsque cela est permis, les cadavres doivent être enfouis le jour où ils arrivent à la décharge.

cwa01s12b.jpg (32944 bytes)

Les composteurs conçus et employés correctement
constituent un moyen sûr et écologique.

  
 

Incinération

Par incinération, on n'entend pas brûler des cadavres d'animaux dehors en plein air.  Cela signifie plutôt incinérer des animaux morts dans un conteneur spécialement conçu à cet effet. Tout incinérateur doit être enregistré et répondre aux normes du Règlement sur les incinérateurs, établi en application de la Loi sur l'environnement. Cela permet de s'assurer que l'équipement utilisé répond aux normes minimales pour que la combustion soit complète et faite selon les règles. Le Règlement limite aussi l'intensité de la fumée et la quantité de particules émises. L'incinération n'est pas beaucoup pratiquée, car le prix d'un incinérateur réglementé et du combustible (le plus souvent le propane ou le gaz naturel) est élevé.

Dans certains cas, il peut s'avérer nécessaire d'incinérer un grand nombre de cadavres d'animaux le plus rapidement possible afin de limiter la propagation de maladies très contagieuses. Il s'agit là de circonstances exceptionnelles. Ce genre d'élimination d'urgence doit être faite conformément aux exigences de la Loi sur la santé des animaux du Canada. 

 

Résumé

La mortalité du bétail peut être due à une cause naturelle, à un accident ou à un acte délibéré. Le Règlement sur la gestion des animaux morts et des déjections du bétail exige que les cadavres d'animaux soient stockés de manière sécuritaire jusqu'à leur élimination. Comme moyen d'élimination acceptable, on compte l'équarrissage, le compostage, l'enfouissement et l'incinération, à condition que ces activités soient entreprises conformément aux exigences du Règlement

Pour plus de renseignements sur l'industrie de l'élevage, consultez les autres titres de la série Vivre avec la production animale, offerts dans les bureaux d'Agriculture, Alimentation et Initiatives rurales Manitoba. Des renseignements plus détaillés sont diffusés sur Internet à l'adresse : www.gov.mb.ca/agriculture/livestock. Pour obtenir un exemplaire du Code de pratiques agricoles pour les producteurs de porc du Manitoba* (édition de 1998) et du Code de pratiques agricoles pour les producteurs de volaille du Manitoba, adressez-vous aux bureaux d'Agriculture, Alimentation et Initiatives rurales Manitoba dans les régions rurales du Manitoba ou à Publications d'Agriculture, Alimentation et Initiatives rurales Manitoba au 8e étage, 401, avenue York, Winnipeg (Manitoba)  R3C 0P8. Le numéro de télécopieur est le : (204) 948‑2498.
 

cwa01s00b.jpg (13540 bytes)

 

Liens gouvernementaux:   page d'accrueil | bienvenue | services en ligne | nouvelles | aide | départements | communiquez | sécurité des renseignements