English |
Manitoba

Santé, Aînés et Vie active

Régler la taille de texte à petit Régler la taille de texte à normal Régler la taille de texte à moyen Régler la taille de texte à plus grand
Programme manitobain d'évaluation de la densité osseuse

Contexte

Au cours des dernières années, une attention renouvelée a été accordée à une vieille maladie : l’ostéoporose.  On a longtemps considéré l’ostéoporose comme une composante inévitable du vieillissement; c’est pourquoi peu d’efforts étaient déployés pour détecter la maladie de manière précoce ou pour la traiter. Cette situation a maintenant radicalement changé.  Nos connaissances de la pathophysiologie et des facteurs de risque de l’ostéoporose ont beaucoup progressé. Il existe des techniques précises et non invasives qui permettent de mesurer la masse et la résistance des os; de vastes études cliniques ont confirmé que ces méthodes permettent de prédire le risque de fracture. L’efficacité et la sécurité de nouveaux traitements de l’ostéoporose ont été prouvées dans le cadre d’importantes études aléatoires contrôlées. En résumé, nous avons assisté à une transformation radicale de la façon dont nous considérons l’ostéoporose.

Il n’est pas étonnant que cet intérêt accru pour l’ostéoporose comme maladie traitable ait entraîné une augmentation importante de l’utilisation des ressources médicales qui y sont associées. On estime qu’à l’heure actuelle, seule une petite fraction des patients atteints d’ostéoporose est traitée. Or, l’étendue du problème est énorme. À 50 ans, les femmes en bonne santé ont près de 50 pour cent de risques de subir une fracture ostéoporotique pendant le reste de leur vie et 15 pour cent d’entre elles auront une fracture de la hanche qui entraînera un risque excédentaire significatif de décès, d’admission dans un établissement et de perte d’indépendance. Bien que l’ostéoporose soit traditionnellement considérée comme une maladie touchant les femmes, les hommes peuvent aussi subir des fractures ostéoporotiques; le taux d’atteinte des hommes se chiffre à environ la moitié de celui des femmes. Chaque année, plus de 1 200 Manitobains subissent une fracture de la hanche, toujours en lien avec l’ostéoporose. Un nombre encore plus élevé aura une fracture ostéoporotique ailleurs qu’à la hanche. Les répercussions financières, les pertes d’années de vie et la morbidité associées à ces fractures sont énormes.

Description du programme

Les évaluations de la densité osseuse au Manitoba sont actuellement effectuées dans le cadre d’un programme unique. Ce programme relève du président du département de radiologie de l’Office régional de la santé de Winnipeg, qui relève à son tour de Santé Manitoba.

Les responsabilités du programme d’évaluation de la densité osseuse sont les suivantes :

A) Établissement des protocoles cliniques d’évaluation de la densité osseuse.

  • Définir clairement les situations dans lesquelles des évaluations de la densité osseuse sont indiquées ou ne sont pas indiquées ou fondées.
  • Définir le calendrier optimal des évaluations initiales et de suivi.
  • Veiller à intégrer les protocoles d’évaluation de la densité osseuse aux lignes directrices de gestion clinique.

B) Évaluation des besoins de services d’évaluation de la densité osseuse au Manitoba.

  • Déterminer les besoins en matière d’évaluation de la densité osseuse, d’après les protocoles cliniques et la démographie de la province du Manitoba (à mettre à jour afin de tenir compte des nouvelles preuves cliniques et des changements au niveau de la population du Manitoba).
  • Déterminer la meilleure façon de fournir les services identifiés dans le cadre de l’évaluation des besoins.
  • Assurer l’uniformité de la démarche d’évaluation de la densité osseuse en surveillant la sélection et la distribution d’équipement de mesure de la densité osseuse au Manitoba.

C) Évaluation des technologies actuelles et émergentes de mesure de la densité osseuse.

  • Établir des lignes directrices pour la formation des technologues, afin d’assurer une utilisation sûre et efficace de l’équipement d’ostéodensitométrie.
  • Mettre au point des critères pour la formation des médecins, afin d’assurer une interprétation exacte des évaluations de la densité osseuse.
  • Établir un programme d’assurance de la qualité que devront respecter tous les établissements qui effectuent des évaluations ostéodensitométriques.
  • Évaluer les nouvelles technologies d’évaluation de la densité osseuse et les incorporer aux protocoles cliniques lorsque cela est jugé utile.

D) Surveillance du programme d’évaluation de la densité osseuse.

  • Suivre de près l’utilisation des épreuves d’ostéodensitométrie, de même que les indications cliniques et les caractéristiques démographiques des patients.
  • Évaluer les effets de la densité osseuse sur la prise en charge des patients et les résultats thérapeutiques.
  • Veiller à ce que les unités d’ostéodensitométrie contribuent à la recherche et à d’autres activités académiques qui profitent aux résidents du Manitoba.
  • Tenir le rôle de ressource éducative pour le public, pour les spécialistes et les praticiens non spécialistes, de même que pour le personnel de la santé de domaines connexes.

Lignes directrices pour les épreuves d'évaluation de la densité osseuse

Des critères précis permettant de cibler les évaluations pertinentes ont été identifiés. En voici une liste :

  • Fracture vertébrale sans traumatisme grave (fragilité) attestée par radiographie. (Remarque : une épreuve de densité osseuse n’est pas exigée pour établir un diagnostic d’ostéoporose, le traitement actif étant généralement indiqué.) 
  • Fracture non vertébrale causée par une fragilité, attestée par radiographie.
  • Ostéopénie ou ostéoporose attestée par radiographie.
  • Thérapie générale par corticostéroïdes pendant plus de 3 mois au cours de l’année précédente.
  • Thérapie par inhibiteur de l’aromatase pour les cancers du sein.
  • Aménorrhée prolongée, ménopause chirurgicale ou ménopause prématurée avant l’âge de 45 ans.
  • Femmes âgées de 65 ans ou plus;
  • Suivi d’une évaluation de la densité osseuse antérieure (le délai initial recommandé est de trois ans pour la plupart des patients, d’au moins cinq ans si le patient a précédemment été classé à faible risque, et d’un an pour les patients suivant une thérapie générale par corticoïdes ou une thérapie par inhibiteur de l’aromatase).

D’autres indications pourront être prises en considération si une justification clinique appropriée est présentée. (Remarque : Les épreuves d’évaluation de la densité osseuse chez les hommes ou chez les femmes de moins de 65 ans ne sont pas approuvées sauf en présence de facteurs de risque supplémentaires.)