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Le 6 décembre 2007
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

Publication du rapport sur les communautés racialisées et les services policiers

La Commission des droits de la personne du Manitoba a rendu public le rapport final sur la première étape du projet sur les communautés racialisées et les services policiers (Racialized Communities and Police Services Project [RCAPS]). Le projet, entamé il y a un an et demi, est un partenariat entre la Commission des droits de la personne du Manitoba et des chercheurs de l’Université de Winnipeg.

En juin 2005, les représentants d’un comité de sécurité des quartiers ont porté à l’attention de la Commission leurs préoccupations à propos des services policiers dans leur quartier. Ils estimaient que les policiers pratiquaient le profilage racial fondé sur l’ascendance autochtone dans la prestation des services policiers aux résidents du quartier. Ils ne souhaitaient pas déposer une plainte relative aux droits de la personne à ce moment-là, mais ont demandé à la Commission d’examiner leurs préoccupations.

En juillet 2005, la Commission a rencontré des chercheurs de l’Université de Winnipeg pour discuter d’éventuels projets de recherche en vue d’examiner les préoccupations soulevées par le comité de sécurité des quartiers. Les chercheurs se sont montrés intéressés par la réalisation d’un projet de recherche. Le projet RCAPS a commencé par des consultations communautaires afin de déterminer l’ampleur des problèmes de profilage racial et d’obtenir de l’information sur les préoccupations des résidents concernant la prestation des services policiers aux membres de groupes racialisés.

Lors de la première consultation, tenue en octobre 2006, les représentants de près de 20 groupes communautaires et associations de quartiers ont parlé de l’importance de l’éducation antiraciste, de la nécessité de plus de ressources pour l’initiation aux différences culturelles ainsi que d’un mécanisme de traitement des plaintes du public plus efficace que celui de l’Organisme chargé des enquêtes sur l’application de la loi, et de la peur de la police qu’éprouvent bon nombre de leurs membres. Le Service de police de Winnipeg était aussi représenté à cette assemblée.

Trois autres consultations communautaires ont suivi durant l’hiver, le printemps et l’été de 2007. Elles ont eu lieu dans les quartiers Broadway Ouest, Centennial et Lord Selkirk Park.

Durant ces quatre consultations, les participants ont échangé des histoires et des observations sur la prestation des services policiers qu’ils ont reçus eux-mêmes ou que d’autres personnes ont reçus dans des communautés racialisées. Lors des consultations communautaires, la Commission n’a pas enquêté sur les histoires individuelles, et la confidentialité et l’anonymat des participants ont été respectés. Le rapport rend compte de ces histoires et de ces observations.

Les principaux thèmes qui sont ressortis des consultations communautaires comprennent l’absence de services policiers dans les collectivités autochtones, les traitements abusifs de la part des policiers fondés sur l’ascendance autochtone, la nécessité de services de maintien de l’ordre communautaires, la nature systémique des préjugés raciaux dans le Service de police de Winnipeg, la perception des policiers et des médias selon laquelle les groupes racialisés ou leurs membres sont des gangs ou des membres de gangs, et les traitements sexuels abusifs des policiers envers les femmes autochtones.

« Il est important de noter que le projet n’avait pas pour but d’attaquer le Service de police et que le message fondamental est que la majorité des gens désirent se sentir en sécurité dans leur collectivité, a déclaré le président de la Commission, M. Jerry Woods. Ces gens veulent créer une relation de respect mutuel avec les policiers. » M. Woods ajoute que la Commission et l’Université de Winnipeg se réjouissent à la perspective de collaborer avec le Service de police de Winnipeg et son nouveau chef durant la prochaine étape du projet RCAPS, qui comprend l’élaboration de stratégies appuyant les services de maintien de l’ordre sans préjugés.

La Commission des droits de la personne du Manitoba a la responsabilité de veiller au respect du Code des droits de la personne, ainsi que de faire la promotion de ces droits auprès de la population et de la sensibiliser à ce sujet. Les services, dont les services policiers, sont des activités protégées en vertu du Code. L’ascendance, y compris la couleur et les races identifiables, est une des caractéristiques protégées. La Commission peut accepter des plaintes relatives aux droits de la personne faisant état de discrimination fondée sur l’ascendance dans la prestation de services policiers, et mener des enquêtes à ce sujet.

Le rapport entier se trouve sur le site Web de la Commission à www.gov.mb.ca/hrc (en anglais seulement).

Pour obtenir plus de renseignements, veuillez communiquer avec :
Mme Patricia Knipe
Tél. : 945 5112
 

 
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