Manitoba
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Manitoba Agriculture, Food and Rural Initiatives

La production du pommier au Manitoba

pomme

Histoire

Le pommier n’est pas indigène dans les Prairies. Les plants qu’on y trouve sont le résultat d’un croisement entre des variétés rustiques des régions nordiques et des variétés à gros fruits des régions septentrionales. Beaucoup de cultivars se prêtent à la culture au Manitoba, dont un grand nombre ont été produits à la Station de recherche d’Agriculture et Agroalimentaire Canada de Morden. La plupart des cultivars sont limités à la zone de rusticité3.

Utilisations

La pomme peut entrer dans la confection d’une vaste gamme de produits: tartes, gâteaux, confitures, jus et cidre, par exemple. Elle sert aussi d’ingrédient dans les produits de boulangerie. La pomme affiche une faible teneur en matière grasse et en huiles, tandis qu’elle contient beaucoup de vitamineC.

Économie et Commercialisation

Au début des années 1990, on a assisté à une augmentation soutenue des superficies consacrées au pommier. En 1993, on dénombrait 60acres en production. Depuis, l’intérêt pour le pommier s’est estompé et, en 1995, il n’y avait plus que 35acres en production. Les prix demeurent stables, soit entre 0,65$ et 0,75$ le kilo (0,30$ à 0,35$ la livre) pour les ventes de gros et jusqu’à 1,10$ le kilo (0,50$ la livre) dans les marchés en plein air. Bien qu’ils soient rustiques, la plupart des cultivars peuvent mourir durant l’hiver étant donné que le froid peut tuer les boutons de fleurs et de fruits. D’autres problèmes, tels l’insolation et les fentes de gel, peuvent causer des dommages en permettant aux maladies d’infecter et de tuer l’arbre. De tels facteurs se traduisent par une réduction des superficies et viennent menacer le secteur commercial. Par ailleurs, les consommateurs perçoivent la pomme manitobaine comme inférieure aux pommes importées. Afin d’améliorer le marché de la production locale, il faut sensibiliser le consommateur.

Choix de l’ Emplacement

Avant d’arrêter son choix sur un emplacement, le producteur doit tenir compte des facteurs que sont le sol, le microclimat, l’approvisionnement en eau et les brise-vent.

Le meilleur sol pour la culture du pommier est un sol fertile et bien drainé. De mauvais rendements ont été enregistrés sur des terres alcalines et peu élevées. Si le sol affiche une forte teneur en chaux, celle-ci peut causer une chlorose ferrique.

De préférence, le terrain doit être de niveau, car il est ainsi plus facile à travailler et moins sensible à l’érosion par l’eau. Les brise-vent sont essentiels afin de réduire les dommages causés par les forts vents dominants.

On recommande d’aménager le verger près de la maison, là où on peut utiliser une fosse-réservoir ou un puits pour l’irrigation.

Plantation / Transplantation / Matériel Végétal

La plantation doit se faire au début du printemps si les conditions le permettent. Les trous doivent avoir entre 60 et 70cm de côtés et 45cm de profondeur ou être assez grands pour que les racines puissent s’y loger une fois déployées. L’espacement entre les plants varie beaucoup. Par contre, si l’espacement est important, les arbres deviennent plus gros et donnent de meilleurs rendements. Les cultivars comme le pommetier, le pommetier cultivé et le pommier abondent dans les Prairies. Bien qu’il existe déjà un grand nombre de cultivars, on en produit de plus en plus chaque année.

Engrais

Une bonne analyse du sol est recommandée et la fertilisation requise doit être faite avant la plantation. Une fertilisation complémentaire peut cependant être nécessaire s’il y a carence d’éléments nutritifs ou si l’emplacement n’est pas tout à fait idéal. Comme pour toute culture, l’analyse du sol permet de déterminer les teneurs courantes en éléments nutritifs et d’obtenir des recommandations du laboratoire d’analyse en ce qui concerne les cultures fruitières. La fertilisation ne doit pas se faire à la fin de l’été ou au début de l’automne, car l’arbre doit aoûter avant l’hiver. Dans certains vergers, on peut aussi avoir recours aux plantes de couverture et à l’engrais vert comme matières organiques pour maintenir la fertilité du sol.

Lutte contre les mauvaises herbes

Un bon sarclage constitue la méthode la plus économique dans les premières années du verger. Elle permet de maintenir l’humidité en tuant les mauvaises herbes. Par la suite, on peut envisager les plantes de couverture et l’engrais vert. Le gazon offre une bonne couverture végétale dans les vergers établis.

Irrigation

Dans une exploitation commerciale, l’irrigation est un élément critique durant la saison de croissance, qui commence en mai et atteint son point culminant en juillet lorsque le fruit se développe. Ne pas arroser entre août et octobre afin de permettre aux arbres d’aoûter en vue de l’hiver. On recommande de bien arroser les arbres une fois qu’ils ont perdu leurs feuilles afin de les empêcher de sécher pendant l’hiver. Les pommiers ne s’alimentent pas en surface, il faut donc bien imbiber le sol autour d’eux à chaque arrosage.

Insectes

Le pommier est sujet aux attaques de beaucoup d’insectes différents. Il existe cependant un certain nombre de méthodes de lutte culturales et chimiques. Avant de vaporiser les arbres, il faut bien les examiner afin de déterminer la cause du problème. Une fois le problème cerné, le producteur doit prélever de grands échantillons afin d’établir si les insectes sont présents en nombres suffisants pour justifier l’intervention. Il ne faut vaporiser les arbres que lorsque les populations d’insectes dépassent des niveaux-seuils économiques. On trouvera ci-dessous la liste des insectes qui se nourrissent dans le pommier.

• Lécanie
• Arpenteuse
• Chenille à tente du pommier
• Halisidote du pommier
• Pyrale tisseuse
• Tenthrède-squeletteuse des rosacées
• Tordeuse du pommier
• Puceron
• Cicadelle du pommier
• Punaise grise
• Mouche de la pomme
• Cochenille virgule du pommier
• Larve mobile de la cochenille
• Acarien.

Les animaux peuvent aussi poser problème. Les souris et les lièvres se nourrissent de l’écorce pendant l’hiver et causent ainsi des dommages graves qui finissent habituellement par tuer l’arbre.

Maladies

Le pommier peut être affecté par un certain nombre de maladies et de troubles qui peuvent rendre le fruit non vendable ou endommager l’arbre au point de le tuer. On trouvera ci-dessus la liste des maladies les plus courantes.

Brûlure bactérienne

• la maladie la plus grave dans les Prairies;
• émonder et détruire les branches infectées;
• des antibiotiques permettent de lutter contre la bactérie.

Blanc

• attaque les feuilles;
• vaporiser aux premiers signes d’infection.

Tavelure du pommier

• attaque les feuilles, les fleurs et les fruits;
• taches brun velouté à vert olive qui peuvent défolier l’arbre et rendre le fruit inutilisable;
• lutte au moyen de fongicides.

Voici une liste d’autres troubles et maladies qui peuvent affecter le pommier. Il existe des moyens de lutte chimiques pour certains.

• Tache amère
• Rouille de Virginie du pommier
• Blessure chimique
• Cœur brun
• Brunissement de la chair
• Blessure due au gel
• Marque de friction
• Blessure due à la chaleur
• Tache de la Jonathan
• Roussissure
• Insolation
• Cœur aqueux

Taille

La taille est un facteur important dans la conduite du verger car elle améliore la santé des plants. L’enlèvement des parties malades, endommagées et improductives de l’arbre aide ce dernier à supporter un rendement accru en fruits et à résister aux vents dominants. La taille ouvre le houppier, ce qui améliore la circulation d’air et favorise un mûrissement uniforme.

Tuteurage

Le tuteurage est nécessaire après la première année de croissance afin de donner sa forme à l’arbre. Un arbre non tuteuré produit habituellement moins de fruits qu’un arbre tuteuré. Le tuteurage se fait généralement à l’aide de treillages.

Cueillette

Laisser les pommes mûrir sur l’arbre avant de les cueillir. Pour savoir si le fruit est mûr, observer le changement de couleur et le noircissement des pépins.

Les conditions idéales pour le stockage des pommes sont une bonne ventilation, une humidité élevée et une température fraîche.

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