Le 27 mai 2005
Les services de police dans la province entière collaborent avec le gouvernement du Manitoba pour encourager les Manitobains et Manitobaines à leur remettre leurs armes au cours du mois de juin.
Le procureur général, M. Gord Mackintosh, a fait remarquer que l’amnistie à l’égard des armes à feu vient à l’appui d’une nouvelle politique de poursuite qui vise l’établissement de peines plus sévères en cas de crimes imputables aux armes à feu.
« L’amnistie à l’égard des armes à feu et la nouvelle politique de poursuite serviront à la fois à des fins de prévention des crimes et d’application de la loi, a dit M. Mackintosh. En plus d’avoir effectué un investissement historique de 9,5 millions en nouveaux dollars pour les services de police dans le budget de 2005, nous prenons des mesures pour contrer l’inquiétude suscitée par l’augmentation de l’utilisation illégale des armes à feu. »
Pendant tout le mois de juin, les Manitobains et Manitobaines qui sont en possession d’armes à feu illégales ou non voulues pourront s’en départir en demandant au service de police de leur région de venir les ramasser. Par souci de sécurité, on demande à la population de ne pas amener eux-mêmes leurs armes à feu au poste de police.
Les policiers ne porteront pas accusation à moins qu’on ne découvre que l’arme remise a été utilisée pour commettre un acte criminel ou qu’elle a été volée. Les Manitobains et Manitobaines peuvent demander qu’on vienne ramasser leurs armes à feu en appelant la ligne des non urgences du poste de police dans leur région.
« De nombreuses personnes peuvent avoir reçu en héritage une carabine ou autre arme à feu pour laquelle elles n’ont pas de permis ou qu’elles n’utilisent pas. Pourtant, elles ne savent pas comment s’en départir de façon légale, a expliqué le commissaire adjoint Darrell Madill, commandant de la Division « D » de la GRC. De telles armes à feu sont souvent mal rangées et peuvent être la cause d’accidents. »
« Même les propriétaires d’armes à feu les plus prudents peuvent contribuer involontairement à la circulation d’armes à feu illégales lorsque leurs armes sont volées par des cambrioleurs », a affirmé la chef adjointe intérimaire de la Direction des services de soutien du Service de police de Winnipeg, Mme Corrine Scott. Nous espérons que les propriétaires d’armes à feu non voulues saisiront cette occasion et appelleront notre ligne des non urgences pour s’en départir en toute sécurité. »
« Même si les criminels endurcis ne participent pas à l’amnistie, la diminution du nombre d’armes à feu dans les foyers peut aider à réduire les crimes de situation et les crimes passionnels entraînant la mort qui sont parfois commis à l’aide d’une arme à feu, a dit le chef du service de police de Brandon, M. Richard Bruce. Cette période de grâce a pour objectif de sauver des vies, de prévenir les blessures et d’éviter qu’une personne subisse le traumatisme d’être victime d’un acte criminel commis à l’aide d’une arme à feu qui aurait dû être détruite. »
Pour ce qui est de l’application de la loi, les procureurs ont reçu l’instruction d’accorder plus d’importance aux crimes commis à l’aide d’une arme à feu. M. Mackintosh a expliqué qu’en règle générale cette politique enjoignait notamment aux procureurs : de s’opposer à ce qu’une personne accusée d’un acte criminel mettant en cause une arme à feu chargée soit mise en liberté sur cautionnement; de chercher à faire appliquer une interdiction de possession d’armes à feu comme condition de libération sous caution dans les cas où l’infraction met en cause une arme à feu; de ne pas réduire mais de poursuivre une accusation d’infraction qui entraîne une peine obligatoire lorsque les faits appuient cette accusation.
Le document de la politique comprend des statistiques sur l’utilisation des armes à feu et des cas de jurisprudence utiles pour appuyer les plaidoiries.
« Bien que l’accent soit mis sur les armes à feu, on encourage néanmoins les Manitobains et Manitobaines à remettre toutes les armes qui peuvent poser un danger pour les autres si elles tombaient entre de mauvaises mains », a ajouté M. Mackintosh.
La possibilité de remettre des armes à la police sans courir le risque qu’elle porte accusation sera en vigueur du 1er juin au 30 juin.
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