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image Vaccin contre le virus du papillome humain (VPH)


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Santé Manitoba

VPH: questions et réponses à l’intention du grand public

Automne 2008

Qu’est-ce que le virus du papillome humain (VPH)?

  • Le virus du papillome humain (VPH) est un virus qui peut infecter plusieurs parties du corps tant des hommes que des femmes. Il existe plus de 100 types différents de VPH. Certains types de VPH entraînent un faible risque, tandis que d’autres sont associés à un risque élevé, selon le risque de cancer possible.
  • Il existe quinze types connus de VPH à risque élevé qui peuvent causer des lésions précancéreuses et le cancer du col utérin; ils peuvent également entraîner des cancers oraux et anaux.
  • La plupart de ces infections sont éliminées par le système immunitaire sans que la personne ne sache qu’elle a été infectée.
  • Les infections persistantes causées par un virus entraînant un risque élevé peuvent provoquer des changements précoces au niveau des cellules cervicales (dysplasie). Si ces changements ne sont pas décelés par un dépistage et qu’ils ne sont pas traités, ils peuvent se transformer en cancer du col utérin (la partie inférieure de l’utérus d’une femme qui mène au vagin).
  • Certains types de virus à faible risque peuvent causer des verrues génitales et même la dysplasie. Ces dysplasies ne se transforment généralement pas en cancer. Les verrues génitales sont des excroissances simples ou multiples qui ressemblent à de petits choux-fleurs.
  • D’autres types de virus du VPH à faible risque peuvent donner lieu à des verrues généralement inoffensives sur les mains et la plante des pieds. Ces verrues dermatologiques ne provoquent aucun changement dans l’appareil génital des femmes ou des hommes.

Comment contracte-t-on le VPH génital?

  • Certains types de VPH peuvent être transmis par contact sexuel avec une personne déjà infectée.
  • Le contact sexuel comprend le contact (de la peau d’une personne à la peau d’une autre) avec le vagin, la vulve (la partie externe des organes génitaux de la femme), le pénis, le scrotum, l’anus ou la bouche.
  • On estime que le VPH est l’une des infections transmises sexuellement (ITS) les plus courantes au Canada et dans le monde.
  • Toute personne ayant eu des contacts sexuels peut contracter le virus.

Quels sont les signes et les symptômes d’une infection au VPH?

  • La plupart des infections à VPH n’entraînent aucun symptôme.
  • Les personnes infectées peuvent transmettre le virus aux autres sans le savoir.
  • Il est possible d’avoir plus d’un type d’infection au VPH à la fois.
  • Si la plupart des infections au VPH se résorbent sans traitement, certaines persistent et peuvent provoquer des verrues dermatologiques et génitales, ou, ce qui est plus grave, un cancer du col utérin et plus rarement des cancers du vagin, de la vulve, du rectum, du pénis et de la bouche.

Comment peut-on prévenir ou réduire le risque de contracter le VPH et le cancer du col utérin?

  • La seule façon d’éviter complètement les infections au VPH est de n’avoir aucun contact sexuel (entre la peau de deux personnes) avec le vagin, la vulve, le pénis, le scrotum ou l’anus.
  • Reportez l’activité sexuelle à plus tard.
  • Limitez le nombre de partenaires sexuels.
  • Les condoms peuvent offrir une protection contre le VPH et les autres infections transmises sexuellement, mais la peau non protégée par le condom peut malgré tout être exposée et infectée.
  • Il faut songer aux antécédents sexuels de son partenaire qui ne sait peut être pas qu’il ou elle est infecté par le VPH (par exemple s’il y a eu un partenaire sexuel précédent).
  • Adoptez de bonnes habitudes incluant le fait de ne pas fumer, de manger sainement, de faire de l’exercice et de dormir suffisamment.
  • Faites-vous vacciner contre le VPH pour réduire le risque d’infection, de lésions précancéreuses et de cancer du col utérin. Les vaccins actuels contre le VPH ne protègent que contre certains types de VPH.
  • Après la puberté, on recommande à celles qui choisissent d’être actives sexuellement de consulter régulièrement un médecin pour des examens périodiques, incluant un test de Pap du col de l’utérus.
  • Pour plus de renseignements sur l’éducation sexuelle – visitez le Centre de ressource en éducation sexuelle du Manitoba (en anglais seulement).

Quel rapport y a-t-il entre le VPH et le cancer du col utérin?  

  • Le VPH peut causer des changements au niveau des cellules du col utérin que l’on appelle dysplasie cervicale (cellules anormales). Avec le temps, ces changements peuvent se résorber, rester inchangés ou s’aggraver. S’ils sont graves et qu’ils ne sont pas traités, ils peuvent se transformer progressivement en cancer du col utérin.
  • Le VPH est considéré comme un facteur causal dans la grande majorité des cas de cancer du col utérin et environ 70 % de ces cancers sont associés au VPH de types 16 et 18, deux des types de VPH ciblés par le vaccin contre le VPH.
  • Approximativement 1 350 Canadiennes reçoivent un diagnostic de cancer du col utérin chaque année; environ 400 d’entre elles meurent de cette maladie annuellement.

Au Manitoba (statistiques de 2006 de Cancer Care Manitoba) 

  • Environ 45 femmes par an reçoivent un diagnostic de cancer du col utérin.
  • Environ 15 décès sont rapportés chaque année.

Qu’est-ce que le vaccin contre le VPH et à quel point est-il efficace?

  • Les vaccins contre le VPH sont en cours de développement depuis de nombreuses années.
  • Actuellement, l’usage d’un seul vaccin contre le VPH est approuvé par Santé Canada.
  • Lorsque ce vaccin est administré avant l’exposition au VPH, il est très efficace pour prévenir l’infection causée par deux types de VPH à risque élevé.
  • Ces types de virus à risque élevé (le type 16 et le type 18) sont à l’origine de 70 % des cancers du col utérin. Le vaccin protège également contre deux types de VPH à faible risque (le type 6 et le type 11), qui causent 90 % des verrues génitales.
  • Le vaccin est administré en trois doses distinctes par injection (piqûre) dans le bras, sur une période de six mois.
  • Les études cliniques ont démontré que le vaccin est efficace pendant au moins cinq ans.
  • Pour le moment, on ignore si une dose de rappel sera nécessaire. Les recherches et la surveillance de la durée d’efficacité du vaccin se poursuivent et les scientifiques sont à déterminer si des doses de rappel seront requises.
  • La réponse immunitaire positive observée chez les personnes ayant reçu le vaccin dans le cadre d’études cliniques indique que la protection offerte par le vaccin durera vraisemblablement de nombreuses années.
  • Lorsque l’utilisation d’un nouveau vaccin est approuvée, il arrive fréquemment que certaines questions soient sans réponse quant à la durée de protection et l’horaire d’administration du vaccin.

Pourquoi le vaccin contre le VPH est-il recommandé aux femmes?

  • En prévenant les infections à VPH qui peuvent causer des changements précancéreux au col de l’utérus, on croit que le vaccin réduira le taux de tests de Pap anormaux et le taux de cancer du col utérin.
  • Le Comité consultatif national de l’immunisation recommande la vaccination de toutes les femmes âgées de neuf à 26 ans.
  • À l’heure actuelle, le vaccin est approuvé par Santé Canada seulement pour utilisation chez les femmes. Par conséquent, contrairement à la plupart des autres vaccins, le but du programme est de réduire le risque pour les femmes vaccinées, plutôt que de réduire la propagation du VPH dans l’ensemble de la population.
  • Les femmes qui reçoivent le vaccin doivent continuer à subir régulièrement un test de Pap. En effet, le vaccin ne protège pas contre tous les types de VPH pouvant causer le cancer et il n’a pas été étudié assez longtemps pour que l’on sache combien de cancers peuvent être prévenus.
  • Pour plus de renseignements sur le dépistage, les femmes doivent s’adresser à leur fournisseur de soins de santé ou communiquer avec le Programme manitobain de dépistage du cancer du col utérin au www.cancercare.mb.ca.

Qui devrait recevoir le vaccin?

  • Le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) recommande la vaccination de toutes les femmes âgées de neuf à 26 ans.
  • On croit que le vaccin est le plus efficace lorsqu’il est administré aux jeunes femmes avant leurs premières relations sexuelles. Toutefois, les femmes de neuf à 26 ans peuvent être vaccinées même si elles ont déjà été sexuellement actives.
  • Les femmes qui sont déjà sexuellement actives peuvent être infectées par un type de VPH contenu dans le vaccin, mais elles peuvent profiter de la protection contre les autres types de VPH du vaccin.
  • Les femmes qui ont déjà présenté des anomalies au test de Pap, y compris le cancer du col utérin, ou qui ont eu des verrues génitales ou une infection au VPH connue, pourraient malgré tout profiter du vaccin. Ces femmes peuvent ne pas avoir été infectées par les types de VPH contenus dans le vaccin et risquent peu d’avoir été infectées par l’ensemble des quatre types de VPH du vaccin. Le CCNI recommande donc que ces femmes soient vaccinées. Elles doivent toutefois savoir qu’aucune donnée n’indique que le vaccin aura des effets thérapeutiques sur les lésions cervicales existantes.
  • Le vaccin ne traite pas les infections à VPH existantes, ni les verrues génitales ou les anomalies cervicales déjà présentes.

D’ici l’automne 2008, l’ensemble des dix provinces canadiennes offrira des programmes de vaccination contre le VPH volontaires et subventionnés par l’État.

À qui le vaccin sera-t-il offert gratuitement au Manitoba? Quand sera-t-il offert?

Santé et Vie Saine Manitoba ont lancé un programme volontaire de vaccination subventionné par l’État, pour les filles de la sixième année seulement. Les vaccins seront administrés par des infirmières de la santé publique. Avant la vaccination de toute jeune fille, des renseignements sur les infections au VPH et sur le vaccin, ainsi qu’un formulaire de consentement, seront envoyés à ses parents ou tuteurs.

Le vaccin ne sera pas offert aux hommes car il n’est pas actuellement homologué ni recommandé chez les hommes au Canada. Des études sont cependant en cours pour évaluer cette option pour l’avenir.

Qui ne doit pas recevoir le vaccin?

  • Les femmes de moins de neuf ans ou de plus de 26 ans. La sécurité et l’efficacité du vaccin n’ont pas encore été évaluées chez les enfants de moins de neuf ans.
  • Les femmes enceintes.
  • Toute personne allergique à un ingrédient dont le nom figure sur l’emballage du vaccin. 
  • Les personnes qui montrent des symptômes d’hypersensibilité après avoir reçu une dose du vaccin ne doivent pas recevoir de dose subséquente.

Le vaccin contre le VPH est-il sûr?

  • Oui, on considère que le vaccin est sûr, mais comme pour tous les vaccins, des effets indésirables peuvent survenir, y compris des réactions fatales rares.
  • Santé Canada a effectué un examen scientifique de la qualité, de la sécurité et de l’efficacité du vaccin et a approuvé son utilisation. 
  • On ne peut pas contracter le VPH par l’administration du vaccin, car ce dernier ne contient pas de virus vivant.
  • Le vaccin ne contient pas d’agent de conservation (thimérosal) ni d’antibiotiques.
  • À partir du moment où un vaccin est utilisé, Santé Canada et l’Agence de la santé publique du Canada continuent de surveiller son utilisation.

Quels sont les effets secondaires courants possibles?

Les effets secondaires les plus couramment rapportés avec ce vaccin sont la douleur, l’enflure, la démangeaison et la rougeur au site de l’injection, de la fièvre, des nausées, des étourdissements, des maux de tête et des vomissements. Des évanouissements ont été rapportés. Des évanouissements peuvent survenir après la vaccination, le plus souvent chez les adolescents et les jeunes adultes.

Quels sont les effets secondaires rares?

Comme c’est le cas pour tous les autres vaccins et médicaments, des réactions allergiques graves fatales (anaphylactiques) peuvent survenir et entraîner des symptômes tels que des difficultés respiratoires, une respiration sifflante (bronchospasme), de l’urticaire ou une éruption cutanée.

Les normes de santé publique courantes prévoient que les personnes ayant reçu un vaccin soient gardées sous observation pendant au moins 15 minutes après l’immunisation. Les fournisseurs de soins de santé publique ont reçu une formation pour reconnaître et gérer les effets secondaires, y compris les réactions allergiques graves.

Comme pour les autres vaccins, les effets secondaires qui ont été rapportés après la vaccination comprennent l’enflure des glandes (cou, aisselles ou aine). Le syndrome de Guillain-Barré, une forme rare de paralysie généralement temporaire, a été rapporté, mais aucun lien confirmé avec le vaccin n’a été établi.

Pour plus de détails sur d’autres effets secondaires rares rapportés, veuillez consulter votre infirmière de la santé publique ou votre médecin.

A-t-on eu des rapports de réactions indésirables graves suivant la vaccination contre le VPH?

Pour des renseignements à jour, consultez le site Web de l’Agence de la santé publique du Canada.

Pour tout renseignement sur les épisodes indésirables suivant l’immunisation contre le VPH rapportés aux États-Unis, consultez le site Web du Vaccine Adverse Events Reporting System (VAERS) (en anglais seulement).

Si une personne n’a pas droit à la vaccination gratuite, peut-elle malgré tout obtenir le vaccin?

  • Oui, mais seulement si un médecin le prescrit et si le vaccin est acheté dans une pharmacie.
  • Communiquez avec votre médecin pour discuter de vos soins individuels.

Est-ce que Santé et Vie saine Manitoba remboursent les personnes qui achètent le vaccin à titre particulier?

  • Non.
  • Si une personne détient une assurance maladie privée, elle peut communiquer avec l’assureur concernant le remboursement.
  • Le Régime d’assurance-médicaments de Santé et Vie saine Manitoba ne couvre pas le remboursement de ce vaccin.

Le vaccin contre le VPH peut-il prévenir le cancer du col utérin?

Le vaccin contre le VPH s’est révélé réduire l’incidence de lésions précancéreuses précoces. On s’attend à ce que le vaccin réduise le risque de contracter un cancer du col utérin, mais le vaccin n’a pas encore été étudié assez longtemps pour pouvoir prouver combien de ces cancers pourront être évités. C’est pour cette raison, et parce que le vaccin ne protège que contre deux types de virus causant le VPH, qu’il demeure important que les femmes adoptent des pratiques sexuelles sûres et qu’elles continuent de se soumettre à un dépistage par un test de Pap. Le test de Pap peut déceler des cellules anormales avant qu’elles ne causent un cancer. Le cancer du col utérin et les décès dus à ce cancer surviennent plus souvent chez les femmes qui n’ont pas régulièrement subi de test de Pap.

Le Programme manitobain de dépistage du cancer du col utérin recommande que les femmes de l’ensemble de la province subissent régulièrement un test de Pap. Pour plus de renseignements sur le programme, consultez le site Web d’Action cancer Manitoba.

Pour en savoir plus :

(REMARQUE : Il existe de nombreux points de vue et perspectives sur le vaccin contre le VPH et sur les sujets connexes à ce virus. Les liens suivants fournissent de l’information supplémentaire et couvrent une vaste gamme de faits et d’opinions. Ces liens ne sont pas exhaustifs et les opinions exprimées ne sont pas nécessairement les opinions de Santé et Vie saine Manitoba.)

Agence de la santé publique du Canada
Programme manitobain de dépistage du cancer du col utérin 
Sexuality Resource Education Centre

Autres sites Web sur le VPH :


Pour toute question d’ordre général, communiquez avec les organismes suivants :

Division de la santé publique, Santé et Vie saine Manitoba
300, rue Carlton, 4e étage
Winnipeg (Manitoba) 
R3B 3M9 
CANADA
Téléphone : (204) 788-6737
Télécopieur : (204) 948-2040

OU

Health Links-Info Santé
788-8200 ou sans frais 1-888-315-9257