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Le 3 décembre 2008
La Commission des droits de la personne du Manitoba souligne la Journée
internationale des personnes handicapées en annonçant deux règlements
La Commission des droits de la personne du Manitoba est heureuse d’annoncer, en
cette Journée internationale des personnes handicapées, deux règlements qui vont
améliorer la vie de bien des personnes handicapées au Manitoba.
Le premier, annoncé plus tôt aujourd’hui par le ministre des Services à la
famille et du Logement, M. Gord Mackintosh, est un règlement négocié facilité
par la Commission des droits de la personne du Manitoba. Ce règlement concerne
la disparité dans le soutien financier versé aux personnes adultes handicapées
qui vivent avec leur famille.
Le second règlement, conclu avec la Ville de Winnipeg, aidera les personnes
handicapées qui tentent de traverser la rue aux intersections contrôlées. Ce
règlement fera en sorte qu’à toutes les intersections où il y a des feux de
signalisation pour piétons, il y aura aussi un signal sonore.
Ces deux règlements font suite à des plaintes relatives aux droits de la
personne.
Le premier règlement prévoit qu’en avril 2009, la Province augmentera
l’allocation pour chambre et pension des personnes handicapées recevant de
l’aide sociale qui vivent avec un membre de leur famille. L’allocation passera
de 441 $ à 566 $ par mois pour les adultes célibataires, une augmentation de 28
%. Ce taux sera ainsi conforme avec le taux payé lorsqu’une personne vit avec
une personne non apparentée. L’augmentation du soutien financier accordé aux
familles qui s’occupent de leurs enfants adultes handicapés favorisera
l’indépendance de ces derniers et une plus grande stabilité familiale.
En ce qui concerne le règlement avec la Ville de Winnipeg, cette dernière a
convenu d’installer un signal sonore à toutes les intersections contrôlées au
cours d’une période donnée. Elle enlèvera aussi les boutons-poussoirs un peu
partout au centre ville et dans bien d’autres intersections ailleurs à Winnipeg,
et mettra à l’essai d’autres moyens plus accessibles d’activer le signal. Une
fois qu’on aura trouvé une alternative valable aux boutons-poussoirs, on la
mettra en place. La Ville donnera suite au règlement en consultant une équipe
formée de représentants de la collectivité, de la Commission et de la Ville,
puis rendra compte publiquement des progrès accomplis chaque année.
Pour la directrice générale de la Commission des droits de la personne du
Manitoba, « la volonté de la Ville de Winnipeg d’évaluer la technologie de
signalisation pour les piétons et de l’utiliser permettra à son service des
travaux publics d’être à la fine pointe des solutions novatrices au Canada ».
Mme Scarth ajoute que 42 % des plaintes relatives aux droits de la personne
déposées au Manitoba en 2007 étaient fondées sur des incapacités. Ce pourcentage
élevé est une tendance observée partout au pays.
« Il est toutefois gratifiant de constater les progrès accomplis au chapitre des
droits des personnes handicapées à la suite de plaintes systémiques du genre,
poursuit elle. Nous constatons aussi avec plaisir que la Commission demeure un
mécanisme efficace et apprécié qui contribue à l’obtention de gains aussi
importants. »
Mme Scarth attribue ces règlements fructueux aux plaintes individuelles déposées
contre la Ville de Winnipeg et le gouvernement du Manitoba, en ajoutant que la
Commission reconnaît la valeur des contributions des particuliers qui déposent
de telles plaintes. « Les particuliers qui déposent des plaintes y consacrent
beaucoup de temps et d’efforts en cherchant à défendre les intérêts d’autres
personnes plutôt que les leurs. Le travail acharné de quelques personnes
améliore souvent la vie de bien des gens », fait observer Mme Scarth.
La Commission s’efforce de recenser d’autres questions touchant les personnes
handicapées qui se dessinent, comme les obstacles majeurs et uniques auxquels
sont confrontés les enfants handicapés qui vivent dans le Nord, ainsi que le
nombre croissant de plaintes déposées au nom de personnes ayant une incapacité
mentale.
La commémoration annuelle de la Journée internationale des personnes handicapées
vise à promouvoir la compréhension des questions touchant les personnes
handicapées et à mobiliser nos forces pour garantir la dignité, les droits et le
mieux-être de ces personnes. Elle nous fait prendre conscience aussi des gains
obtenus au chapitre de l’intégration des personnes handicapées dans toutes les
sphères de la vie politique, sociale, économique et culturelle.
Patricia Knipe
Directrice des communications
Commission des droits de la personne du Manitoba
945-5112
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