Virus du papillome humain (VPH)

Le virus du papillome humain (VPH) est un virus qui peut infecter plusieurs parties du corps tant des hommes que des femmes. Le VPH est l'infection transmissible sexuellement la plus répandue, et 75 % des Canadiens en seront infectés à un moment ou l'autre de leur vie. Chez certaines personnes, le VPH peut provoquer une mutation des cellules du corps pouvant être à l'origine de verrues génitales, de cancers du col de l'utérus et des parties génitales, de même que de certains cancers de la tête et du cou.

Video © 2012 Michael Evans et Mercury Films Inc.

Remarque : la vidéo YouTube ci-dessus, « Should you get the HPV vaccine? » (Devriez-vous vous faire vacciner contre le VPH [traduction], en anglais seulement) a été publiée en 2012 et ne fait donc pas référence au nouveau vaccin, le Gardasil®9, qui est disponible et offert gratuitement au Manitoba aux filles et aux garçons de 6e année et à d’autres personnes qui répondent aux critères d’admissibilité du Manitoba. Le Gardasil®9 protège contre cinq types de VPH de plus que le vaccin précédemment utilisé au Manitoba, le Gardasil®4, et est équivalent en termes de sécurité.


Symptômes

La majorité des personnes infectées par le VPH n’auront pas de problèmes de santé. Dans la plupart des cas, le corps se débarrasse naturellement du virus au bout de deux ans. Lorsque des symptômes sont présents, ils varient et ils peuvent comprendre le développement des verrues génitales et des cancers. Cependant, de nombreux cancers causés par le VPH ne présentent aucun symptôme jusqu’à un stade avancé.

Certains types de VPH à faible risque peuvent causer des verrues dans la partie infectée. Les verrues génitales sont un signe d’infection au VPH transmise sexuellement. Elles peuvent apparaître des semaines, voire des mois après le contact sexuel avec un partenaire infecté, même s’il ne présentait aucun signe ou symptôme apparents.

Une infection au VPH persistante, de type à risque élevé, peut causer des mutations des cellules du col utérin, de la vulve, du vagin, du pénis, de l’anus, de la bouche et de la gorge. Si ces mutations durent et ne sont pas traitées, elles peuvent se transformer, avec le temps, en cancer. Ces types de cancers ne présentent généralement pas de symptômes avant un stade assez avancé. Au Manitoba, chaque année :

  • environ 50 femmes reçoivent un diagnostic de cancer du col de l’utérus et environ 20 en meurent;
  • environ 15 hommes reçoivent un diagnostic de cancer du pénis;
  • environ 23 personnes reçoivent un diagnostic de cancer de l’anus;
  • environ 1 500 personnes présenteraient des verrues génitales.
Causes

On estime que le VPH est l’une des infections transmises sexuellement les plus répandues au Canada et dans le monde. La plupart des personnes qui sont actives sexuellement auront au moins une infection à VPH au cours de leur vie. Les personnes à la fin de l’adolescence et au début de la vingtaine sont dans les groupes d’âge les plus souvent infectés par le VPH.

Les infections à VPH peuvent survenir sans symptômes. Les personnes infectées peuvent donc facilement transmettre le virus à d’autres sans le savoir. Il est possible d’être infecté par plus d’un type de VPH à la fois. De plus, on peut avoir le VPH plusieurs années après avoir eu des relations sexuelles avec une personne infectée.

Le VPH peut être transmis par contact génital ou lors de relations sexuelles orales avec une personne déjà infectée. Le contact génital comprend le contact de peau à peau au niveau du vagin, de la vulve (la partie externe des organes génitaux de la femme), du pénis, du scrotum et de l’anus. Toute personne qui a un contact génital ou des relations sexuelles orales avec une personne infectée peut contracter le virus. Les symptômes n’ont pas besoin d’être visibles pour que le VPH soit transmis. Dans de rares cas, une femme enceinte atteinte du virus peut le transmettre à son bébé durant l’accouchement. L’enfant pourrait alors développer une infection qui obstrue les voies aériennes (papillomatose respiratoire récurrente).

Traitement

Dans la plupart des cas, le système immunitaire du corps éliminera le virus sans traitement.

Si un traitement est nécessaire, il dépendra du type de VPH que la personne a contracté. Les types de VPH à faible risque peuvent causer des verrues génitales. Celles-ci peuvent être enlevées grâce à des traitements administrés à la maison ou par un fournisseur de soins de santé. Les types à risque élevé peuvent causer les cancers du col utérin, de la vulve, du vagin, de l’anus, du pénis, de la bouche et de la gorge. Le traitement de ces cancers sera déterminé en fonction de leur stade de développement au moment du diagnostic.

Prévention

L’immunisation permet de prévenir les types de VPH à risque élevé les plus courants. Le Manitoba a en place un programme provincial de vaccination. Ce programme public offre le vaccin contre le VPH gratuitement aux personnes admissibles.

Le vaccin contre le VPH utilisé au Manitoba et dans l’ensemble du Canada protège contre neuf types de VPH (types 6, 11, 16, 18, 31, 33, 45, 52, 58). Lorsque le vaccin contre le VPH est administré avant l’exposition au virus, il se révèle très efficace contre les infections attribuables aux types de VPH les plus courants, qui causent :

  • environ 90 % des cancers du col de l’utérus;
  • environ 90 % des cancers de l’anus;
  • environ 90 % des verrues génitales;
  • environ 60 % des cancers du pénis;
  • d’autres cancers génitaux (vulve, vagin);
  • des cancers de la tête et du cou.

Comme le vaccin ne protège pas contre tous les types de VPH causant le cancer, les femmes vaccinées qui deviennent sexuellement actives doivent continuer à passer régulièrement un test de Pap et voir un médecin pour des examens médicaux périodiques. Les hommes doivent continuer à voir leur médecin pour des examens médicaux périodiques.

L'utilisation de préservatifs peut réduire le risque de contracter le VPH et d'être atteint d'une maladie liée au VPH (des verrues génitales ou le cancer du col utérin, p. ex.). Pour une meilleure efficacité, on devrait utiliser des préservatifs lors de chaque rapport sexuel, du début à la fin de celui-ci. Cependant, les préservatifs n'offrent pas une protection absolue contre le VPH, car le virus peut infecter des parties du corps non protégées.


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