Le 29 janvier 2004
Les résultats de nouveaux tests aideront la Province à mettre au point des moyens encore plus efficaces de garantir la salubrité des plages du lac Winnipeg, a déclaré aujourd’hui le ministre de la Gestion des ressources hydriques, M. Steve Ashton.
Des recherches effectuées par Gestion des ressources hydriques Manitoba révèlent que l'action des vagues amène parfois les colibacilles (E. coli) vivant dans le sable humide à se répandre dans l’eau utilisée pour la baignade. C’est la raison pour laquelle, l’été dernier, des taux élevés d'E. coli ont été constatés à plusieurs reprises sur les plages du lac Winnipeg appréciées des baigneurs.
« Les Manitobains et les Manitobaines ont la chance de pouvoir profiter de plages qui figurent parmi les plus belles en Amérique du Nord, a déclaré M. Ashton. La Province a effectué récemment des tests sur plusieurs plages du lac Winnipeg afin de garantir et de préserver la qualité de nos plages. Les résultats nous donneront des outils pour continuer à protéger l’excellente qualité de nos plages. »
Le ministre a indiqué que, par le passé, des niveaux élevés d’ E. coli ont été constatés à de rares reprises sur des plages du Manitoba, dans des zones et durant une période de temps limitées. « Les résultats des tests effectués l’été dernier révèlent que ces niveaux résultent de l’action combinée du vent et des vagues sur nos plages, a expliqué M. Ashton. Maintenant que nous savons que certaines parties des plages peuvent abriter de grandes quantités de bactéries et que ces bactéries se répandent parfois dans l’eau réservée à la baignade, nous pouvons utiliser cette information pour offrir un niveau de protection encore plus élevé aux baigneurs. »
M. Ashton a précisé qu’après avoir pris connaissance des résultats, le gouvernement provincial a entrepris d’élaborer un plan comprenant des mesures destinées à mieux faire comprendre à quel point il est important de préserver la propreté des plages.
L’un des éléments importants du plan sera la création d’un programme de propreté des plages. Il aura pour but d’informer le public sur la façon d’entretenir les plages ainsi que sur les activités, telles l’abandon de détritus, qui favorisent la présence d’E. coli sur les plages et attirent des oiseaux tels que les mouettes. Dans le cadre de ce programme, on insistera également sur le fait qu'il est possible de réduire les risques de maladie en prenant les précautions appropriées lorsqu’on se rend à la plage. M. Ashton a précisé que le programme sera mis au point ce printemps.
Des tests d’ADN effectués à l’initiative du ministère ont révélé que la plus grande partie des bactéries que l’on trouve sur les plages proviennent d'animaux. La mouette est le plus important agent de contamination identifiable. Sous l’effet du va-et-vient des vagues, les colibacilles contenus dans le sable de la plage se répandent dans l'eau au bord de la plage.
Ces résultats à la fois nouveaux et importants concernent aussi plusieurs plages du lac Michigan, où des tests ont été effectués récemment. Cela infirme l’hypothèse ancienne mais jamais démontrée selon laquelle des sources locales ou régionales importantes seraient la cause des taux élevés d’E. coli parfois constatés sur les plages du lac Winnipeg.
Des recherches effectuées au Manitoba et dans l’État du Michigan montrent que les colibacilles survivent et se reproduisent même peut-être dans les couches de sable mouillé situées sous la surface des plages. L’action des vagues amène l’eau sur les plages et entraîne les colibacilles dans l’eau.
Lorsque les gens se rendent à la plage, ils en profitent souvent pour faire un pique-
nique, manger un casse-croûte ou déguster d’autres aliments. Les déchets alimentaires que certains laissent traîner attirent les mouettes et d’autres oiseaux qui contribuent à la présence de taux élevés d’ E. coli dans le sable.
Le ministre a indiqué que les résultats annoncés aujourd’hui sont préliminaires et que d’autres tests et travaux de recherche seront effectués cet été. L’étude sera également soumise à une revision par des pairs.
« La santé et la sécurité des personnes qui fréquentent les plages demeurent notre premier soucis, a déclaré M. Ashton. Nous utiliserons cet ensemble de nouvelles connaissances, ainsi que le programme de contrôle de la qualité de l’eau sur les plages qui sera reconduit cet été, pour fournir des renseignements qui aideront les gens à prendre des décisions en connaissance de cause lorsqu’ils vont à la plage. » M. Ashton a ajouté que le ministère consultera les municipalités concernées - ainsi que d’autres ministères, dont celui de la santé – à propos des résultats de l’étude et de la mise au point d’un programme de contrôle et d’affichage public.
En règle générale, on ne trouve aucune concentration importante d’E. coli dans le lac Winnipeg. Les avertissements lancés l’été dernier à propos de concentrations localisées d'E. coli étaient les premiers depuis dix ans.
Depuis le début des années 80, les principales plages du lac Winnipeg sont contrôlées régulièrement afin de déceler d'éventuelles bactéries. Si des tests répétés révèlent que la qualité de l'eau utilisée à des fins récréatives n’est pas conforme à l’objectif fixé par le Manitoba, soit un maximum de 200 E. coli pour 100 ml d’eau, un médecin-hygiéniste ordonne un affichage en conséquence sur les plages.
Le ministre a ajouté que le gouvernement du Manitoba communiquera avec ses partenaires au niveau fédéral, provincial et territorial afin de revoir les Recommandations au sujet de la qualité des eaux utilisées à des fins récréatives au Canada. Ces recommandations, formulées par les partenaires en question, servent actuellement de référence lorsque la décision est prise d’installer des affiches sur les plages pour informer la population au sujet du taux de colibacilles dans l’eau.
« Nous voulons donner la garantie à la population manitobaine et aux visiteurs que, conformément à l’engagement qu'il a pris d’améliorer la qualité de l’eau du lac Winnipeg dans son ensemble, le gouvernement fait tout son possible pour que passer une journée à la plage reste une expérience aussi plaisante qu’elle l’a toujours été. »
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