3. Protéger nos zones naturelles |
A l’instar de nos ressources hydriques, nos zones naturelles constituent une partie importante de notre patrimoine et de notre mode de vie. Ces régions maintiennent les modes de vie traditionnels tels que la chasse et le piégeage, offrent des possibilités d’activités récréatives et d’écotourisme, fournissent un habitat à la faune et aux populations végétales et gardent les écosystèmes du Manitoba en santé.
Le Manitoba travaille avec acharnement à protéger nos zones naturelles en établissant des parcs, des zones protégées et des zones désignées pour la faune, et en instituant des pratiques de gestion et d’aménagement durable des terres ou tout simplement en créant des sentiers qui permettent aux Manitobains et aux Manitobaines de profiter pleinement de la nature. En plus de fournir une protection importante à nos zones naturelles, ces initiatives aident à soutenir une industrie écotouristique en pleine croissance qui, selon les dernières estimations, produirait des recettes de plus de 200 milliards de dollars par année à l’échelle mondiale et qui a enregistré un taux de croissance de 29 % au Canada au cours des dernières années.
Nous souhaitons continuer à élargir les possibilités de gestion de nos zones naturelles. Dans ce contexte, nous tenons à accorder une attention particulière aux zones menacées par le changement climatique, notamment la forêt boréale, les zones humides et le Nord. On s’assurera ainsi que notre riche patrimoine naturel sera préservé pour les générations de Manitobains à venir.
| Notre troisième priorité écologique est de protéger nos terres vierges et nos zones vulnérables au plan environnemental et d’accroître l’accès à nos habitats naturels grâce à l’agrandissement responsable de notre réseau cyclable et des sentiers de promenade. De nombreuses mesures sont en train d’être prise pour respecter cette priorité. |
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Parcs et zones protégées
Depuis la toundra du parc national Wapusk jusqu’au bouclier boréal du parc sauvage Atikaki en passant par la région semi-désertique du parc provincial Spruce Woods, la nature manitobaine présente un paysage des plus variés. Notre réseau de zones protégées comprend 14 réserves aux fins de création d’un parc, 2 parcs nationaux, 43 aires de gestion de la faune, 21 réserves écologiques et deux forêts provinciales. De plus, 28 de nos 80 parcs provinciaux ont le statut de zone protégée. Nous travaillons d’arrache-pied afin de léguer aux générations futures les zones sauvages inaltérées de la province, tout en donnant aux Manitobains et Manitobaines qui vivent aujourd’hui un accès durable aux espaces naturels.
En plus d’un engagement de longue date vis-à-vis de nos parcs, le gouvernement du Manitoba, de concert avec les Premières nations locales, a fait part de son appui concernant la nomination d’un site du patrimoine mondial de l’UNESCO du côté est du lac Winnipeg.
Tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des zones protégées et des parcs, la faune manitobaine a besoin d’une protection particulière. En 2000, on a adopté une mesure législative visant à interdire la chasse en enclos d’animaux sauvages et, en 2002, on a adopté une mesure législative dans le but de mieux protéger nos ours polaires. De plus, des plans de gestion spéciaux ont été élaborés pour les espèces que la Province désigne comme espèces menacées.
Des réserves écologiques, telles que celles de l’île Little George, ont été expressément désignées pour protéger les oiseaux nicheurs tels que la terne caspienne. De plus, on a protégé 43 zones de gestion de la faune en tout ou en partie (de même que 28 parcs provinciaux et les 14 réserves aux fins de création d’un parc qui sont protégées) et de nouvelles zones de gestion de la faune seront désignées au cours des prochaines années. On a aussi lancé un programme d’observation de la faune afin de procurer aux Manitobains et aux visiteurs de meilleures occasions d’en apprendre davantage sur notre vaste éventail d’espèces fauniques – depuis le thamnophis jusqu’aux ours polaires.
En plus d’avoir désigné six nouveaux parcs provinciaux depuis 1999, le gouvernement a pris d’importantes mesures vis-à-vis de la création et de l’agrandissement des parcs et des réserves écologiques – notamment l’agrandissement du marais Delta et de la prairie à grandes graminées du Manitoba et la protection des espaces verts urbains comme le bois des Esprits et le ruisseau Omand.
Nous allons donner suite à cette initiative
- fixant l’objectif de désigner en permanence, d’ici à 2010, cinq nouvelles grandes zones protégées qui s’ajouteront à notre réseau croissant (six parcs provinciaux créés depuis 1999);
- continuant à augmenter le nombre de réserves écologiques (cinq désignations depuis 1999) et en désignant de nouvelles zones de gestion de la faune;
- augmentant le nombre de rivières ayant un statut particulier, y compris la désignation de la rivière Hayes comme rivière du patrimoine canadien;
- introduisant de nouvelles désignations spéciales de gestion et de protection qui reconnaissent des zones uniques telles que le lac Little Limestone, les territoires traditionnels des Première nations de Little Grand et de Pauingassi, les lieux sacrés et les espaces verts urbains;
- nous appuyant sur la fondation d’une formation en écotourisme offerte depuis 2002 au collège communautaire Keewatin et en favorisant davantage les possibilités d’écotourisme dans la province.
Soutenir nos forêts
Le Manitoba a élaboré une réglementation sur le renouvellement des forêts qui compte parmi les plus rigoureuses du pays en mettant en place des normes concernant les peuplements mixtes et les peuplements de feuillus, et non pas seulement le peuplement de résineux, de façon à veiller à ce que nous maintenions notre mosaïque de peuplements forestiers dans toute la province. Le Manitoba surveille activement l’exploitation forestière afin de s’assurer que toutes les zones récoltées sont correctement arpentées afin de pouvoir maintenir et appliquer ces normes rigoureuses. Nous avons également mis en oeuvre une nouvelle approche du calcul de la superficie de forêt qui peut être récoltée en modélisant la croissance de la forêt sur des études réelles des forêts locales. Cette approche nous permet de mieux déterminer l’incidence de la récolte proposée sur l’environnement, y compris la biodiversité et les habitats fauniques.
La forêt boréale du Manitoba et le côté est
Quatre-vingt-dix pour cent du côté est du lac Winnipeg appartient à l’écosystème du bouclier boréal. On retrouve dans cette zone 36 000 personnes – dont 96 % appartiennent à une Première nation. La zone est unique parce qu’elle est une partie de notre province qui est essentiellement inaccessible et non aménagée avoisinant des zones complètement aménagées. En même temps, il s’agit d’une zone qui est particulièrement menacée par les répercussions du changement climatique. D’ici à 2050, l’on prévoit que l’essentiel des parties sud et nord de la forêt boréale pourrait avoir disparu. Déjà, les saisons pour les routes de glace en hiver sont écourtées, ce qui a une incidence négative sur la sécurité du transport ainsi que le coût de l’approvisionnement critique des collectivités. Des mesures doivent être prises dès maintenant pour protéger cette zone importante et précieuse de notre province.
Compte tenu des facteurs critiques qui influent sur le côté est du lac Winnipeg, on a suspendu la prise de décisions concernant l’aménagement afin de planifier minutieusement l’avenir de la zone grâce au processus de planification du côté est. Le processus a fait intervenir 80 réunions communautaires en plus de réunions avec des aînés, la tenue d’un conseil avec les représentants des 16 Premières nations du côté est et une table ronde des parties intéressées.
Le rapport qui a suivi nous a appris que les collectivités veulent à la fois soutenir les terres et avoir des possibilités de développement économique axé sur les collectivités. Compte tenu des taux élevés de chômage, des coûts élevés de la distribution des aliments et des coûts croissants des services de santé, la gestion des terres et le développement économique durable sont essentiels à la survie en permanence des collectivités du côté est.
Suite à ces recommandations, on a rebaptisé le processus Wabanong Nakaygum Okimawin (WNO) afin de refléter l’important rôle des Premières nations dans la gestion de cette zone unique. Ensemble, le WNO et le gouvernement du Manitoba sont à élaborer un train d’initiatives visant à appuyer les collectivités et les terres où elles vivent.
Certaines collectivités ont présenté une proposition visant à faire nommer leurs territoires traditionnels, en plus du parc sauvage Atikaki et des terrains du côté ontarien de la frontière, site du patrimoine mondial de l’UNESCO. Le gouvernement du Manitoba appuie cet effort et a fait participer à ce travail les gouvernements des Premières nations, celui de l’Ontario et celui du Canada.
On a également proposé une initiative d’aménagement des terres qui combinera le savoir traditionnel et le savoir scientifique occidental dans le but d’éclairer la prise des décisions à venir. Ce programme est censé fournir des possibilités de formation et d’emploi concernant la gestion à venir des ressources axée sur les collectivités.
De plus, on poursuivra des possibilités économiques durables, notamment des projets d’efficacité énergétique et d’énergie verte, une exploitation forestière durable axée sur la collectivité et l’écotourisme. On s’affaire déjà à donner des désignations spéciales aux lieux sacrés dans toute la zone du côté est et l’exploitation forestière est maintenant limitée aux seuils historiques en attendant les recommandations des plans communautaires actuellement en cours d’élaboration.
Une gestion minutieuse des ressources soutient également la forêt boréale. Par exemple, il n’y a pas de récolte du bois dans une importante partie du côté est en attendant le résultat du processus de Wabanong Nakaygum Okimawim (planification du côté est). Plusieurs compagnies forestières essaient actuellement d’obtenir une attestation du Conseil d’intendance forestière et collaborent étroitement avec les collectivités des Premières nations quant aux possibilités d’exploitation forestière locale, conformément à la stratégie d’exploitation forestière durable du Manitoba. On fait la promotion de produits forestiers autre que du bois, notamment du thé, du savon et de l’artisanat, par l’entremise du Centre de diversification des ressources forestières du Nord qui a été créé au Pas en 2001.
Réserve écologique de Brokenhead Wetland
Désignée en juin 2005, la Réserve écologique de Brokenhead Wetland mérite également une mention particulière. La zone renferme 28 des 36 espèces d’orchidées du Manitoba ainsi que des plantes médicinales traditionnelles et des plantes carnivores. Dans les années 90, cette zone humide unique a été menacée par un projet de drainage. Aujourd’hui – dans le cadre d’un partenariat avec la Première nation de Brokenhead, les amateurs d’orchidées et le gouvernement du Manitoba – on a accordé à cette zone le niveau de protection le plus élevé du Manitoba, soit celui de réserve écologique. |

Parc provincial de la rivière Manigotagan
Désigné en décembre 2004, le parc provincial de la rivière Manigotagan était à l’origine un projet d’une bande tampon de 250 mètres de chaque côté des berges de cette rivière unique. Compte tenu de la valeur de cette magnifique rivière de réputation mondiale auprès des canoéistes, on a triplé la superficie du parc par rapport au concept initial.
Une particularité unique de cette désignation était la mise sur pied d’un programme des « intendants de la rivière » visant à former les populations locales pour qu’elles s’occupent de la rivière tout en acquérant de précieuses aptitudes en écotourisme. Les intendants de la rivière sont des personnes qui ont suivi des cours en pratiques de tourisme durable, en conception et prestation de programmes d’écotourisme, en techniques de guide et en premiers soins. Ils travaillent sur la rivière Manigotagan de mai à octobre. |
Nous allons donner suite à cette initiative
- allant de l’avant avec les Premières nations relativement au projet d’inscription du côté est du lac Winnipeg sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO;
- donnant un soutien officiel à l’Initiative boréale canadienne;
- nous assurant que la région boréale située du côté est du lac Winnipeg ne sera pas atteinte par le développement de l’hydroélectricité au Manitoba et sera protégée contre tout nouveau projet de ligne de transport;
- travaillant en collaboration avec les collectivités des Premières nations établies du côté est du lac Winnipeg afin de promouvoir énergiquement l’aménagement du territoire et les projets locaux de développement économique durable;
- aidant à subventionner les plans des collectivités du côté est dans le cadre du processus Wabanong Nakaygum Okimawim;
- étendant à d’autres collectivités situées du côté est du lac Winnipeg le programme d'intendance des rivières actuellement mis en oeuvre avec succès pour la rivière Manigotagan.
Espaces récréatifs
Le Manitoba dispose d’un réseau exhaustif de sentiers
pour la promenade, la randonnée pédestre, le cyclisme et le ski. Depuis 1999, on a fait des investissements dans quelque 60 sentiers nouveaux et existants, dont le Sentier transcanadien. Non seulement ces sentiers nous aident à explorer la beauté naturelle du Manitoba, ils nous aident à maintenir un mode de vie sain. De plus, les sentiers récréatifs procurent aux collectivités locales des occasions de promouvoir le tourisme et l’écotourisme.
La Loi sur la protection accordée aux propriétaires de biens à l’égard des sentiers récréatifs a été récemment adoptée afin de faciliter la création et l’entretien de sentiers sur des terrains privés. Au cours des prochaines années, on va continuer à améliorer le réseau de sentiers du Manitoba, et on mettra un accent particulier sur les sentiers en milieu urbain et les espaces verts. Les Manitobaines et les Manitobains sont également des mordus du camping et le gouvernement a amélioré plus de 300 espaces de camping depuis 1999, procurant plus de possibilités pour la population manitobaine de profiter de notre milieu naturel.
Nous allons donner suite à cette initiative
- collaborant avec la Ville de Winnipeg à l’agrandissement de notre réseau de sentiers urbains, y compris des sentiers polyvalents le long du canal de dérivation que l’on vient d’agrandir et des sentiers menant du centre-ville à l’Université du Manitoba qui font partie de l’initiative WinSmart;
- continuant à améliorer les terrains de camping provinciaux, agrandissant et améliorant les installations des parcs provinciaux, notamment les terrains de camping et les sentiers.
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