Le 20 juillet 2005
Le ministre de la Gestion des ressources hydriques, M. Steve Ashton, a publié aujourd’hui un document de discussion dans lequel sont indiquées les zones de gestion de la qualité de l’eau dans la province entière, les premières en leur genre en Amérique du Nord. Les réseaux hydrographiques à l’intérieur des zones de gestion de la qualité de l’eau seront protégés des excès d’azote et de phosphore provenant des eaux de ruissellement. De plus, la création de ces zones aidera à prévenir l’application excessive de nutriants sur le sol.
Les zones de gestion de la qualité de l’eau sont une partie intégrante de la Loi sur la protection des eaux qui a été adoptée par l’Assemblée législative du Manitoba le 16 juin. La Loi crée un cadre systématique pour l’amélioration de la gestion et de la protection des ressources hydriques au Manitoba.
« C’est avec plaisir que je fournis ce document de discussion aux Manitobains et Manitobaines. Il servira de cadre dans l’administration des zones de gestion de la qualité de l’eau, a déclaré M. Ashton. Il est important de collaborer avec les collectivités et la population entière pour veiller à ce que tous et toutes aient l’occasion d’examiner le document de discussion et de présenter des suggestions et des commentaires. »
Dans une section du document de discussion, la surface du Manitoba a été divisée en quatre zones en fonction de critères scientifiques liés au transfert de nutriants du sol à l’eau par écoulement ou lessivage. Ces critères comprennent le climat, le manque d’humidité, la pente du terrain, la topographie, les propriétés du sol, la distance entre la surface du sol et l’eau souterraine, le risque d’érosion et le rendement de culture prévu. On a préparé des cartes indiquant les zones proposées dans chacune des municipalités rurales du Manitoba. Ces cartes sont présentées dans le document de consultation.
Des zones tampons près des étendues d’eau ont
aussi été indiquées dans lesquelles l’application de nutriants devra être
limitée.
Des études ont démontré que la concentration de nutriants dans le lac Winnipeg a augmenté de dix pour cent depuis le début des années 1970. Parmi les nombreuses sources de nutriants dans le sol, on compte les champs d’épuration, les engrais animaux, les boues provenant des eaux usées municipales et les engrais chimiques. Les niveaux surélevés de nutriants alimentent la production d’algues et de plantes aquatiques. Un excès de fleurs d’eau peut réduire les niveaux essentiels d’oxygène et obstruer les filets des pêcheurs commerciaux. Un excès de fleurs d’eau peut aussi créer des problèmes dans les stations de traitement d’eau potable en modifiant le goût et l’odeur de l’eau. Certaines espèces d’algues bleues peuvent même produire des toxines.
« L’augmentation progressive mais constante de l’apport d’azote et de phosphore dans les réseaux hydrographiques au cours des quelques dernières décennies constitue probablement l’un des plus grands défis de la gestion de la qualité de l’eau auquel est confronté non seulement le Manitoba, mais aussi les autres administrations au Canada, aux États-Unis et en Europe, a expliqué M. Ashton. À l’aide de la Loi sur la protection des eaux et des initiatives telles que la création de zones de gestion de la qualité de l’eau, nous espérons réduire l’ajout de nutriants dans nos lacs et rivières et rétablir les niveaux de nutriants dans le lac Winnipeg à ce qu’ils étaient avant 1970. »
Pour obtenir le
document de consultation au complet, veuillez écrire à l’adresse
suivante :
Gestion des
ressources hydriques Manitoba
123, rue Main, bureau 160
Winnipeg (Manitoba) R3C 1A5
Téléphone : 945-7100 (à
Winnipeg) ou 1 800 282-8069 (sans frais), poste 7100
Vous pouvez aussi
télécharger le document de consultation (en anglais seulement) à partir du site
Web du ministère de la Gestion des ressources hydriques à l’adresse suivante :
http://www.gov.mb.ca/waterstewardship.
- 30 -
RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX
Zones de gestion de la qualité de l’eau
En plus de la création de zones de gestion de
la qualité de l’eau concernant les nutriants, de nombreuses autres initiatives
en cours ou complétées réduiront l’apport de nutriants dans les réseaux
hydrographiques du Manitoba. En voici des exemples :
·
Un accord a été conclu grâce au Conseil international
de la rivière Rouge qui relève de la Commission mixte internationale selon
lequel toutes les administrations dans le bassin de la rivière Rouge réduiront
l’apport de nutriants dans le lac Winnipeg de dix pour cent en cinq ans.
·
Des permis ont été délivrés à la Ville de Winnipeg à
condition qu’elle réduise la concentration de nutriants à l’installation de
traitement des eaux usées dans le secteur ouest de la ville et à la station de
traitement du centrifugat de l’installation dans le secteur nord de la ville
avant la fin de l’année 2006. On demandera aussi à d’autres installations
de réduire la concentration de nutriants.
·
Les nouvelles installations de traitement des eaux
usées, telles que celles qui servent le secteur de transformation des aliments,
seront obligées de mettre en œuvre des mesures de réduction de la concentration
de nutriants.
· Le travail du Conseil de gestion du lac Winnipeg progresse. Le premier rapport intermédiaire du Conseil a été publié le 18 février par le ministre de la Gestion des ressources hydriques, M. Steve Ashton. Ce rapport contient des recommandations dans 32 domaines quant à la réduction de la concentration de nutriants dans le lac Winnipeg.
·
La Loi sur l’aménagement du territoire, adoptée
par l’Assemblée législative le 16 juin, établit des mesures pour moderniser
l’aménagement du territoire au Manitoba, y compris :
-
l’aménagement du territoire obligatoire à l’échelle
municipale;
- l’obligation d’inclure, dans les plans directeurs municipaux, une politique relative aux exploitations de bétail qui désigne les zones où ces dernières pourraient être permises et d’autres zones où elles ne le seront pas.