
Janet craignait d’avoir à quitter un emploi qu’elle adore lorsqu’elle a commencé à perdre la vue à la suite de complications dues au diabète. Sa cécité a bien entendu changé sa vie, mais grâce à l’aide de son chien guide, Sally, et à un milieu de travail compréhensif, Janet continue d’apporter une contribution positive au Centre d’indemnisation des accidentés et de la réadaptation de la Société d’assurance publique du Manitoba.
L’employeur de Janet a cherché à adapter le poste de commis-dactylo qu’elle occupait à ses nouveaux besoins. Lorsque Janet a perdu complètement la vue, la SAPM lui a fourni un éditeur d’écran pour qu’elle puisse continuer à utiliser son ordinateur sans avoir à consulter l’écran habituel pour obtenir de l’information.
« C’est très réjouissant d’être dans un milieu de travail avec un groupe de gens formidables qui savent qui n’ont pas à me traiter comme un être fragile, explique Janet. Lorsqu’on est handicapé, on peut se sentir très seul. En travaillant, on a l’impression d’être de nouveau utile et branché avec la réalité. »
Janet adore l’aspect social de son travail, surtout la camaraderie liée au sentiment « de faire partie de quelque chose ». À son avis, l’embauche de personnes handicapées n’est probablement pas le processus compliqué que certains employeurs s’imaginent.
« Bien des gens n’arrivent pas à s’imaginer la vie avec un handicap, poursuit Janet. Ils pourraient ne pas donner la chance à quelqu’un juste parce qu’ils ne comprennent pas comment il se débrouillerait. Il faut demander aux candidats à un emploi comment ils comptent faire leur travail, car ce sont eux qui connaissent le mieux leur handicap. Nous devons trouver tout le temps des solutions créatives aux problèmes que nous vivons chaque jour.