Globe terrestre qui met le Manitoba en relief chutes d'eau Logo du gouvernement du Manitoba avec bison
Partie inférieure du globe terrestre qui met le Manitoba en reliefPage d'accueliBienvenueCarte du sitePour nous joindreQuoi de Neuf Recherche English

Agriculture, Alimentation et Initiatives rurales Manitoba

april 2006

retour

English

La sélection d’un site d’exploitation de bétail

Introduction

La sélection d’un site approprié constitue la clé du succès à long terme, des points de vue environnemental, économique et social, de tout projet d’exploitation de bétail. C’est à l’étape de la planification initiale qu’il convient de s’informer sur l’emplacement des bâtiments et des installations de stockage du fumier et de se pencher sur les préoccupations que sont les odeurs et la qualité de l’eau pour la population.
 

Pourquoi installer une ferme ici?

La sélection d’un site consiste à choisir un emplacement approprié à un usage donné. Il faut tenir compte des ressources disponibles, des besoins en termes de superficie et d’infrastructures ainsi que des incidences sur les usages avoisinants.
 

Certains résidants préféreraient que les exploitations de bétail soient installées dans des zones éloignées afin de minimiser les incidences des odeurs, du bruit et de la poussière sur le voisinage. Ce n’est pas toujours pratique. Ces exploitations doivent en effet avoir accès à des installations électriques, à de sources d’eau, à des routes praticables en tout temps et à des terres productives pour l’épandage du fumier. Il s’agit donc de trouver un équilibre entre la qualité de vie des voisins et une utilisation efficace des ressources naturelles et des infrastructures.


La sélection d’un site d’exploitation intensive va au-delà du simple choix d’un emplacement bien sec.

Principes de planification de l’usage des biens-fonds

Au Manitoba, la planification de l’usage des biens-fonds relève des administrations municipales. À l’aide de documents de planification comme le plan de mise en valeur et les règlements de zonage, les autorités compétentes décident de l’usage approprié des biens-fonds dans une zone donnée. Par exemple, les aménagements non agricoles ne devraient pas, idéalement, se faire sur des terres agricoles à fort rendement. Si possible, les zones agricoles devraient exclure les usages qui ne sont pas nécessairement compatibles avec l’agriculture. De leur côté, les usages agricoles, comme les exploitations de bétail, devraient être éloignés des zones résidentielles ou récréatives.
 

Processus d’examen technique

En vertu de la Loi sur l’aménagement du territoire, les municipalités ou les districts d’aménagement du territoire sont tenus d’adopter un plan de mise en valeur au plus tard le 1er janvier 2008 ainsi qu’un règlement de zonage dans l’année qui suit l’adoption du plan. Tous les plans de mise en valeur doivent comprendre une politique en matière d’exploitation de bétail. Celle-ci désigne les zones où la création et l’agrandissement de ce genre d’exploitation sont permis, permis en fonction de la taille ou interdits. Les municipalités ou les districts d’aménagement du territoire qui possèdent déjà un plan de mise en valeur doivent le modifier afin d’y inclure une politique en matière d’exploitation de bétail.

Les projets d’exploitations comptant 300 unités animales ou plus sont autorisés à titre d’usage conditionnel. Aux termes d’un règlement de zonage, les exploitations de moins de 300 unités animales peuvent être désignées à titre d’usage permis ou d’usage conditionnel.
 

Les conseils municipaux qui étudient des demandes d’exploitations comptant au moins 300 unités animales doivent obtenir un rapport d’examen technique de la Province. La municipalité ou le district d’aménagement du territoire tient par ailleurs des audiences publiques pour toute demande d’usage conditionnel.

Le Comité d’examen technique régional est composé de représentants d’Agriculture, Alimentation et Initiatives rurales Manitoba, d’Affaires intergouvernementales et Commerce Manitoba, de Gestion des ressources hydriques Manitoba et de Conservation Manitoba.

Le rapport d’examen technique permet aux conseils municipaux et à la population de mieux comprendre les plans de construction et de gestion de chaque projet d’exploitation de bétail. Le rapport contient des données locales sur les ressources en sol, la géologie et l’hydrologie, les ressources en eaux souterraines et de surface, les exigences municipales ou provinciales en matière de planification de l’usage des biens-fonds et le cadre réglementaire provincial relatif aux exploitations de bétail.
 


Toutes les installations de stockage du fumier doivent respecter des normes strictes édictées par Conservation Manitoba.

Eléments à considérer pour la sélection d’un site

Les administrations locales possèdent habituellement des règlements sur l’usage des biens-fonds afin d’orienter la mise en valeur des exploitations de bétail sur leur territoire. De son côté, la Province régit certains aspects relatifs à l’emplacement des installations de stockage du fumier, aux zones de claustration du bétail et aux sites de compostage.

Trois éléments servent à vérifier la compatibilité du site envisagé avec l’usage recherché.

Sélection de sites pour les bâtiments et la claustration du bétail

L’étape de la planification est le meilleur moment pour aborder la question des nuisances, comme les odeurs, afin d’en minimiser les incidences. Plusieurs éléments importants doivent être pris en compte dans le choix de l’emplacement des étables ou des zones de claustration du bétail comme les parcs d’engraissement, les enclos, les abris semi-circulaires et les corrals :

  • protection du site contre les inondations;
  • volumes adéquats d’eau de qualité convenable;
  • isolement des bâtiments par un écran d’arbres et retrait approprié par rapport aux limites de la propriété afin de minimiser les nuisances que sont le bruit, les odeurs et la poussière pour les environs;
  • précautions en place contre la propagation des maladies entre les exploitations;
  • recommandations du Code de pratiques agricoles pour les producteurs de bœuf/laitiers/de porc/de volaille du Manitoba, publié par Agriculture, Alimentation et Initiatives rurales Manitoba, pour confirmer les critères de retrait des bâtiments en fonction de la taille de l’exploitation, du nombre de résidences dans un rayon de 1,6 kilomètre et de la présence de zones désignées résidentielles ou récréatives dans les environs.

Depuis avril 2004, Conservation Manitoba exige l’obtention d’un permis pour l’aménagement, l’agrandissement ou la modification des zones de claustration du bétail pouvant accueillir 300 unités animales ou plus. La zone de claustration doit se trouver à au moins 100 mètres des cours d’eau de surface, des dolines, des sources et des puits ainsi que des limites de l’exploitation. La demande de permis doit être accompagnée d’une conception technique préparée par un ingénieur et d’un rapport géotechnique qui répondent aux normes minimales de Conservation Manitoba.

Sélection de sites pour le stockage du fumier et le compostage

Le stockage du fumier dans les champs (tas de fumier ouverts) doit se faire à au moins 100 mètres des cours d’eau de surface, des dolines, des sources et des puits. Les sites de compostage du fumier et des animaux morts doivent eux aussi se trouver à au moins 100 mètres des cours d’eau de surface, des dolines, des sources et des puits ainsi que des limites de l’exploitation.

Le fumier s’accumule dans des installations de stockage jusqu’au moment de son épandage sur les terres agricoles. Conservation Manitoba exige l’obtention d’un permis pour la construction, l’agrandissement ou la modification des installations de stockage du fumier. Pour obtenir un permis, il faut soumettre une conception technique certifiée par un ingénieur ainsi que des documents d’appui comme un plan de gestion du fumier, des données hydrogéologiques et des analyses du sol. Tous les travaux envisagés doivent répondre à des exigences techniques précises et être certifiés par un ingénieur. Les installations de stockage du fumier ne doivent ni contaminer les eaux souterraines ni permettre le débordement.

Les sites sont évalués en fonction de leur compatibilité avec l’usage visé. Les terres des classes 6 et 7 ainsi que les sols organiques non aménagés, selon la classification de l’Inventaire des terres du Canada, ne sont pas compatibles avec de telles installations. Un site reposant sur un aquifère proche de la surface terrestre n’est peut-être pas compatible avec une installation de stockage en terre. Dans ces zones, la délivrance du permis peut être assujettie à des exigences plus rigoureuses, comme l’installation d’un revêtement artificiel et un nombre accru de puits de surveillance. Par ailleurs, les installations de stockage en acier ou en béton au-dessus du sol peuvent aussi être autorisées si elles répondent aux exigences de délivrance du permis. Pour connaître les données sur la composition du sous-sol et la présence d’aquifères, on peut consulter les cartes des sols, les cartes hydrogéologiques et les registres des puits d’eau de Gestion des ressources hydriques Manitoba. Dans certains cas, il faudra faire appel à un hydrologue ou à un ingénieur pour effectuer des tests spécialisés ou des forages exploratoires afin d’évaluer l’état du sol.

 

Parmi les éléments à considérer pour la sélection d’un site de stockage du fumier, il y a ceux-ci :
  • protection contre un cycle d’inondations de 100 ans;
  • retrait de 100 mètres des limites de la propriété, des cours d’eau de surface, des dolines, des sources et des puits;
  • emplacement et construction de l’installation respectant les critères énoncés à l’annexe A du Règlement sur la gestion des animaux morts et des déjections du bétail;
  • prise en compte de la direction des vents d’été dominants afin de minimiser l’incidence des
    odeurs dans les environs;
  • gestion des odeurs par l’aménagement de coupe-vent et de zones tampons de végétation;
  • recommandations du Code de pratiques agricoles pour les producteurs de bœuf/laitiers/de
    porc/de volaille du Manitoba, publié par Agriculture, Alimentation et Initiatives rurales
    Manitoba, pour confirmer les critères de retrait des installations de stockage du fumier en
    fonction de la taille de l’exploitation, du type d’installation de stockage du fumier, du nombre  de résidences dans un rayon de 1,6 kilomètre et de la présence de zones désignées résidentielles ou récréatives dans les environs.


L’épandage par injection minimise les odeurs et le ruissellement.
 

Sélection des terres pour l’épandage

C’est à l’étape de la planification initiale qu’il convient d’analyser les propriétés du sol sur lequel se fera l’épandage du fumier. Il est interdit d’épandre du fumier sur les terres des classes 6 et 7 ainsi que sur les sols organiques non aménagés (classification de l’Inventaire des terres du Canada).

Au moment de la sélection du site de l’exploitation de bétail, il faut calculer la superficie approximative des terres destinées à l’épandage. La superficie requise dépend du type de sol, de la quantité de fumier produite, de la teneur approximative du fumier en azote et des besoins en azote des cultures.

Le Manitoba propose de modifier le Règlement sur la gestion des animaux morts et des déjections du bétail en application de la Loi sur l’environnement afin d’inclure le phosphore à la liste des nutriments pouvant limiter l’épandage du fumier sur les terres agricoles. Le but de la modification est de réduire le risque que le phosphore ne ruisselle vers les eaux de surface à partir de sols agricoles engraissés au fumier : l’objectif ultime étant d’améliorer la qualité des plans d’eau de surface au Manitoba, notamment le lac Winnipeg. De nombreux producteurs qui utilisent le fumier comme engrais devront alors accroître la superficie des terres visées par l’épandage afin de respecter, à long terme, les exigences proposées. On peut aussi recourir à d’autres stratégies pour réduire le phosphore.

Résumé

  • La clé du succès à long terme d’une exploitation de bétail, des points de vue environnemental, économique et social, est la sélection d’un site approprié.
  • La sélection d’un site approprié et une bonne gestion du fumier permettent d’abaisser le nombre de plaintes concernant les odeurs et de réduire les incidences sur l’eau.
  • L’application de principes adéquats de planification de l’usage des biens-fonds est essentielle afin de maintenir un équilibre entre les  préoccupations des voisins et l’utilisation efficace des ressources.
  • La Province fournit un examen technique aux conseils municipaux qui étudient des demandes d’exploitations comptant au moins 300 unités    animales.

Pour plus de renseignements sur les questions d’ordre public, consultez les autres titres de la série Vivre avec la production animale, offerts dans les bureaux d’Agriculture, Alimentation et Initiatives rurales Manitoba. Vous trouverez par ailleurs un complément d’information sur le site Internet à www.gov.mb.ca/agriculture/livestock.

Autres titres offerts :

  • La production animale et les questions de santé
  • Les odeurs produites par le bétail : sources, préoccupations et solutions
  • Questions relatives aux eaux de surface
  • Les nitrates dans le sol et dans l’eau
  • Épandage des déjections du bétail
  • Comprendre la résistance aux antimicrobiens
  • La sécurité alimentaire à la ferme
  • Les exploitations d’élevage et la qualité de l’eau souterraine
  • Les pathogènes du bétail : une présence naturelle
  • Gestion de la mortalité du bétail
  • Le stockage des déjections animales
  • L’élevage du bétail en claustration
  • Le phosphore dans le sol et dans l’eau

Vous pouvez aussi consulter le Code de pratiques agricoles pour les producteurs de porc du Manitoba (en anglais) à http://www.gov.mb.ca/agriculture/livestock/pork/swine/bah00s00.html
 

 
Liens gouvernementaux :  Page d'accueil | Pour nous joindre | À propos du Manitoba | Ministères | Liens | Sécurité des renseignements