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Lincoln Wolfe, de MacGregor, a
pris part à des essais de cultures à la ferme réalisés sous la
direction d’Agriculture, Alimentation et Initiatives rurales
Manitoba (AAIRM) afin notamment de recevoir des données objectives
de sa propre ferme. Le programme l’attirait également parce qu’il
offrait la possibilité d’essayer de nouveaux produits à un coût
raisonnable et d’évaluer leur rendement dans les conditions locales.
Lincoln fait partie d’un groupe de plusieurs agriculteurs qui ont
travaillé avec le bureau d’AAIRM de Portage la Prairie pour faire
l’essai de micronutriments et de fongicides pendant plusieurs
saisons de croissance. Les sols sablonneux d’Almassippi, dans la
région de MacGregor, ont une faible teneur en cuivre et en zinc. En
1998 et 1999, 80 p. 100 des essais de sols réalisés par le bureau
d’AAIRM avec l’aide des agriculteurs ont indiqué soit une déficience,
soit une pauvreté en cuivre. Plus de 90 p. 100 des champs étaient
déficients ou pauvres en zinc.
Là où l'agriculture rencontre la science
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La réponse des cultures aux
micronutriments fluctue d’une année à l’autre en fonction de
nombreux facteurs, notamment les conditions météorologiques pendant
la saison de croissance, le type de culture, les précédents
culturaux, la disponibilité de phosphore et les conditions du sol
(ph, matière organique, texture).
Lincoln est en mesure d’apprécier la valeur des essais à la ferme et
il est prêt à y investir le temps supplémentaire nécessaire. Bien
qu’il soit difficile de chiffrer les avantages économiques,
l’information l’a aidé à prendre de meilleures décisions
relativement à la production. Même s’il est fort occupé pendant les
périodes de l’année consacrées aux semences et aux récoltes, il
estime intéressant d’évaluer les aspects économiques des divers
intrants.
De 1999 à 2001- Les rendements du blé du printemps ont augmenté de
9,3 p. 100 en moyenne ou de 3,3 boisseaux/acre (8,2 boisseaux/hectare)
en raison de l’application généralisée de micronutriments (cuivre et
zinc) dans 14 champs. Les semences qui contenaient du cuivre ont
entraîné une augmentation du rendement de 1,6 pour 100 cent ou de
0,6 boisseau/acre (1,5 boisseau/hectare). Même si ces rendements ont
augmenté, les rendements nets par acre (hectare) étaient de moins 66
cents (1,63 $) pour le traitement généralisé et de moins 10,60 $
(26,18 $) pour les semis.
En trois ans d’essais, l’application foliaire de cuivre a été
réalisée dans 12 champs de blé, entraînant une augmentation du
rendement de 3,7 pour 100. Le rendement net variait de 4,70 $/acre
(11,61 $ l’hectare) en 2002 à une perte de 9,33 $/acre (23,05
$/hectare) en 2003. Selon les résultats des 12 champs, le rendement
net moyen était négligeable.
Dans sept champs de haricots blancs, l’application foliaire de zinc
a entraîné une augmentation du rendement moyen de 57 livres (25,9
kg), pour un rendement net de 7,88 $/acre (19,46 $/hectare).
Lincoln prévoit continuer les essais en champ dans son exploitation.
Comme les variables qui influent sur les résultats changent d’année
en année, il est impératif de poursuivre les essais. Les essais de
micronutriments ont démontré que ce qui fonctionne une année ne
fonctionne pas nécessairement l’année suivante. Au cours des années
à venir, Lincoln étudiera le calendrier des applications de
fongicides, la fertilité des haricots comestibles ainsi que les
méthodes de lutte contre les maladies s’attaquant à ces haricots.
Les micronutriments devraient être appliqués uniquement aux sols
déficients et faire l’objet d’un suivi pour que l’on puisse
déterminer leur effet sur le rendement économique. Les essais de sol
et les analyses de tissus végétaux sont deux outils qui aident à
déterminer s’il y a des déficiences
Pour en savoir plus sur les essais à la ferme, communiquez avec
Shawn Cabak au (204)239-3353.
John Heard, spécialiste en
fertilité des sols d’AAIRM à Carman, est un partisan des essais à la
ferme. Les règles générales qu’il communique aux personnes
intéressées à prendre part aux essais à la ferme sont les suivantes
:
1. Faites en sorte que les essais soient simples. N’essayez pas de
répondre à trop de questions dans le cadre d’un même projet.
2. Effectuez les essais sur plusieurs années, parce que les
conditions météorologiques peuvent influer sur les résultats.
3. Ne présumez pas de ce que les essais vont démontrer.
4. Collaborez avec vos voisins, avec les clubs de producteurs de
cultures et les professionnels de l’agriculture pour augmenter le
nombre de sites et susciter la discussion.
Les essais à la ferme sont le résultat d’une collaboration
fructueuse entre le gouvernement, l’industrie et les producteurs.
Ils permettent de faire circuler des données non biaisées et de
mettre en commun les coûts. Munro Farm Supplies, Phosyn, Agrium,
Covering New Ground et les agriculteurs ont participé à cette série
d’essais.
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