
L'expression mesures de soutien pour les personnes ayant des déficiences englobe tous les biens et les services fournis à une personne pour l'aider à surmonter les obstacles inhérents à une déficience qui l'empêchent d'accomplir ses activités quotidiennes, sociales (y compris les activités politiques et culturelles) et économiques. Le but de ces mesures est de rendre ces personnes autonomes, par opposition aux anciennes pratiques médicales qui visaient à les guérir ou à les réhabiliter. Il n'existe donc pas de groupes établis de biens et de services liés à une déficience précise. Ils deviennent des outils de « soutien aux personnes ayant des déficiences » quand ils sont utilisés par une ou des personnes pour surmonter des obstacles qui découlent d'une affection incapacitante. Voici une liste non exhaustive de mesures de soutien dont peuvent bénéficier des personnes ayant des déficiences :
Sans soutien, les personnes ayant des déficiences ne peuvent réaliser leur plein potentiel sur les plans social et économique.
Les questions de l'accès et de l'abordabilité sont interreliées étant donné que le coût des services en restreint souvent l'accessibilité. Beaucoup de personnes ayant des déficiences ont besoin de mesures de soutien pour lesquelles elles ne reçoivent aucune aide financière. Selon l'ESLA de 1991, 33 p. 100 des adultes qui font des dépenses liées à leurs déficiences ne sont pas remboursés par un régime public ou privé. Cette questions doit impérativement être prise en compte dans la stratégie d'action continue.
Actuellement, beaucoup de mesures de soutien ne sont par transférables d'un secteur à l'autre : des mesures fournies à la maison ne sont pas nécessairement fournies à l'école ou au travail, ce qui empêche les bénéficiaires de suivre une formation ou de se trouver un travail. Dans d'autres cas, les mesures sont associées à des formes particulières de soins prodigués dans des établissements comme les maisons de soins ou les foyers de groupe. Ces limites posent des embûches aux résidents de ces établissements qui veulent obtenir de l'aide pour vivre de façon autonome. Les services, pour être portables, doivent être associés au bénéficiaire et le suivre partout où il se trouve.
La portabilité des services est tributaire d'un mode de financement individualisé. Une telle approche suppose d'adapter les services en fonction des besoins personnels, et elle résulterait en un système plus souple. Plusieurs programmes offerts au Manitoba, notamment les programmes Self-Managed Home-Care Attendant, Self-Managed Respite et En compagnie d'amis, ont déjà adopté un mode de financement axé sur les besoins des personnes ayant des déficiences. Toutefois, si un service n'est pas disponible, une telle approche peut s'avérer inefficace. Il faudra éventuellement augmenter les investissements pour élargir l'offre de mesures de soutien aux personnes ayant des déficiences.
La modification du régime fiscal peut aussi contribuer à augmenter la portabilité des services. À cet égard, le Conseil des ministres fédéral, provinciaux et territoriaux responsables des services sociaux a annoncé récemment son intention d'évaluer la possibilité d'accorder un crédit d'impôt fédéral aux bénéficiaires de mesures de soutien pour les personnes ayant des déficiences.
Le Plan d'action propose une consultation de la communauté en 2001 en vue de l'élaboration de recommandations sur la politique qui serait mise en oeuvre en 2002. Les consultations porteraient sur l'amélioration des mesures de soutien offertes aux personnes ayant des déficiences, dans les domaines suivants :