Cette introduction s'applique entre autres aux domaines de l'emploi, du logement, de la prestation des services, et en ce qui concerne les panneaux et affiches.
La cause d'une incapacité chez une personne n'a pas d'importance en elle-même. Cette incapacité peut être le résultat d'un accident de naissance, d'une maladie, d'une blessure ou d'un autre événement. L'incapacité peut être visible ou invisible. Certaines incapacités peuvent nécessiter des traitements périodiques, des médicaments ou une aide technique telle une chaise roulante ou un appareil auditif ou encore un chien-guide ou un autre animal. Dans bien des cas cependant, aucune aide n'est nécessaire. Une incapacité peut toucher la motricité d'une personne, ses capacités de communication, d'apprentissage ou de travail ou encore d'autres compétences nécessaires pour les activités de tous les jours. Certaines personnes ne sont limitées par leur incapacité que dans une activité précise. Il y a des incapacités qui ne limitent pas du tout la personne qui en est frappée mais qui suscitent chez les autres des réactions de peur ou de gêne. Quelle que soit la nature de l'incapacité, celle-ci aboutit trop souvent à l'inégalité des chances ou de traitement.
Une incapacité devient un handicap lorsqu'elle entrave l'activité qui doit être accomplie, mais il est souvent possible d'éliminer l'effet de ce handicap en apportant des changements au milieu de travail ou de vie. On tient souvent pour acquis que l'existence d'une incapacité, ancienne ou actuelle, constitue un handicap. Et trop souvent, on ne fait aucune évaluation concrète de l'incapacité en question ni de son influence véritable sur l'activité à accomplir.
Obstacles à l'égalité des chances
Les personnes handicapées cherchent normalement à minimiser les effets de leurs incapacités par l'intermédiaire d'aides techniques, de médicaments ou de traitements. Cependant, d'autres obstacles échappent à leur contrôle. La conception architecturale d'un environnement donnée, les politiques et les façons de procéder trop rigides ainsi que les attitudes négatives sont autant de facteurs qui atteignent souvent la personne handicapée plus que son incapacité elle-même. Certains des obstacles posés par les attitudes des gens peuvent provenir d'un désir réel chez ceux-ci de veiller au bien-être du handicapé, alors que d'autres proviennent simplement de suppositions négatives à l'égard de tous les handicapés. Mais dans les deux cas, on limite beaucoup le droit du handicapé à être considéré selon ses propres compétences et ses propres mérites.
Besoins spéciaux
Les dispositions du Code qui stipulent qu'on doit répondre de façon raisonnable aux besoins spéciaux de particuliers ou de groupes ont pour but de favoriser l'égalité des chances et de traitement. Il est reconnu dans le Code que la contrepartie de ce principe, ce sont les droits des entreprises et des particuliers. Il serait probablement considéré comme déraisonnable d'exiger qu'on réponde à des besoins spéciaux si cela devait poser des difficultés majeures en raison des coûts ou d'autres facteurs.
On s'attendrait à ce que les entreprises, en essayant de répondre aux besoins dune personne handicapée, se renseignent sur les sources de financement et les autres ressources disponibles.
Il incombe à l'employeur, au propriétaire d'immeuble ou au pourvoyeur de services de démontrer qu'il a fait des efforts raisonnables afin de répondre aux besoins spéciaux d'une personne ou d'un groupe.
La législation portant sur les droits de la personne est de première importance au Manitoba. Par conséquent, si une autre loi provinciale ne se conforme pas aux dispositions du Code des droits de la personne, c'est celui-ci qui prime. Cette feuille présente une description simplifiée de certaines des dispositions du Code des droits de la personne. Pour plus de renseignements, veuillez consulter le Code ou communiquer avec la Commission des droits de la personne du Manitoba.