ours polaire

On estime à environ 935 individus la population d'ours polaires de la région occidentale de la baie d'Hudson, une zone allant de la frontière entre le Manitoba et l'Ontario à l'inlet Chesterfield au Nunavut.

La majorité de la population passe la plus grande partie de l'année - de la mi-novembre à la mi-juillet - sur la glace de la baie d'Hudson. Faisant exception à cette habitude, les femelles gestantes passent sur la terre ferme la période de la mi-novembre à mars dans des tanières de mise bas, puis gagnent la glace de mer avec leurs oursons. De la mi-juillet à la mi-novembre, toute la population est repoussée vers les zones côtières adjacentes au fur et à mesure de la disparition des glaces. Les plus grandes concentrations durant cette période se produisent entre le fleuve Nelson et la ville de Churchill.

La demande est élevée dans le secteur des activités touristiques, car la région de Churchill offre des occasions extraordinaires d'observation des ours blancs. Le nombre de voyagistes et de véhicules autorisés dans les zones particulièrement achalandées de l'est de la ville continue d'être limité. Des mesures sont également prises pour limiter les déplacements aux sentiers existants, désigner certaines zones comme étant interdites, et appliquer plus activement l'interdiction de l'appâtage.

L'état et la productivité des ours ont diminué régulièrement au cours de la dernière décennie. Le poids d'automne de toutes les catégories d'âge chez les deux sexes a diminué, et une baisse constante a été observée dans le poids de printemps des femelles adultes qui quittent la zone de mise bas avec des petits. Le taux de reproduction des femelles a également diminué, de même que le taux de survie des oursons. Des chercheurs du Service canadien de la faune continuent d'étudier cette tendance et ses causes possibles.

Le Manitoba place l’ours polaire sur la liste des espèces menacées en vertu de la Loi sur les espèces et les écosystèmes en voie de disparition, et sur celle des espèces protégées en vertu de la Loi sur la conservation de la faune. Le personnel de la Province participe au Comité technique fédéral et provincial sur l’ours blanc et au Comité administratif qui se réunissent chaque année pour discuter des questions de gestion des ours polaires.

La protection des ours polaires du Manitoba et de leur habitat a également été améliorée grâce à :

  1. la délivrance de permis aux exploitants d’entreprises d’écotourisme en vertu de la Loi sur les exploitants d’entreprises touristiques axées sur la nature et la réglementation de leurs activités, afin
  2. la réglementation de l’obtention, de la détention et de l’exportation d’ours polaires vivants en vertu de la Loi sur la protection des ours polaires.

Le Manitoba ne permet pas la capture d'ours polaires, à des fins récréatives ou commerciales, dans la province. Afin de protéger la population et les biens au site de Churchill, le Manitoba doit malheureusement éliminer des ours qui posent des problèmes. Le nombre d'animaux ainsi abattus ou déplacés reste faible et n'a pas d'incidence sur la population.

En décembre 2009, le Manitoba a annoncé un investissement de 31 millions de dollars pour la création d’un Centre international de conservation des ours polaires au zoo du parc Assiniboine.

De plus amples renseignements sur les ours polaires peuvent être obtenus en consultant la base de données des espèces (en anglais seulement) du Centre de données sur la conservation du Manitoba.

Les incidences du changement climatique sur les ours polaires dans la baie d'Hudson

Grâce aux efforts des biologistes du Service canadien de la faune, les ours polaires de l'ouest de la baie d'Hudson forment l'une des populations d'ours polaires les mieux étudiées du monde. Certains résultats de ces études sont troublants. On a observé dans l'Arctique une tendance au réchauffement qui a entraîné chaque décennie une réduction de 3 % de l'étendue de la banquise depuis 1970. Conjugués à une débâcle printanière qui se produit maintenant environ trois semaines plus tôt que ne l'indiquent les annales, ces changements ont des conséquences graves pour les ours polaires.

Les ours de la baie d'Hudson vivent sur la glace, où ils chassent des phoques, pendant l'hiver et au début de l'été. À la fonte des glaces, ils gagnent la terre ferme et survivent avec la graisse accumulée jusqu'à l'hiver suivant quand ils peuvent de nouveau chasser le phoque sur la glace. La plupart des ours jeûnent pendant environ quatre mois, mais les femelles gestantes restent sur la terre ferme pour mettre bas et jeûnent environ huit mois. La débâcle hâtive des glaces diminue le temps dont ils disposent pour chasser et améliorer leur état physique, et l'allongement des périodes sans glace rallonge celle pendant laquelle les ours jeûnent sur la côte. Des études montrent que, pour chaque semaine d'avance de la débâcle, les ours arrivent sur la terre ferme plus légers de dix kilos et donc en moins bon état.

Du temps plus chaud à la baie d'Hudson peut avoir d'autres effets catastrophiques sur les ours polaires. Les pluies de printemps peuvent causer l'effondrement de la tanière de mise bas avant le départ de la mère et de l'ourson et peuvent influer sur les tanières de mise bas du phoque annelé, proie principale de l'ours polaire du Manitoba. Si la population de phoques annelés diminuait à cause de cela, la population d'ours polaires baisserait à son tour.

Le temps plus chaud peut aussi causer une augmentation du nombre de feux de forêt et de broussailles dans les zones où les ours polaires creusent les tanières de mise bas dans la tourbe. Les incendies causent la fonte du pergélisol et, sans racines et autres débris végétaux pour consolider les toits, il est fréquent que les tanières s'effondrent. Il peut falloir 70 ans après un feu pour qu'un nombre suffisant d'arbres et d'arbustes ait repoussé et permette d'utiliser à nouveau les sites de mise bas.

Il est possible, si notre société ne fait rien pour réduire l'émission de gaz à effet de serre, que le réchauffement de la planète qui en découle puisse un jour avoir pour conséquence que l'état des glaces à la baie d'Hudson ne permette plus de faire vivre une population d'ours polaires.

Grâce aux efforts des biologistes du Service canadien de la faune, les ours polaires de l'ouest de la baie d'Hudson forment l'une des populations d'ours polaires les mieux étudiées du monde. Certains résultats de ces études sont troublants. On a observé dans l'Arctique une tendance au réchauffement qui a entraîné chaque décennie une réduction de 3 % de l'étendue de la banquise depuis 1970. Conjugués à une débâcle printanière qui se produit maintenant environ trois semaines plus tôt que ne l'indiquent les annales, ces changements ont des conséquences graves pour les ours polaires.

Les ours de la baie d'Hudson vivent sur la glace de la chasse des phoques pendant l'hiver et au début de l'été. À la fonte des glaces, ils gagnent la terre ferme et survivent avec la graisse accumulée jusqu'à l'hiver suivant quand ils peuvent de nouveau chasser le phoque sur la glace. La plupart des ours jeûnent pendant environ quatre mois, mais les femelles gestantes restent sur la terre ferme pour mettre bas et jeûnent environ huit mois. La débâcle hâtive des glaces diminue le temps dont ils disposent pour chasser et améliorer leur état physique, et l'allongement des périodes sans glace rallonge celle pendant laquelle les ours jeûnent sur la côte. Des études montrent que, pour chaque semaine d'avance qui raccourcit la période précédant la débâcle, les ours arrivent sur la terre ferme plus légers de dix kilos et donc en moins bon état.

Du temps plus chaud à la baie d'Hudson peut avoir d'autres effets catastrophiques sur les ours polaires. Les pluies de printemps peuvent causer l'effondrement de la tanière de mise bas avant le départ de la mère et de l'ourson et peuvent influer sur les tanières de mise bas du phoque annelé, proie principale de l'ours polaire du Manitoba. Si la population de phoques annelés diminuait à cause de cela, la population d'ours polaires baisserait à son tour.

Le temps plus chaud peut aussi causer une augmentation du nombre de feux de forêt et de broussailles dans les zones où les ours polaires creusent les tanières de mise bas dans la tourbe. Les incendies causent la fonte du pergélisol et, sans racines et autres débris végétaux pour consolider les toits, il est fréquent que les tanières s'effondrent. Il peut falloir 70 ans après un feu pour qu'un nombre suffisant d'arbres et d'arbustes ait repoussé et permette d'utiliser à nouveau les sites de mise bas.

Il est possible, si notre société ne fait rien pour réduire l'émission de gaz à effet de serre, que le réchauffement de la planète qui en découle puisse un jour avoir pour conséquence que l'état des glaces à la baie d'Hudson ne permette plus de faire vivre une population d'ours polaires.

Protection de l'ours blanc au Manitoba

Le Manitoba et le Canada sont parties à un certain nombre d'accords sur la protection des ours polaires et le Manitoba dispose d'un cadre législatif et d'une politique solide pour la protection des ours polaires et des résidents de Churchill, la seule localité où des ours et des gens interagissent régulièrement.

Le gouvernement du Manitoba participe activement à la gestion du bien-être des ours polaires grâce à des programmes provinciaux ou à des programmes de coopération avec d'autres gouvernements.

Développement durable Manitoba doit parfois retirer des ours polaires de Churchill afin de protéger les humains et les biens et doit concilier les avis contradictoires de l'opinion publique sur le placement dans les zoos et le bien-être des animaux.

Les préoccupations quant au statut et à l'utilisation des ours polaires en situation de captivité ont entraîné un élargissement et un renforcement des lois et règlements provinciaux. La Loi sur la protection des ours polaires et ses règlements d'application sont entrés en vigueur en 2002 et ont été mis en place spécifiquement pour empêcher l'utilisation des ours polaires d'une manière inacceptable, par exemple par un cirque. La réglementation permet que les oursons orphelins de l'année soient donnés à des zoos qui respectent ou surpassent les normes d'installation et d'élevage spécifiées et interdit la capture d'ours polaires spécifiquement pour en faire don à un zoo. Les normes du Manitoba sur les installations et l'élevage ont été largement saluées comme parmi les meilleures normes publiées du monde. La loi reconnaît la contribution des zoos à la conservation de la faune et à l'éducation dans ce domaine et le fait que les zoos utilisant des installations et des pratiques d'élevage appropriées peuvent offrir une qualité de vie acceptable aux ours polaires.

Une étude sur les parents adoptifs, menée par un organisme britannique de protection des animaux, The Born Free Foundation, en collaboration avec Développement durable Manitoba, a eu lieu dans la région de Churchill entre 2000-2001 et 2009-2010 afin de déterminer si les ourses avec un ourson en bonne santé acceptaient d'accueillir un second ourson orphelin. L'étude a pris fin en 2010 en raison d'un manque de réussite.

Ententes et accords, législation et politique en matière de protection des ours polaires au Manitoba

Protection des zones de mise bas

  • Grâce à la création du parc national Wapusk en 1996 et au transfert de terres de la Couronne provinciale à la Couronne fédérale qui s'est achevé en mars 1998, la majorité des zones de mise bas au Manitoba est maintenant sous la protection de Parcs Canada. Les zones de mise bas en dehors du parc national Wapusk demeurent sous la compétence du Manitoba et se trouvent maintenant dans la zone de gestion de la faune de Kaskatamagan, qui contient l'ancienne zone de gestion de la faune du cap Tatnam, cette dernière ayant été renommée et étendue vers l'intérieur des terres en 2009. Les objectifs de gestion sont de protéger l'environnement afin de conserver des populations fauniques viables et de fournir des activités de loisirs d'une manière durable.

Loi sur la conservation de la faune

  • Les ours polaires ont de tout temps bénéficié d'une forme de protection au Manitoba, car ils constituent de la faune au sens de la Loi sur la conservation de la faune, c'est-à-dire, qui se trouve naturellement à l'état sauvage au Manitoba.
  • La chasse et l'abattage de l'ours polaire ont d'abord été interdits en 1949, lorsque la chasse a été réservée aux authentiques résidents de la zone côtière la baie d'Hudson.
  • En 1954, les Autochtones se sont vu interdire la vente ou toute autre forme d'élimination des ours polaires ou de parties d'ours polaire et toute personne non autochtone s'est vu interdire la possession d'un ours polaire ou d'une partie d'un tel animal.
  • En 1963, l'ours polaire a été désigné comme appartenant à une espèce ou un type énoncé à la section 1 de l'annexe A, « gros gibier ». Cette désignation a été faite principalement pour des raisons de cohérence avec ce qui se fait pour d'autres grands mammifères, généralement considérés comme étant des espèces de gros gibier. Le Manitoba n'a jamais eu de saison de chasse sportive ou de piégeage pour les ours polaires malgré cette classification.
  • En 1991, le statut de l'espèce classée à l'annexe A de la loi est passé de celui de « gros gibier » à celui d'« espèce protégée ». Ce changement de statut, qui n'a pas conféré de protection supplémentaire, avait pour but d'indiquer que la chasse de cette espèce est interdite au Manitoba. Il était compatible en outre avec le statut interprovincial, national et international de l'espèce.

Loi sur la protection des ours polaires

La Loi sur la protection des ours polaires a reçu la sanction royale le 2 août 2002. La loi :

  • fixe les motifs pour lesquels on peut se procurer un ours polaire ou en considérer la mise en captivité (but éducatif, scientifique ou autre réputé être dans l'intérêt public), et l'ordre de priorité d'une telle mise en captivité (provincial, national ou international);
  • établit des interdictions, dans la mesure où une autorité provinciale est habilitée à réglementer ces questions, dans le respect des considérations extraterritoriales, comme l'utilisation d'un ours polaire vivant en violation des politiques ou des lois du Manitoba;
  • énonce les règlements que peut prendre le ministre concernant des questions telles que l'admissibilité à un permis et les normes applicables aux installations et aux soins qu'un organisme doit respecter pour avoir le droit de recevoir un ours polaire.
Accords internationaux

Accord sur la conservation des ours polaires et de leur habitat et Groupe de spécialistes des ours polaires de l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN)

  • La gestion des ours polaires est guidée par l'accord sur la conservation des ours blancs (polaires) et de leur habitat, signé à Oslo (Norvège) en 1973 par les cinq pays de la zone polaire (Canada, Danemark, Norvège, États-Unis, et l'ancienne URSS). L'accord constitue un plan d'action pour la gestion de l'ours polaire.
  • Le Groupe de spécialistes des ours polaires de l'UICN a été créé officiellement sous l'égide de la Commission de la sauvegarde des espèces, de l'UICN, en 1968. Son travail a servi de base à l'accord de 1973 et le groupe continue de fournir des conseils éclairés sur la gestion des ours polaires.
  • Le Groupe de spécialistes des ours polaires de l'UICN comprend actuellement 24 membres, tous des chercheurs des cinq nations signataires de l'Accord. Ils se réunissent tous les trois à cinq ans pour discuter de questions relatives à la recherche sur les ours polaires et à leur gestion dans toute son aire de distribution. La dernière réunion a eu lieu au Danemark en juin 2009. Le groupe invite des spécialistes lorsqu'il le juge nécessaire pour résoudre des questions particulièrement préoccupantes sur le plan des recherches et de la gestion..

CITES

  • La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (1973) (CITES) est en vigueur depuis juillet 1975.
  • Les ours polaires sont visés à l'Annexe II de la Convention (« toutes les espèces qui, bien que n'étant pas nécessairement menacées actuellement d'extinction, pourraient le devenir si le commerce des spécimens de ces espèces n'était pas soumis à une réglementation stricte ayant pour but d'éviter une exploitation incompatible avec leur survie »).
  • Depuis juillet 1975, le gouvernement du Canada tient, en délivrant des permis, un registre permanent de tous les ours blancs, des fourrures d'ours blanc et de tout autre produit issu de l'ours blanc légalement exportés du Canada ou importés au Canada.
Ententes, accords et programmes nationaux et intergouvernementaux

Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC)

  • Le COSEPAC attribue, au niveau national, le statut d'espèce en péril au Canada. Ce comité est composé de membres d'organismes fédéraux, provinciaux, territoriaux et privés, ainsi que de spécialistes indépendants.
  • Le COSEPAC a désigné l'ours polaire espèce « non à risque » en 1986, puis l'a placé dans le groupe des espèces « vulnérables » en 1991. Aucun changement de statut n'a été recommandé dans une mise à jour du rapport de situation sur l'ours blanc (ours polaire) soumis au sous-comité des spécialistes des mammifères du COSEPAC à l'été 1998 (Stirling et Taylor, 1999). En avril 1999, le COSEPAC a de nouveau désigné l'ours polaire espèce « vulnérable ».
  • Les désignations des espèces ont été récemment modifiées, la catégorie « préoccupante » remplaçant l'ancienne catégorie « vulnérable ». Par conséquent, l'ours polaire figure maintenant parmi les espèces « préoccupantes » dans la liste du COSEPAC. Les espèces préoccupantes présentent des caractéristiques qui les rendent particulièrement sensibles à des activités humaines ou à des événements naturels qui pourraient mener à la menace d'extinction.

Comité technique de l'ours blanc et Comité administratif sur l'ours blanc (comités fédéraux-provinciaux)

  • Le Manitoba participe au Comité technique de l'ours blanc et au Comité administratif sur l'ours blanc qui se réunissent chaque année pour discuter des questions de gestion des ours polaires.
Programme Alerte aux ours polaires, Churchill (Manitoba)

Programme Alerte aux ours polaires, Churchill (Manitoba)

Les ours polaires patrouillent les glaces de la baie d'Hudson, chassant le phoque. À la fonte des glaces, en juillet, les ours regagnent la terre ferme. Ils y restent jusqu'au gel de la baie à la fin novembre. Durant leur présence sur la terre ferme, les ours se nourrissent peu et sont plutôt inactifs. Aux environs de l'automne, ils commencent à se déplacer vers le nord en longeant la côte et se rassemblent là où se forment les premières glaces de l'hiver. Cette migration annuelle amène de nombreux ours dans la ville de Churchill chaque année.

Animal intelligent, l'ours polaire acquiert les comportements qui sont essentiels à sa survie. Certains comportements associés à la ville de Churchill (la chasse aux déchets à la décharge ou dans le village) ne sont pas nécessaires à la survie de l'ours et peuvent créer une situation potentiellement dangereuse, voire mortelle, pour les ours et les humains. Pour gérer cette cohabitation des humains et des ours, Développement durable Manitoba met en œuvre le Programme Alerte aux ours polaires, qui vise les objectifs suivants :

  • protéger les gens et les biens contre les dangers que pose la présence des ours polaires,
  • assurer la conservation des ours polaires et éviter le harcèlement injustifié et l'abattage d'ours,
  • éviter que les ours polaires dans la région de Churchill deviennent dépendants de la recherche de déchets pour se nourrir ou ne commencent à présenter d'autres problèmes de comportement,
  • protéger le personnel de Développement durable Manitoba qui travaille à la mise en œuvre du programme Alerte aux ours polaires.

À caractère préventif, le programme Alerte aux ours polaires (en anglais seulement) vise à minimiser les risques d'interactions dangereuses ou inattendues entre les humains et les ours polaires. Pour atteindre cet objectif, une zone de surveillance dans laquelle les ours polaires ne sont pas autorisés a été créée autour de Churchill et de l'ancienne décharge. Le personnel de Développement durable Manitoba répond aussi aux demandes formulées par le public à l'extérieur de cette zone, si un ours polaire représente une menace. Une ligne d'assistance téléphonique (204 675-2327 ou 204 675-Bear), active 24 heures sur 24, est à la disposition des personnes désirant signaler la présence d'ours dans la région de Churchill.

Quand un ours pénètre dans la zone de surveillance, la première réaction de l'équipe d'Alerte aux ours polaires est de tenter de l'en chasser, le plus souvent au moyen de dispositifs d'effarouchement. Si l'on ne parvient pas à décider l'animal à partir ou s'il n'est pas là lorsque l'équipe arrive, on installe un piège permettant de le capturer vivant. Dans les cas où l'ours présente une menace immédiate, on l'immobilise sur le site au moyen d'un fusil à injection. Quand un ours est capturé, on le place dans une enceinte de confinement construite spécialement à cet effet, appelée installation de confinement (Polar Bear Holding Facility).

L'installation en question permet de détenir les ours polaires qui, posant des problèmes, sont capturés pendant la saison d'alerte aux ours. Cinq cellules à air conditionné servent pendant l'été et une cellule de détention chauffée accueille les oursons orphelins. La garde physique des ours pendant la saison d'alerte aux ours permet aux agents de Développement durable Manitoba de protéger la population tout en veillant au bien-être des ours.

Bien que la capture et le confinement des ours à l'installation retiennent souvent l'attention des médias, les initiatives de dissuasion du Manitoba envers les ours polaires comportent beaucoup d'autres composantes, comme la sensibilisation du public, le contrôle des substances attractives, l'effarouchement des ours et le recours au déconditionnement.

La programme Alerte aux ours polaires (en anglais seulement) commence par des mesures visant à modifier le comportement des gens, et non par un traitement brutal des ours. Le programme du Manitoba est arrivé par tâtonnement aux mêmes principes que les programmes Gare aux ours ou Attention aux ours qui ont été mis en place à l'échelle de l'Amérique du Nord pour permettre aux humains de coexister avec les ours noirs.

Le ministère du Développement durable et la ville de Churchill n'ont ménagé aucun effort pour sensibiliser la population de Churchill et les visiteurs aux ours polaires et à la façon d'éviter les situations potentiellement dangereuses. Ces efforts ont pris la forme de causeries annuelles en salle de classe par des agents des ressources, de publication et de distribution de brochures, ainsi que d'autres documents imprimés et de vidéos, et d'événements spéciaux tels que l'opération portes ouvertes qui a lieu chaque été à l'installation de confinement des ours polaires. En outre, de nombreux panneaux ont été installés pour dissuader les gens d'entrer dans les zones réputées particulièrement dangereuses.

La plupart des années, le nombre d'ours capturés dépassera le nombre d'ours polaires que peut accueillir l'installation de confinement. Quand cela se produit, on transporte des ours par hélicoptère dans le nord-ouest, loin de Churchill. Ils reviennent rarement à Churchill la même année. Quand le gel gagne la baie d'Hudson, tous les ours présents dans l'établissement de confinement des ours polaires sont relâchés sur la glace.

Le nombre d'ours polaires capturés dans le cadre du programme dépend des conditions météorologiques, de l'état de la glace en automne et de la répartition des ours le long de la côte. Avant 2005, le nombre d'ours capturés à Churchill avait augmenté, en raison des automnes plus chauds ou (en 1999) d'un printemps hâtif. Le nombre de captures d'ours à Churchill a diminué depuis la fermeture de la décharge en 2005.

La principale menace, pour les populations d'ours polaire qui vivent dans l'ouest de la baie d'Hudson, est le réchauffement climatique (en anglais seulement). L'augmentation de la température entraîne des changements dans la glace marine, l'habitat préféré de l'ours polaire. C'est sur la glace que les ours peuvent tuer les phoques. Les changements qui touchent la glace et affectent la population de phoques, ou la capacité de l'ours à tuer ces animaux, nuiraient à la population d'ours.