Le 14 mai 2001
Environ 20 000 Manitobaines et Manitobains qui ont reçu du sang ou des produits sanguins au Manitoba avant avril 1992 recevront une notification de Santé Manitoba les informant du fait qu’ils risquent d’avoir été exposés au virus de l’hépatite C. Bien que le risque d’infection soit très faible, une analyse sanguine est recommandée.
« Les Manitobaines et les Manitobains ont besoin de savoir qu’ils ont été exposés au virus de l’hépatite C. Ils en ont le droit. En étant informés, ils pourront prendre les mesures médicales préventives appropriées pour eux et pour leur entourage, a déclaré le ministre de la Santé, M. Dave Chomiak. La grande majorité des gens dont le sang sera analysé n’auront pas contracté le virus. Il est toutefois important de vérifier, par analyse sanguine, s’il y a eu ou non contamination. »
Des lettres seront envoyées aux Manitobaines et aux Manitobains qui résident toujours dans la province et qui ont reçu du sang ou des produits sanguins au Manitoba. Ces personnes auraient été exposées au virus, soit avant que le virus soit connu, soit avant 1992, année à partir de laquelle on a pu compter sur des analyses fiables des réserves sanguines.
L’hépatite C est une infection transmise par le sang qui peut affecter le foie. Les personnes peuvent être porteuses du virus pendant des années sans ressentir le moindre symptôme. La présence du virus ne peut être décelée que par analyse sanguine.
Environ 600 000 dossiers d’hôpital ont été vérifiés afin d’identifier les Manitobaines et Manitobains à risque. Toutefois, cette procédure ne permettra pas nécessairement d’identifier toutes les personnes qui ont reçu du sang ou des produits sanguins au Manitoba avant avril 1992. Les personnes qui pensent avoir été exposées mais qui n’ont pas reçu de lettre peuvent communiquer avec leur médecin ou avec Health Links afin de prendre rendez-vous pour une analyse sanguine.
La plupart des gens qui recevront une notification ou qui ont reçu du sang ou des produits sanguins au Manitoba avant 1992 obtiendront des résultats négatifs. Parmi ceux qui auront obtenu des résultats positifs, beaucoup ne présenteront aucun symptôme mais nécessiteront un contrôle régulier de leur médecin de famille et de l’information sur ce qu’ils peuvent faire pour rester en bonne santé. Les personnes qui pourraient profiter de traitement décideront du type et de la fréquence de traitement avec leur médecin.
« Les nouveaux cas d’hépatite C identifiés par cette procédure auraient éventuellement fait surface et nécessité une évaluation, a fait remarquer le ministre. En envoyant des notifications, nous serons peut-être en mesure d’aider des personnes à rester en bonne santé en les dirigeant vers des sources d’information et de consultation qui leur permettront de réduire les dommages subis sur le plan de la santé. »
Les personnes qui seront avisées du risque d’exposition recevront une trousse d’information et des demandes d’analyse, et seront encouragées à communiquer avec Health Links s’ils ont des questions ou des préoccupations. Afin d’assurer une gestion efficace des demandes d’analyse, des ressources additionnelle ont été prévues à Health Links, au Laboratoire provincial Cadham, au laboratoire de santé publique de la province et dans tous les offices régionaux de la santé.
Le ministre a fait remarquer que les professionnels de la santé et les offices régionaux de la santé ont planifié avec soin la procédure de notification. Le projet répond également aux recommandations de la Commission Krever d’encourager toutes les provinces à entreprendre des efforts de notification similaires. Jusqu’à maintenant, la Colombie-Britannique, la Saskatchewan, la Nouvelle-Écosse et l’Île-du-Prince-Édouard ont complété ou entrepris une procédure de notification du même genre. Le Québec leur emboîtera le pas ce mois-ci.
La distribution des lettres commence aujourd’hui.
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