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Parc provincial de Saint-Malo Park logo
Sentier auto-guidé : Prairie-parc d'herbes longues
Ruffed Grouse Bienvenue dans la prairie-parc!
  1. Peuplier faux-tremble
  2. Bourgeons et baies
  3. Chêne à gros fruits
  4. Pousses et glands
  5. Tambourineur de la prairie-parc
  6. Envahisseurs
  7. Gains et pertes
  8. Barbon de Gérard
  9. Printemps 2003
  10. Conclusion : Timbre poste des Prairies
Postface

Bienvenue dans la prairie-parc!

Régions naturelles du Manitoba

La prairie-parc est une zone de transition entre la prairie et la forêt boréale qui prend naissance dans le nord-ouest du Minnesota, traverse le Manitoba et s'étend à l'ouest jusqu'aux Rocheuses. Couvrant 13 pour cent de la Saskatchewan, 12 pour cent de l'Alberta et 5,3 pour cent du Manitoba, il s'agit d'une mosaïque de forêts, de prairies et de terres humides. La plupart des résidents des Prairies vivent dans cette zone très agricole.

Ce territoire varié a été façonné par le flux et le reflux du dernier glacier continental. Il se compose de moraines, de kettles ou d'avens, et offre des caractéristiques telles que des lits de lacs glaciaires, des déversoirs, des vallées fluviales et des deltas sablonneux formés par l'eau de fonte des glaciers.

Dans le parc provincial de Saint-Malo, le sol est un mélange de débris rocheux, de gravier, de sable et d'argile déposés pêle-mêle par la glace, lors de la fonte. Ces matériaux ont été quelque peu modifiés à l'époque où le lac glaciaire Agassiz recouvrait la région. Les sédiments déposés sur son fond et l'action des vagues ont trié les dépôts sur ses rives. Lorsque le lac s'est vidé, il a laissé derrière des crêtes de plage élevées de sable et de gravier.

La végétation de la prairie-parc est une mosaïque de forêts, de prairies et de terres humides. Ce sentier traverse une forêt de peupliers et de chênes et les vestiges d'une prairie d'herbes longues. La prairie d'herbes longues et la prairie-parc de peupliers et de chênes-deux des douze régions naturelles du Manitoba-se rencontrent dans le parc.

Sentier auto-guidé : Prairie-parc d'herbes longues
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1. Peuplier faux-tremble

Le peuplier faux-tremble constitue la principale essence d'arbre de la prairie-parc. Lorsqu'il est jeune, son écorce est vert-gris et lisse. Par contre, lorsqu'il est parvenu à maturité, son écorce est davantage blanche, parsemée de taches noires et cannelée.

Les peupliers faux-trembles perdent leurs branches inférieures à mesure qu'ils poussent. Les champignons envahissent souvent les cicatrices qui en résultent. Au fil du temps, ces champignons peuvent pousser à l'intérieur du tronc et provoquer la pourriture du bois de cœur. Souvent, lorsque son fût est affaibli, le peuplier meurt, sa cime, ou couronne, étant cassée par les vents violents. Examinez de plus près le fût. Vous trouverez également de petites taches de lichen orange ou gris croûté qui a commencé à pousser sur l'écorce.

Même s'ils produisent au printemps des graines qui ressemblent à celles du cotonnier, les peupliers faux-trembles se reproduisent la plupart du temps par clonage, les nouveaux arbres poussant à partir des racines d'arbres parvenus à maturité. Les arbres de ce peuplement semblent être du même âge et pourraient fort bien être des clones de quelques ancêtres.

Randonneurs pédestres, vérifiez s'il y a des voitures avant de traverser!

Peuplier faux-tremble
La tige des feuilles de peuplier est plate de sorte que les feuilles tremblent à la moindre brise.
Conservation Manitoba

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2. Bourgeons et baies

Les endroits baignés par le soleil hébergent de nombreuses espèces d'arbustes, notamment l'herbe à puces, le cornouiller, la viorne de Rafinesque et les populaires producteurs de fruits à pulpe tels que l'amélanchier à feuilles d'aulne, le cerisier de Virginie, la viorne trilobée, le noisetier d'Amérique, l'aubépine dorée et le prunier d'Amérique. Nous les retrouvons tous ici, en abondance.

Au printemps, humez les parfums des bourgeons variant du blanc au rose. Dès la fin de juin, goûtez aux amélanches et à d'autres fruits sauvages à mesure qu'ils viennent à maturité. La plupart des baies qui poussent ici, à l'exception des baies blanches, sont comestibles. Les baies blanches ou blanchâtres à éviter comprennent notamment celles de l'herbe à puces, du cornouiller et de la symphoricarpe. Dans la nature, ne goûtez à rien et ne mangez rien que vous ne connaissez pas.

Même si certains fruits sauvages sont non comestibles ou incommodent les gens, tous les arbustes ont un effet bénéfique sur la faune du fait qu'ils lui procurent nourriture et abri. Les oiseaux qui comptent sur les arbustes en bordure de la forêt pour se procurer de la nourriture et y trouver un abri comprennent notamment la paruline jaune, le moqueur chat, le tyran tritri et le tic flamboyant.

Poison Ivy
Apprenez à reconnaître, en toutes saisons, toutes les parties de l’herbe à puces et à éviter d’y toucher.

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3. Chêne à gros fruits

Dans la prairie-parc du Manitoba, le chêne à gros fruits est l'essence la plus courante, après le peuplier. On retrouve souvent ces arbres rustiques dans un sol bien drainé et sur des pentes avec pleine exposition au soleil. Ils poussent lentement, résistent à la sécheresse et ont une grande durée de vie, comparativement aux peupliers faux-trembles. Leur épaisse écorce protectrice et leur bois de cœur dense en font un arbre qui résiste aux incendies.

Ses feuilles, en forme de lobe, ont quatre à cinq fois la taille de celles du peuplier. Touchez une feuille de chêne des deux côtés. La surface cireuse et brillante du côté supérieur prévient l'évaporation et aide à conserver l'humidité qui, sans cela, serait éliminée par les vents desséchant et la lumière du soleil.

Glands de chêne à gros fruits
Glands de chêne à gros fruits

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4. Pousses et glands

Le chêne à gros fruits peut également se reproduire par clonage. Cherchez des pousses qui sortent du tronc des arbres malades, parvenus à maturité. Recherchez des grappes de plusieurs arbres poussant ensemble au niveau du sol; il peut s'agir des clones d'un seul « parent ».

Une autre possibilité dans le cas des grappes de chênes, c'est qu'ils proviennent de glands-graines-ramassés et cachés par les écureuils et tamias. Si l'animal qui recueille les glands n'utilise pas une cache particulière, plusieurs glands pourraient germer et pousser dans un regroupement serré.

Chipmunk
Les glands constituent des éléments nutritifs pour les cerfs de Virginie, les tamias et les écureuils roux. Leur écorce rugueuse est un endroit propice pour les insectes, qui sont à leur tour mangés par les sitelles.

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5. Tambourineur de la prairie-parc
Gélinotte femelle sur un nid
Gélinotte femelle sur un nid

Tout au long du printemps, jusqu'au début de l'été, prêtez l'oreille pour entendre un tambourinage rapide, qui dure de cinq à dix secondes. Cela fait partie de la pariade de la gélinotte huppée mâle, qui est particulièrement bien adaptée à la prairie-parc. Le mâle produit ce bruit lorsqu'il agite sa queue, hérisse les plumes de son cou et frappe rapidement sa poitrine de ses ailes. L'oiseau se tient sur une grume- habituellement un chêne ou un peuplier abattu-qui sert tout au long de la pariade. Cette activité est illustrée par le dessin de J. Carson reproduit sur la couverture de cette brochure.

Les chatons et les bourgeons à feuilles du peuplier qui sortent au début du printemps constituent une source importante d'alimentation pour ce résident permanent. Les femelles utilisent les feuilles mortes de l'année précédente pour faire leur nid. Le nid occupé par un oiseau peut être difficile à apercevoir car les couleurs du plumage s'harmonisent parfaitement avec celles du tapis de feuilles mortes.

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6. Envahisseurs

Ayant échappé aux incendies, les peupliers, chênes et arbustes envahisseurs colonisent cette parcelle, où régnaient à une certaine époque les herbes et d'autres plantes à tige souple. On aperçoit encore quelques fleurs sauvages des prairies d'herbes longues dans leur domaine en voie de disparition. Au début du printemps, cherchez des renoncules rampantes, des violettes pédalées et des benoîtes à trois fleurs. La zone ouverte et baignée de soleil se transformera à mesure que les arbustes et les arbres parviendront à maturité et continueront de grandir. Grâce au reboisement naturel, les arbres prédomineront dans cette région à l'avenir, s'il n'y a aucun incendie.

Ce changement ou cette transition de la prairie à la forêt est une caractéristique fondamentale de la prairie-parc. Avant la colonisation, l'incendie constituait un agent crucial du changement dans cette mosaïque vivante de plantes. Les incendies périodiques ont aidé la prairie en éliminant les accumulations d'herbes mortes, retournant ainsi dans le sol des minéraux et des éléments nutritifs. Privé d'ombre, le sol peut se réchauffer plus rapidement et plus profondément au terme de l'hiver. De plus, les incendies ont desséché le sol et contré la progression des arbustes et des arbres dans les prés ouverts. Pendant des milliers d'années, c'était le processus naturel dans la prairie-parc. Le résultat est ce qui a accueilli les premiers colons et explorateurs européens dans l'Ouest canadien.

Les zones boisées dans l'ensemble du parc et celles que vous avez rencontrées jusqu'à maintenant ont subi ce processus naturel depuis le début de la colonisation. Si l'on fait exception des feux de prairie des 150 dernières années, ce processus s'est accéléré. Au cours de cette période, l'équilibre dans la prairie-parc a changé. Les arbres et les arbustes progressent dans la prairie. Aujourd'hui, la coupe blanche à des fins agricoles a la plus grande incidence sur les forêts de la prairie-parc. Selon une estimation, il reste moins de 10 pour cent de la prairie-parc de grande qualité qu'il y avait à l'origine au Manitoba.

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7. Gains et pertes

Avec l'avènement de la lutte contre les incendies, la situation des forêts de la prairie-parc s'est améliorée, à la condition évidemment que l'on n'ait pas procédé à une coupe blanche à des fins agricoles. Le feu, de même que des millions d'animaux tels le bison et le wapiti, suffisaient à freiner la progression des arbres et des arbustes dans la prairie. Maintenant, le cerf de Virginie, qui est relativement nouveau dans la région, constitue le principal brouteur des brindilles, en hiver.

Dans des zones comme les parcs, les aires de gestion de la faune et les pâturages collectifs, la forêt de la prairie-parc s'est faite envahissante, s'implantant dans les parcelles adjacentes des prés de la prairie-parc. Ce sont les plantes des prairies d'herbes longues qui s'en ressentent le plus, ayant perdu environ 99 pour cent de leur zone « d'habitation » d'origine.

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8. Barbon de Gérard

La prairie d'herbes longues restante est la partie prairie de la prairie-parc du parc provincial de Saint-Malo. Le Barbon de Gérard, une graminée haute, était prédominant dans la vallée de la rivière Rouge et s'étendait jusqu'au Texas, dans le sud. Atteignant une hauteur de 1,2 à 1,5 m (4 à 5 pieds) au Manitoba, il parvient habituellement à maturité au début du mois d'août. En raison principalement des utilisations agricoles, moins de un pour cent de l'écosystème de la prairie d'herbes longues d'origine est resté intact. Conservation Manitoba et des organismes non gouvernementaux essaient de protéger ce qui reste afin que les plantes et les animaux qui en dépendent restent au Manitoba.

Barbon de Gérard
Le Barbon de Gérard porte aussi en anglais le nom de « turkeyfoot », en raison de l’aspect de ses fleurs.
Conservation Manitoba

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9. Printemps 2003

À Saint-Malo, des zones relativement petites d'herbes longues peuvent être protégées de l'invasion de la forêt, et ce, en imitant les anciennes méthodes de contrôle de la nature. Cette zone a été brûlée au printemps de 2003. Le brûlage dirigé vise à freiner l'invasion de la prairie par les arbres et les arbustes en périphérie. Ce processus accélère également la décomposition de la végétation morte, retournant ainsi des éléments nutritifs au sol.


Après le premier brûlage dirigé, printemps 2003
Conservation Manitoba

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10. Conclusion : Timbre poste des Prairies

Pendant que des programmes de conservation et des travaux de restauration se poursuivent, notre recours à l'agriculture fait en sorte que la plus grande zone d'herbes longues d'origine restera changée, et continuera à être à notre service grâce à l'agriculture. La population peut aider en appuyant les efforts de conservation et en plantant de petites zones d'herbes indigènes dans les cours et les jardins. Même une parcelle d'un mètre carré procure de petits îlots d'aliments ou fournit un abri aux insectes et animaux que l'on retrouve dans les herbes longues. Dans les centres- jardins spécialisés, recherchez les fleurs sauvages et les herbes indigènes qui y sont offertes.

À l'intention des randonneurs pédestres : Le sentier d'interprétation se termine à l'emplacement 10. Vous pouvez retourner au terrain de stationnement en refaisant le chemin en sens inverse ou en passant par le bureau du parc et en suivant la route principale. Si vous voulez poursuivre votre randonnée, vous êtes sur l'embranchement nord du sentier rouge, en direction est.

Cherchez des nids d’éperviers à queue rouge et à grandes ailes, ou éperviers de Cooper, à la cime des peupliers matures. Toujours à la cime, essayez de voir le viréo aux yeux rouges, difficile à repérer—un oiseau au plumage luisant de la taille d’un moineau et de couleur gris-vert. L’un des oiseaux les plus « bavards » de la prairie-parc, il se nourrit des insectes qui vivent sur les feuilles de peuplier.
Conservation Manitoba

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Ruffed Grouse

Postface

Pour voir et vivre une gestion/restauration/préservation à grande échelle d'une prairie, visitez les endroits suivants : aire de conservation des hautes herbes des prairies du Manitoba, à l'est de Tolstoï; le parc provincial Beaudry, juste à l'ouest de Headingley, sur la rive sud de la rivière Assiniboine, et la zone de gestion de la faune de Lake Francis. À Winnipeg, promenez-vous au Living Prairie Museum et dans le parc Little Mountain.

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Imprimé Mai 2004
MG-6595


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