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Questions courantes

Veuillez consulter cette page pour trouver les réponses aux questions courantes que les utilisateurs se posent après avoir terminé le cours.

Les relations familiales

Que se passe-t-il si un parent se comporte bien devant les enfants alors que ce n’est pas le cas de l’autre?

Tout d’abord, prenez du recul et demandez-vous si les comportements de l’autre parent sont mauvais ou néfastes, ou s’ils sont simplement différents des vôtres. Le parentage n’est pas une compétition. Chaque parent sera meilleur que l’autre parent à certains égards. Si la façon de faire de l’autre parent n’est pas dangereuse pour les enfants, laissez-le faire. En général, il est beaucoup plus utile de se concentrer sur la collaboration en tant que co-parents et sur l’amélioration de votre propre relation avec vos enfants. Tout comportement abusif ou négligent doit être traité immédiatement.

Si vous n’êtes pas sûr qu’un comportement soit néfaste, appelez les Services à l’enfant et à la famille au 1 866 345-9241 pour obtenir de plus amples renseignements.

Que faire si je suis trop blessé, en colère ou épuisé pour bien remplir mon rôle de parent ou de co-parent?

La séparation ou le divorce suscite de fortes émotions chez les adultes et chez les enfants. La fin d’une relation entraîne de nombreux changements et de nombreuses pertes. Il faut un certain temps pour s’habituer à chacun d’entre eux. Certains parents essaient d’ignorer leur détresse pour ne pas se laisser submerger par les émotions. Toutefois, mieux vous comprenez, ressentez et affrontez ces pertes et ce chagrin, mieux vous pouvez les gérer.

Vous pouvez choisir d’en apprendre davantage sur le processus de deuil en lisant des livres ou en parlant à d’autres personnes qui ont vécu des situations semblables. Pensez à rejoindre un groupe de soutien ou à vous inscrire à des séances de consultation. En obtenant l’aide de personnes qui ne sont pas étroitement impliquées dans le processus de séparation ou de divorce, vous pouvez avoir le sentiment de mieux maîtriser une situation qui vous semble insurmontable.

Prenez soin de vous. Vous n’avez peut-être pas le contrôle sur tous les changements, mais vous pouvez maîtriser la façon de composer avec ceux-ci. Lorsque les parents s’adaptent bien, les enfants s’adaptent bien aussi.

Gardez à l’esprit que vos enfants vivent la même situation que vous, mais qu’il est possible qu’ils ne soient pas en mesure de comprendre leurs émotions ou d’obtenir le soutien dont ils ont besoin. Leurs parents et les autres adultes qui s’occupent d’eux doivent les aider. Il est également souhaitable que les enfants soient bien informés, en fonction de leur âge, des changements qui se produisent dans la famille et des façons de s’y adapter. Une thérapie par le jeu peut aider les jeunes enfants, tandis que les enfants d’âge scolaire répondent bien à un groupe de soutien pour enfants.

Que faire si notre relation familiale n’est pas équilibrée?
  • Instruisez-vous. Lisez des livres et des articles pour comprendre ce que ressentent les parents qui se séparent et ce qu’ils pourraient faire pour que leurs enfants aient l’impression d’être pris entre leurs deux parents et de devoir prendre pour l’un ou pour l’autre. Vous trouverez beaucoup de livres et de renseignements sur la séparation et le divorce à votre bibliothèque, votre librairie ou en ligne.
  • Soyez conscient de la différence entre vos besoins et ceux de vos enfants. La séparation implique souvent des sentiments intenses, comme la rage, l’humiliation, le deuil et l’attirance, entre les adultes concernés. La loyauté et les sentiments d’attachement ne prennent pas toujours fin quand la relation de couple se termine. Les enfants peuvent avoir leurs propres sentiments, comme la colère, la tristesse ou des conflits de loyauté. Rappelez-vous que chaque enfant et chaque parent ont leur propre relation, qui peut être différente de celle des autres membres de la famille. Laissez une place à chaque relation, même s’il est difficile de comprendre comment votre enfant peut se sentir si différent de vous par rapport à l’autre parent.
  • Comprenez l’importance de la présence des deux parents dans la vie de vos enfants. Il est possible que vous ne vous en rendiez pas compte au départ, mais vous serez reconnaissants et les enfants le seront aussi si vous avez fait le maximum pour vous soutenir mutuellement en tant que co-parents. Dites-vous que vous et vos familles élargies formez la famille de vos enfants.
  • Consultez un conseiller ou un groupe de soutien. Comprendre vos propres émotions ou parler de votre expérience à d’autres personnes qui savent comment on se sent pendant une séparation peut vous aider à gérer votre situation de manière positive.
Que dois-je faire si l’autre parent ne cesse de me refuser l’accès à nos enfants?

Tout d’abord, rappelez-vous que les questions du genre doivent être réglées entre les parents. Évitez d’utiliser les enfants comme messagers ou pour menacer l’autre parent. De plus, évitez de faire les choses unilatéralement en changeant le calendrier de parentage sans consulter votre co-parent. Faites de votre mieux pour comprendre pourquoi l’autre parent ressent le besoin de limiter votre accès. Réfléchissez à la manière dont vous pouvez répondre à ses préoccupations, dans la mesure du possible. Demandez l’aide d’un conseiller ou d’un aîné, d’un médiateur ou d’un avocat.

Si l’autre parent limite votre accès sans raison valable, vous devrez peut-être faire appel à un avocat. Les enfants ont le droit d’avoir une relation avec chacun de leurs parents. Les tribunaux soulignent que, sauf dans les situations de maltraitance, de négligence ou de violence conjugale non résolue où certaines protections s’appliquent, les enfants doivent avoir un contact sécuritaire et raisonnable avec leurs parents. Il est important de faire preuve de patience. Selon les circonstances, il se peut que les choses ne s’arrangent pas aussi vite que vous l’espérez ou le souhaitez.

Que faire si l’autre parent ne peut ou ne veut pas être présent dans la vie de ses enfants?
  • Aidez votre enfant à exprimer sa déception, sans critiquer l’autre parent.
  • Parlez à l’autre parent des activités de l’enfant. S’il y a des antécédents de déception, cessez de dire à votre enfant d’informer l’autre parent de ses activités. Informez l’autre parent vous-même.
  • Ne poussez pas l’enfant à demander à l’autre parent d’être présent dans sa vie. Si l’enfant veut téléphoner à l’autre parent, lui envoyer des messages textes ou des courriels ou avoir une conversation par vidéo avec lui, soutenez-le dans son choix.
  • Concentrez-vous sur ce que vous pouvez contrôler, c’est-à-dire votre relation avec votre enfant. Compatissez aux sentiments de votre enfant, mais rappelez-vous toujours que ce manque d’engagement peut avoir été l’une des raisons de votre séparation. Cela ne va pas nécessairement changer maintenant. Mais parfois, après une séparation, un parent désengagé se sent plus libre de s’occuper de son enfant. Faites-lui de la place quand cela se produit.
  • Si possible, restez en contact avec certaines personnes de la famille de l’autre parent.
Que faire si mon enfant dit qu’il ne veut pas passer de temps avec l’autre parent? Devrais-je l’obliger à y aller?

N’oubliez pas que les enfants diront souvent qu’ils ne veulent pas y aller pour diverses raisons qui n’ont rien à voir avec ce qu’ils ressentent pour l’autre parent. On peut facilement sauter à la conclusion que les choses vont mal pour l’enfant lorsqu’il est avec l’autre parent, mais il est préférable de connaître la vérité. Il se peut que votre enfant ait du mal à accepter le changement, qu’il ne veuille pas quitter ses amis, qu’il soit triste de vous quitter ou qu’il vous dise ce qu’il pense que vous aimeriez entendre. En encourageant votre enfant à réfléchir à ce qu’il aime le plus quand il est avec l’autre parent, vous lui donnez la permission d’aimer ce parent sans craindre de vous faire du mal. En tenant compte de l’opinion de votre enfant sur ce qui est important pour lui dans le calendrier de parentage, vous lui donnez une voix (et non un choix) qui peut vous donner une idée de ses sentiments.

Que faire si je suis un parent qui veut voir ses enfants, mais que ceux-ci ne veulent pas me voir?

C’est toujours un problème difficile à résoudre pour les parents et les familles, car les raisons pour lesquelles un enfant peut être réticent à passer du temps avec un parent sont souvent complexes et difficiles à cerner ou à accepter.

  • Les enfants sont souvent en mesure d’exprimer le type de contact avec lequel ils seraient à l’aise, comme les messages textes, les appels téléphoniques ou le fait de voir un parent en présence d’un adulte de confiance. Un parent aura souvent du mal à accepter la décision de l’enfant. Il revient aux parents d’écouter attentivement les enfants et de considérer leurs propositions comme un début et un moyen de maintenir un certain contact.
  • La solution des enfants est souvent d’éviter les situations inconfortables. Les deux parents doivent être attentifs à cette réaction possible et trouver des moyens de contribuer à faciliter les transitions entre les deux foyers pour les enfants.
  • N’oubliez pas les anniversaires des enfants et les autres occasions spéciales. Continuez de leur dire « Je t’aime ».
  • Faites preuve de patience. Si vous avez blessé l’autre parent en raison de certains gestes, si vous n’avez pas toujours été présent lorsque vous viviez avec lui ou si vous avez mal géré certaines choses dans le cadre de votre séparation, les enfants auront besoin d’un certain temps pour guérir et décider s’il est sûr d’être avec vous sur le plan émotionnel. Cela ne se produira probablement que si un parent assume la responsabilité de ses comportements, s’excuse et se rattrape. Il faut du temps pour que la confiance s’établisse ou se rétablisse. Si vous êtes prêt à avoir une présence positive dans la vie de vos enfants et à apporter les changements nécessaires, continuez de le leur faire savoir et montrez-leur que vous n’essaierez pas de forcer les choses, mais que vous continuerez de faire un effort réel.
  • Si vous avez besoin d’aide pour régler la situation avec votre co-parent, essayez la médiation ou la consultation familiale avec une personne habituée à gérer des situations très conflictuelles.
  • Communiquez avec un conseiller pour vous aider à gérer la situation.
Est-ce vrai que si mon enfant passe du temps avec l’autre parent pendant de longues périodes, il finira par être moins attaché à moi?
  • Il y a beaucoup de croyances contradictoires au sujet de l’attachement. Il est vrai que les enfants ont besoin de passer du temps de manière régulière et constante avec la personne qui s’occupe principalement d’eux, surtout lorsqu’ils sont bébés. Lorsque les enfants ne passent pas suffisamment de temps avec la personne qui s’occupe d’eux et qui les connaît le mieux, ils exprimeront leur détresse. Dans le cas de séparations longues et conflictuelles, l’enfant peut éprouver des difficultés d’attachement. Toutefois, les enfants peuvent s’attacher à plus d’une personne en même temps. S’ils ont une relation avec une deuxième ou même une troisième personne qui prend bien soin d’eux et qui répond à leurs besoins (p. ex., lorsqu’ils ont faim ou qu’ils sont fatigués, anxieux ou contrariés), ils établissent des liens étroits avec cette personne. Gardez à l’esprit que ces liens étroits ne doivent pas avoir de conséquences négatives sur leur relation avec la personne qui s’occupe principalement d’eux. Le plus important est que le parent qui est le moins habitué à passer du temps avec l’enfant connaisse bien la routine de son enfant. Les parents doivent échanger des renseignements de manière sécuritaire pour bien remplir leur rôle de co-parent. Dans l’idéal, le temps de parentage est organisé en fonction des habitudes d’alimentation et de sommeil de l’enfant et non en fonction des horaires de travail ou des désirs des parents. Un parent peu familier avec son enfant peut augmenter sa présence progressivement, en surveillant attentivement comment l’enfant réagit et s’il est à l’aise.
  • Gardez à l’esprit que ce qui peut être stressant pour un jeune enfant est susceptible de l’être moins à mesure qu’il grandit.
Comment puis-je aider mes enfants et mes petits-enfants durant une séparation ou un divorce?
  • Respectez leur rôle en tant que responsables de la prise de décisions et suivez leurs règles. Ne donnez pas de conseils.
  • Offrez votre soutien aux deux parents sans condition.
  • Demandez-leur ce dont ils ont besoin et faites ce que vous pouvez pour les aider.
  • Écoutez sans jugement ni reproche envers l’un ou l’autre des parents. Demeurez impartiaux.
  • Écoutez les enfants. Ne dites rien de négatif sur l’un ou l’autre des parents devant eux.
  • Respectez leur processus de deuil. Laissez-les être tristes, en colère ou dans le déni aussi longtemps que nécessaire.
  • Soyez positif par rapport à l’avenir. Les familles vivent un deuil et ont besoin de temps pour s’adapter et se reconstruire.
Que puis-je faire si mon droit de voir mes petits-enfants est modifié en raison de la séparation ou du divorce de mon enfant adulte?
  • Vous n’êtes pas seul.
  • Maintenez une bonne relation avec votre enfant adulte, son co-parent et tout nouveau partenaire qui pourrait entrer dans la famille à l’avenir.
  • Donner des conseils non sollicités ne sera pas bienvenu.
  • Restez calme lorsque vous avez l’impression que les parents vous poussent à bout.
  • Respectez le rôle de parent de votre enfant adulte.
  • Profitez de chaque occasion que vous avez d’être avec vos petits-enfants.
  • Utilisez le droit que vous avez en ce moment et, par la suite, consolidez-le.
  • Soyez compréhensif en ce qui concerne les occasions spéciales. Les traditions ne seront pas nécessairement les mêmes. Continuez de rendre spéciaux les moments où vous pouvez célébrer ensemble.
  • Ne vous adressez au tribunal qu’en dernier recours. Une action en justice est épuisante sur le plan émotionnel, financier et physique.
  • Prenez soin de vous.
  • Cherchez de l’aide professionnelle.

Faciliter a’adaptation

Comment puis-je savoir si notre enfant réagit à la séparation ou au divorce ou à autre chose?

Souvent, les signes de stress sont les mêmes chez une personne, quelle que soit la cause. Prenez du recul et comptez le nombre de changements que votre enfant est en train de faire, ainsi que les types de changements qui touchent les personnes autour de lui. Parfois, beaucoup de petits stress engendrent de gros stress. En période de stress, il arrive qu’une enfant peut parfois réagir de façon exagérée.

Passez en revue les possibilités de garde partagée appropriées pour l’âge de votre enfant. Votre calendrier de parentage suit-il les directives recommandées dans le cours Pour l’amour des enfants ou est-il très différent? Même si vous et votre co-parent préférez un certain calendrier de parentage, votre enfant pourrait avoir besoin que les changements se fassent plus progressivement que vous le souhaitez.

Quel est le niveau de conflit? Les conflits sont-ils plus fréquents entre vous en tant que co-parents? Prenez les mesures qui s’imposent, au besoin. Les transitions devront peut-être changer, par exemple, passer du foyer d’un parent à un lieu neutre ou encore rejoindre l’autre parent directement après la garderie ou l’école pour réduire le stress de l’enfant.

Si vous apportez des changements et ne constatez pas d’amélioration notable du niveau de stress de l’enfant, parlez-en à votre pédiatre, à un psychologue pour enfants ou à un conseiller familial. Cela est particulièrement vrai si vous vous sentez incapable de gérer les émotions de l’enfant.

Vous pourriez également vouloir consulter les renseignements fournis dans la publication fédérale Faire des plans.

Notre enfant a un tempérament qu’on appelle « lent à s’ouvrir ». Comment pouvons-nous l’aider avec les transitions entre les foyers? Par exemple, cela serait-il une source de confusion pour notre enfant si l’autre parent passait du temps avec lui dans la maison familiale au début?

Le tempérament de votre enfant peut faire en sorte que le passage d’un foyer à l’autre soit plus difficile pour lui, mais la situation dépend aussi beaucoup de son âge et du type de soutien qui lui est offert. Collaborez pour trouver toutes les choses que vous pourriez faire chacun de votre côté et ensemble, de sorte que les enfants soient le plus à l’aise possible avec le calendrier. S’ils sont d’âge préscolaire ou scolaire, discutez avec eux de ce qu’ils trouvent difficile et de ce qu’ils trouvent correct lorsqu’ils passent d’un foyer à l’autre ou d’un endroit à l’autre. Demandez à votre enfant ce qui l’aiderait à se sentir mieux à l’égard des changements.

Dans le cas d’un jeune enfant, et s’il n’y a pas d’antécédents de relations parentales, le temps passé avec l’enfant peut commencer au domicile du parent qui s’occupe de lui, si cela ne présente pas de danger. Augmentez progressivement ce temps et passez au domicile de l’autre parent une fois qu’une confiance suffisante se sera établie. Une alternance de séjours courts et longs peut être un moyen ou une prochaine étape pour faciliter le processus de transition.

Que dois-je faire si l’autre parent parle à nos enfants de la séparation ou de moi d’une manière qui n’est pas saine ni appropriée pour l’âge de nos enfants?

Essayez d’aborder la question en privé avec l’autre parent, si cela ne présente pas de danger. Si la communication entre vous est difficile, vous pouvez écrire une lettre ou un courriel, ce qui vous permet de choisir vos mots avec soin et permet à l’autre personne de réfléchir au message sans être sur la défensive ou réagir d’une manière négative à votre égard. Si vous faites appel à un médiateur ou à un avocat, celui-ci peut également vous aider à fixer des « règles de base » pour vous parler ou prendre des décisions ensemble. Si rien de tout cela ne fonctionne, rappelez-vous que vous ne pouviez pas contrôler le comportement de l’autre parent lorsque vous étiez en couple et que vous ne le pourrez pas plus maintenant. Il est préférable de vous concentrer sur votre relation avec votre enfant.

À quel moment la plupart des enfants arrivent-ils à surmonter la séparation ou le divorce?

Une séparation ou un divorce est un processus et non un événement isolé. Les parents mettent souvent de deux à trois ans à se sentir mieux après une séparation ou un divorce. Les enfants mettent aussi autant de temps à se sentir mieux. Bien que les sentiments de vos enfants concernant la séparation ou le divorce deviennent progressivement moins vifs, vous ne devez pas vous attendre à ce qu’ils disparaissent. Il se peut que vos enfants continuent d’avoir des questions ou d’être bouleversés du fait que les choses sont différentes de ce qu’elles étaient avant. Plus il y a de colère et de discorde entre l’autre parent et vous, plus votre enfant mettra de temps à s’adapter et plus il lui sera difficile de regarder l’avenir avec confiance.

Comment puis-je faire en sorte que l’autre parent commence à suivre les directives que nous avons apprises dans le cours Pour l’amour des enfants?

Concentrez-vous sur ce que vous pouvez contrôler, c’est-à-dire votre relation avec votre enfant. Bien que vous puissiez constater qu’il y a encore beaucoup de choses à améliorer dans la façon dont l’autre parent s’occupe de votre enfant, vous ne pourrez pas lui dire quoi faire. Vous pouvez discuter avec lui des directives, de ce qu’elles vous ont fait ressentir et de ce que vous espérez accomplir pour votre enfant et vous-même, et voir si cela ouvre la porte à une conversation. Vous pouvez également demander à votre co-parent de se joindre à vous dans un processus de médiation ou de consultation pour essayer de mettre en pratique certaines des directives. Principalement, vous pouvez essayer de bien vous comporter et voir si votre exemple encourage votre co-parent à agir comme vous.

Selon le contenu du cours, les changements devraient se produire lentement. Cependant, nous avons mis une éternité à nous séparer, et je vis maintenant une belle relation avec quelqu’un d’autre. Je pense que c’est la bonne personne, et je veux que notre enfant connaisse la personne avec laquelle je passe autant de temps. Ne pensez-vous pas que cacher la relation est pire que de présenter la personne?

Comme pour tout ce qui concerne la séparation et le divorce, la meilleure réponse est « cela dépend ». En général, le fait de présenter une personne trop tôt peut compliquer considérablement la relation entre votre enfant et cette personne. Votre enfant a besoin de suffisamment de temps pour ne pas se sentir déloyal envers l’autre parent. Si la nouvelle personne entre dans la famille au moment de la séparation ou juste après, on peut lui reprocher – avec raison ou non – d’avoir contribué à la rupture. De plus, vous avez besoin de temps pour voir si vous vivez un rebond ou une relation « pansement » – vous êtes amoureux de la première personne qui vous fait vous sentir bien à un moment où vous vous sentez très vulnérable. Une nouvelle rupture sera difficile pour vous et vos enfants. Il est préférable de prendre votre temps.

Le système juridique

Comment peut-on faire respecter un plan de parentage?

Qu’il s’agisse d’une entente écrite ou d’une partie d’une ordonnance judiciaire, l’intention et l’objectif du plan de parentage sont d’avoir un plan stable dans la mesure où il convient aux enfants et aux parents. Si des problèmes surviennent, vous pouvez d’abord vous adresser à la personne-ressource que vous avez désignée dans votre plan pour vous aider à régler vos différends. Dans l’idéal, les deux parents collaboreront dans le but de résoudre le problème. Ils doivent discuter des ajustements possibles pour améliorer le plan. En cas d’échec des discussions, les parents peuvent s’adresser à leurs avocats.

Si les parents décident de porter leur problème devant les tribunaux, il est important de suivre le plan dans la mesure du possible, jusqu’à ce que le tribunal le modifie. Parfois, le tribunal demandera plus de renseignements sous la forme d’une évaluation familiale pour lui permettre de prendre une décision qui soit dans l’intérêt supérieur des enfants.

Le tribunal peut-il refuser d’accorder du temps de parentage?

Dans la plupart des cas, les enfants ont le droit de passer du temps avec leurs deux parents, quels que soient les sentiments que vous avez l’un pour l’autre. Dans certaines circonstances (p. ex., lorsqu’un parent maltraite ou néglige un enfant, ou dans les cas d’alcoolisme ou de toxicomanie), le tribunal impose des conditions au temps passé par le parent à s’occuper de l’enfant pour assurer sa sécurité lorsqu’il est avec lui. Par exemple, le tribunal peut ordonner que le temps de parentage soit supervisé ou que le parent ne consomme pas d’alcool pendant son temps de parentage. Le tribunal refusera d’accorder du temps de parentage uniquement dans des cas extrêmes.

Que faire si l’autre parent de mon enfant rend mon temps de parentage difficile ou impossible?

En général, un parent n’a pas le droit de perturber le temps de parentage de l’autre parent. Si le parent avec lequel les enfants habitent la plupart du temps ne permet pas à l’autre parent de voir les enfants, le tribunal peut préciser les mesures à prendre pour résoudre la situation.

Puis-je refuser le temps de parentage à l’autre parent de notre enfant s’il ne paie pas la pension alimentaire pour enfants?

Non. Bien que cela puisse vous sembler juste lorsque vous êtes en colère ou lorsque vous éprouvez de la compassion pour votre enfant, il n’existe aucun lien juridique entre le temps de parentage de l’autre parent et le paiement ou non d’une pension alimentaire pour enfants.

Que faire si mes revenus changent et que je ne peux plus payer le même montant de pension alimentaire pour enfants?
  • Les parents révisent souvent leur pension alimentaire pour enfants chaque année et ajustent les paiements en cas de changements pendant l’année. Quand les circonstances changent, par exemple, en cas d’augmentation ou de diminution importante des revenus, les parents peuvent avoir besoin de renégocier immédiatement la pension alimentaire pour enfants.
  • En fonction des tables et de vos nouveaux revenus, déterminez un nouveau montant de pension alimentaire pour enfants et discutez-en avec l’autre parent pour voir si vous vous entendez sur la modification du paiement. Vous pouvez choisir d’utiliser un mode de règlement des litiges (p. ex., médiation) pour faciliter la discussion.
  • S’il existe une ordonnance judiciaire qui établit votre obligation alimentaire envers les enfants, vous pouvez faire changer (modifier) cette ordonnance. Si l’ordonnance alimentaire au profit d’un enfant est inscrite auprès du Programme d’exécution des obligations alimentaires, vous devez communiquer avec le bureau du programme pour vous assurer que son personnel dispose des renseignements et documents nécessaires pour administrer le montant exact de la pension alimentaire pour enfants. Dans bien des cas, vous devrez demander au tribunal de modifier votre ordonnance.
  • Vous pourriez être admissible au Service des aliments pour enfants, qui ajuste (recalcule) la pension alimentaire pour enfants en fonction des renseignements sur les revenus des parties. Dans la plupart des cas, ce service ajuste régulièrement la pension alimentaire pour enfants en fonction de la date anniversaire de sa fixation.
Pour qui la médiation fonctionne-t-elle le mieux?

La médiation familiale permet de résoudre les différends entre les parents. Les parents parviennent à un accord dans 50 à 90 % des cas, la plupart des rapports faisant état d’un taux de réussite d’environ 80 % et d’une grande satisfaction de la clientèle à l’égard du processus. La médiation est efficace, qu’elle ait lieu tôt ou tard dans la procédure judiciaire, bien que la plupart des experts s’entendent pour affirmer qu’il est mieux de commencer la médiation le plus tôt possible.

Il arrive que la médiation s’avère parfois infructueuse. Quand un parent (ou les deux) est très méfiant envers l’autre, ne voit pas l’intérêt d’une participation continue d’un parent à la vie de l’enfant, ou retient des renseignements financiers importants ou des renseignements sur l’enfant, il est peu probable de parvenir à une entente. Lorsqu’il existe un conflit important (mais non violent) entre les parents, il importe que les médiateurs aient une expérience de travail dans des situations très conflictuelles.

En cas de conflit permanent entre les parents, les médiateurs doivent posséder une expérience de travail dans des situations très conflictuelles afin de comprendre la situation et d’aider les parents à y faire face. Lorsqu’il y a des antécédents de violence familiale, la médiation n’est habituellement pas recommandée. Tout de même, cela peut parfois fonctionner pour une famille si la violence a cessé, si chacun des auteurs d’actes violents a reçu des services de consultation et du soutien pour régler le comportement violent, et si les médiateurs ont suivi une formation spécialisée dans le travail avec les familles ayant des antécédents de violence.

Quelle est la différence entre la médiation et le recours au droit familial collaboratif?
  • Dans la médiation, un tiers neutre vous aide à prendre des décisions. En droit familial collaboratif, les deux parents sont représentés par des avocats.
  • Dans la médiation, le médiateur ne donne pas de conseils juridiques et ne défend pas les intérêts de l’un ou l’autre des parents. Le médiateur prépare les ententes, et les parents peuvent ensuite les examiner avec des avocats avant de soumettre les documents au tribunal. En droit familial collaboratif, les avocats sont présents tout au long du processus.
  • Le plus souvent, la médiation est utilisée dans des situations peu ou modérément conflictuelles. Les couples dont le niveau de conflit est plus important peuvent recourir à la médiation s’ils restent concentrés sur les besoins de leurs enfants. Ceux qui veulent éviter le tribunal, mais qui ont besoin d’un guide ou d’un avocat pour les aider dans leurs discussions, peuvent considérer que le droit familial collaboratif convient mieux à leur situation.

Plans parentaux

Si j’accepte un parentage partagé (et une alternance des résidences), n’aurai-je pas droit à une pension alimentaire pour enfants moins élevée?

Le type d’arrangement sur le temps de parentage que vous choisirez a effectivement une incidence sur le calcul de la pension alimentaire pour enfants. L’idée est que si votre co-parent souhaite la garde partagée, il passera beaucoup plus de temps avec les enfants et sera responsable des dépenses lorsqu’ils sont à sa charge. Si le tribunal est invité à fixer la pension alimentaire pour enfants dans une cause de garde partagée, il examinera le montant de la table des pensions alimentaires en fonction des revenus de chaque parent, du coût plus élevé lié à un partage du temps de parentage, y compris les dépenses que chaque parent fait pour les enfants, et des ressources, des besoins et, d’une façon générale, de la situation de chaque parent et de l’enfant. Si vous envisagez une entente sur le partage du temps de parentage, vous pouvez consulter votre avocat pour déterminer en quoi la pension alimentaire pour enfants peut différer d’une entente où vous êtes le principal responsable des enfants. En fin de compte, le meilleur plan de parentage est celui qui est dans l’intérêt supérieur de votre enfant.

Quel type d’arrangement parental est le meilleur pour notre enfant?

Il n’y a pas de solution unique qui convienne à tous les enfants ou à toutes les familles. Un arrangement qui fonctionne bien pour votre enfant aujourd’hui peut ne plus convenir à votre enfant (ou à votre famille) dans six mois ou un an.

Un plan de parentage est-il toujours nécessaire?

L’élaboration d’un plan de parentage est recommandée, quelle que soit l’approche que vous utilisez pour négocier et réorganiser vos responsabilités parentales.

Considérer ce qui est important pour vos enfants et vous-mêmes en tant que parents et discuter des priorités dès le début permet à chacun des parents de formuler et d’examiner des propositions. L’élaboration d’un bon plan de parentage vous aidera à réfléchir aux besoins de vos enfants et à la manière dont vous continuerez à les élever séparément et ensemble.

La négociation d’un plan de parentage précis est fortement encouragée, surtout si vous vivez des situations très conflictuelles en tant que co-parents, ou si vous pensez que la situation pourrait se détériorer. Même dans le cas de parents ayant peu de désaccords ou de difficultés de communication, un plan de parentage pourrait être un outil sur lequel vous pourrez vous appuyer pendant les périodes particulièrement stressantes.

Un plan de parentage est une obligation pour procéder devant les tribunaux du Manitoba dans les cas où les parents ne s’entendent pas sur les arrangements parentaux. Chacun des parents doit alors établir un plan de parentage.

Quand notre très jeune enfant doit-il commencer à passer la nuit chez son autre parent ou à se faire garder plus longtemps, surtout si c’est moi qui ai assuré la plus grande partie de la garde jusqu’à présent?

Il n’y a pas de réponse unique à cette question. Tout dépend de l’âge de l’enfant, de son tempérament, de votre relation avec votre co-parent et de nombreux autres facteurs. Presque tous les experts s’accordent à dire qu’à l’âge de trois ans, les enfants sont d’accord pour passer la nuit chez leur autre parent. De nombreux experts pensent qu’il est acceptable de commencer à faire passer la nuit à un enfant chez son autre parent même bébé, si le parent s’en occupe avec soin (p. ex., horaires de repas et de sommeil similaires d’un foyer à l’autre) et si le parent le moins connu connaît très bien l’enfant et ses habitudes.

Mais surtout, si les parents et les enfants sont en contact les uns avec les autres – c’est-à-dire, si le parent qui souhaite garder l’enfant la nuit a déjà pris soin de l’enfant et que celui-ci les reconnaît et réagit bien à sa présence, il y a de fortes chances que les nuitées soient positives pour votre enfant. Les parents pourront lentement allonger les séjours, tout en surveillant la réaction de leur enfant.

Souvent, les périodes de garde paraîtront trop longues à un parent et trop courtes ou trop tardives à l’autre. Vous pourriez envisager des périodes de parentage très régulières (tous les jours si possible ou tous les deux ou trois jours), et des nuitées à l’occasion. Le parent le moins connu et l’enfant peuvent apprendre à mieux se connaître grâce aux moyens que leur offre la routine de soir (p. ex., repas, bains, sommeil).

À quel âge les enfants devraient-ils avoir leur mot à dire?

Même les très jeunes enfants peuvent indiquer leurs préférences dans le cadre d’enjeux de moindre importance (p. ex., quels jouets apporter dans leur nouvelle maison ou quelle couleur peindre leur nouvelle chambre). Les enfants d’âge scolaire doivent pouvoir s’exprimer sur les activités sociales ou sportives qu’ils préfèrent. Les adolescents souhaitent généralement exprimer leurs idées sur des questions plus importantes (p. ex., où aller à l’école et où passer les fins de semaine). Le tribunal tient compte des idées et des souhaits d’un enfant, en prenant en considération son âge et son niveau de maturité, ainsi que d’autres facteurs. Même s’il n’y a pas d’âge précis pour demander son opinion à un enfant, plus l’enfant est mature et âgé, plus son opinion compte.

Si vous ne savez pas comment faire en sorte que vos enfants parlent sans dire ce qu’ils pensent que les adultes veulent entendre, vous devriez demander l’aide d’un médiateur, d’un médecin spécialiste du développement de l’enfant ou d’un conseiller pédagogique.

Notre enfant est inscrit à plusieurs activités parascolaires, et il les adore. Depuis que nous vivons séparés en tant que parents, mon co-parent a le sentiment que ces activités le privent de son temps de parentage. Il pense que cela ne fera rien de mal si notre enfant manque des cours et des parties. Que pouvons-nous faire?

Il est compréhensible qu’un parent souhaite passer le plus de temps de qualité possible avec son enfant, peu importe ce qui se passe dans la famille. Ce souhait est probablement plus apparent qu’avant, car votre enfant a besoin de partager son temps et son univers entre deux foyers. L’essentiel est de rester concentré sur les besoins de votre enfant en tant que parents, d’être flexibles et d’écouter l’autre activement pour comprendre ses préoccupations, tout en essayant de trouver ce qui fonctionnera le mieux pour tout le monde. Si vous avez besoin d’aide pour accomplir l’une ou l’autre de vos tâches de coparentage, un médiateur ou un conseiller parental pourrait vous aider.

À quel moment du processus doit-on demander à l’enfant de donner son avis, et sur quels sujets?

Certains enfants auront des opinions bien arrêtées dès le départ. D’autres auront besoin de voir à quoi ressemble la nouvelle situation avant de savoir ce qu’ils en pensent. Il peut être très utile de consulter un médiateur ou un médecin spécialiste du développement de l’enfant dans ces situations. Il suffit habituellement de quelques séances pour obtenir un avis professionnel. Les enfants vous donneront également des indices sur le moment où ils seront prêts à parler. Il vous suffit de les écouter. Ne demandez pas aux enfants si vous devriez vous séparer ou divorcer, ni avec quel parent ils veulent vivre. Ce genre de situation est stressant pour l’enfant. Autrement, vous pouvez demander aux enfants leur avis sur de nombreux sujets. Les jeunes enfants peuvent être consultés sur des choix simples, tandis que les enfants plus âgés peuvent être interrogés sur des choix complexes, comme l’horaire de chaque parent avec l’enfant.

En parlant aux enfants de leurs idées, les parents doivent leur rappeler que les décisions finales incombent aux parents et les rassurer à ce sujet.

Sécurité

Que faire s’il y a eu des agressions physiques ou des cris, des insultes ou du dénigrement dans notre maison? L’autre parent de mon enfant souhaite avoir des périodes régulières de parentage, mais cela me semble dangereux.

Lorsqu’il y a eu des mauvais traitements ou de la violence conjugale dans votre maison, qu’il s’agisse de violence physique ou psychologique, cela change la façon de préparer un plan de parentage. Il n’est pas dans l’intérêt supérieur des enfants de suivre un plan dans lequel l’un des parents ou les enfants eux-mêmes ne se sentent pas en sécurité. En pareil cas, vous devriez insister pour faire appel à un conseiller professionnel, à un médiateur ayant l’expérience des divorces complexes et de la violence conjugale ou à un avocat avant d’accepter un plan ou toute modification de plan. Si vous avez trop peur pour vous affirmer en ce sens, demandez de l’aide.

Si quelqu’un dans votre maison est en danger, composez le 911. Si vous ou quelqu’un que vous connaissez êtes victime de mauvais traitements, communiquez avec le Service téléphonique d’aide en cas de violence familiale, un service provincial confidentiel, gratuit et accessible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, en composant le 1 877 977-0007.

Si vous n’êtes pas sûr qu’un comportement soit néfaste pour un enfant, appelez les Services à l’enfant et à la famille au 1 866 345-9241 pour obtenir de plus amples renseignements. Lorsque des enfants ont été témoins de mauvais traitements, les Services à l’enfant et à la famille peuvent faire une évaluation visant à les protéger.

Vous trouverez des ressources d’aide en cas de violence conjugale sur le site Web « Droit de la famille Manitoba » à l’adresse suivante : www.gov.mb.ca/familylaw/fr/safety/. Pour obtenir de plus amples renseignements ou de l’aide, communiquez avec un guide de la famille par courriel à l’adresse GetGuidance@gov.mb.ca ou par téléphone au 204 945-2313, à Winnipeg, ou au 1 844 808-2313 (sans frais), au Manitoba.