Novel Coronavirus COVID-19
 

Risque


Beaucoup de gens ne présentent que des symptômes légers, mais certains groupes semblent être plus vulnérables à la COVID-19. Les personnes à risque plus élevé peuvent présenter des symptômes plus graves, voire mortels, comme la pneumonie, le syndrome respiratoire aigu sévère et l’insuffisance rénale.

Les groupes à risque élevé comprennent :

  • les personnes de plus de 60 ans;
  • les personnes ayant un trouble de santé chronique (p. ex., diabète, maladie cardiaque, maladie rénale ou trouble pulmonaire chronique);
  • les personnes au système immunitaire affaibli (p. ex., cancer, maladie auto-immune).

Les personnes de plus de 60 ans sont également plus susceptibles d’avoir des troubles de santé chroniques sous-jacents qui les rendent plus vulnérables à COVID-19. Même si ces personnes n’ont pas toutes de tels troubles chroniques, elles risquent d’être plus malades par comparaison aux plus jeunes en raison des changements que le corps humain subit en vieillissant. Le système immunitaire des personnes plus âgées n’est pas aussi fort : elles sont donc plus vulnérables aux maladies infectieuses. Le risque augmente avec l’âge.

Selon les statistiques canadiennes, plus de 95 % des personnes décédées de la COVID-19 avaient au moins 60 ans. Les personnes de plus de 60 ans sont aussi plus susceptibles de nécessiter une hospitalisation ou une admission en unité de soins intensifs.

Étant donné le risque accru, les personnes appartenant aux groupes à risque élevé devraient envisager ce qui suit :

  • Rester à la maison dans la mesure du possible et éviter les sorties et les rassemblements non nécessaires. Utiliser les services de livraison pour l’épicerie et les médicaments ou demander l’aide d’amis ou de membres de la famille.
  • Éviter les contacts étroits et maintenir la distanciation physique appropriée, préférablement à l’extérieur, si on choisit de rendre visite à la famille.
  • Éviter les grands rassemblements et les foules.
  • Éviter les contacts avec quiconque a des symptômes de COVID-19.
  • Respecter les mesures de distanciation physique, l’hygiène des mains et l’étiquette de la toux.
  • Limiter le nombre de personnes avec qui on a des contacts pour le moment afin de continuer à réduire la propagation de la COVID-19.
  • Adopter un plan en cas de maladie qui prévoit les personnes pouvant prendre soin de soi.

Bien que certains enfants et nourrissons soient tombés malades à cause de la COVID-19, les adultes représentent la plupart des cas connus jusqu’à présent. Cela est vrai au Canada et dans d’autres pays qui ont signalé une transmission généralisée de la COVID-19.

Il reste beaucoup à découvrir quant aux effets de la COVID-19 sur les enfants. Jusqu’à présent, on sait que les enfants sont moins susceptibles que les adultes de tomber malades à cause de la COVID-19 ou de la propager. Selon les données manitobaines du 12 mars au 1er juillet, environ 5 % de tous les cas de COVID-19 sont des enfants (d’au plus 19 ans).

Beaucoup d’enfants atteints ne présentent que des symptômes légers, mais certains semblent plus vulnérables à la COVID-19.

Les enfants à risque plus élevé peuvent présenter des symptômes plus graves. Les groupes à risque élevé comprennent :

  • les nourrissons de moins d’un an;
  • les enfants atteints d’un trouble médical chronique (p. ex., diabète, trouble pulmonaire chronique);
  • les enfants au système immunitaire affaibli (p. ex., cancer, greffe d’organe).

Contrairement aux adultes, la plupart des enfants atteints ne présentent aucun symptôme ou ont des symptômes légers. Les autres présentent en général les mêmes symptômes que les adultes. Les symptômes signalés le plus couramment sont la toux sèche, les douleurs musculaires, les malaises, la fièvre et le mal de gorge.

De plus, on constate chez certains enfants et adolescents une coloration bleutée ou violacée des orteils ou des doigts. Les médias populaires ont appelé « orteils COVID » ce symptôme bénin qui disparaît généralement sans traitement.

La liste complète des symptômes de la COVID-19 figure à https://manitoba.ca/covid19/updates/about.fr.html.


Il faut inciter les enfants à contribuer à stopper la propagation de la COVID-19 en leur enseignant à faire ce que toute la population manitobaine devrait faire pour assurer sa santé, notamment :

  • rester à la maison en cas de maladie, peu importe le degré de faiblesse des symptômes;
  • maintenir la distanciation physique de deux mètres ou six pieds avec les personnes qui ne font pas partie de son ménage;
  • pratiquer la bonne hygiène des mains et l’étiquette de la toux;
  • éviter de se toucher les yeux, le nez et la bouche, surtout lorsqu’on est ailleurs que chez soi ou dans un lieu public;
  • fournir des renseignements adaptés à leur âge pour les aider à composer avec la COVID-19 et à mieux comprendre cette maladie et tous les changements qu’elle a causés dans leur vie quotidienne.

Des rapports d’Europe et d’Amérique du Nord décrivent de petits groupes d’enfants et d’adolescents atteints d’un trouble rare appelé syndrome inflammatoire multisystémique chez les enfants (SIME ou, en anglais, MIS-C). On appelle aussi parfois ce trouble syndrome inflammatoire multisystémique pédiatrique (SIMP).

Une maladie de ce type a déjà été constatée dans d’autres infections, mais le SIME est nouveau et est associé à la COVID-19. On a signalé des cas de SIME touchant tant des nourrissons que des adolescents. Les symptômes ressemblent à ceux de la maladie de Kawasaki et du syndrome de choc toxique, où l’inflammation touche divers organes du corps, y compris le coeur, les poumons, les reins, le cerveau, la peau, les yeux et les organes gastrointestinaux.

Les symptômes précoces signalés le plus couramment comprennent :

  • la fièvre;
  • les douleurs abdominales;
  • le vomissement ou la diarrhée;
  • la douleur au cou;
  • les rougeurs;
  • la fatigue extrême;
  • la difficulté respiratoire ou l’essoufflement;
  • la conjonctivite;
  • l’enflure des lèvres, des mains ou des pieds.

Certains symptômes (p. ex., difficulté respiratoire ou essoufflement, douleurs abdominales intenses, incapacité de se réveiller ou de rester éveillé) peuvent être très graves et nécessiter des soins et des traitements médicaux urgents. Composez le 911 ou rendez-vous au service d’urgence ou au centre de soins d’urgence le plus près si votre enfant présente des symptômes graves.

On a diagnostiqué le SIME chez certains enfants après leur infection à COVID-19 ou un contact étroit avec un cas confirmé de COVID-19. Le SIME peut apparaître des semaines après l’infection à COVID-19 de l’enfant. Dans certains cas, l’enfant et ses gardiens ne savent même pas qu’il a été infecté. Les cas de SIME ont généralement été signalés dans des régions où les niveaux de COVID-19 étaient élevés dans la collectivité.

Puisque le SIME est une nouvelle maladie, il peut être difficile à diagnostiquer, mais le diagnostic précoce est important. Le traitement du SIME exige des soins de spécialistes en pédiatrie en milieu hospitalier et comprend des traitements qui réduisent l’inflammation. La majorité des enfants atteints du SIME se sont rétablis, mais on ne sait pas encore s’il a des effets à long terme.

Bien que le SIME et la COVID-19 soient apparus simultanément, on ne connaît pas encore la cause du SIME. Il reste beaucoup à découvrir sur le SIME et ses effets sur les enfants, y compris ses causes et la raison pour laquelle certains enfants en sont atteints contrairement aux autres.


Bien que rare, le SIME peut être très grave s’il n’est pas diagnostiqué et traité rapidement. Les parents, gardiens et fournisseurs de soins doivent connaître les signes et les symptômes de la COVID-19 chez les enfants et du SIME, et obtenir des soins médicaux au besoin.

Si vous pensez que votre enfant peut être atteint de la COVID-19 ou du SIME, communiquez avec son fournisseur de soins de santé ou appelez Info Santé au 204 788-8200 ou au 1 888 315-9257 (sans frais) pour obtenir des conseils sur le dépistage, l’évaluation et le traitement. En cas d’urgence médicale, composez le 911 ou emmenez votre enfant au centre de soins d’urgence ou au service d’urgence le plus près.

Visitez www.gov.mb.ca/covid19/bewell/helpingothers.html (en anglais) pour en savoir plus sur la COVID-19 et les enfants.


Les données probantes concernant la grossesse et la COVID-19 sont rares. Il s’agit d’un nouveau virus et les responsables de la santé publique continuent d’examiner les nouvelles données et recherches sur la COVID-19 et à présenter leurs recommandations. Étant donné la nature évolutive de cette situation, les recommandations peuvent changer au fil du temps.

On sait que la grossesse augmente le risque d’infection grave en raison des changements normaux qui ont lieu dans le corps pendant cette période et qui influent sur le système immunitaire. Pendant la grossesse, une infection peut aussi mener à d’autres issues défavorables, comme le travail et l’accouchement prématurés. Il y a peu de données probantes sur les femmes enceintes atteintes de la COVID-19. Quelques cas de maladie grave comprenant la pneumonie aigue ont été signalés chez des femmes enceintes atteintes de la COVID-19. Toutefois, les données probantes disponibles actuellement indiquent que la majorité des femmes enceintes ne courent pas un risque plus élevé d’être infectées par le virus ou d’être plus gravement malades à cause de la COVID-19 que les autres adultes du même âge.

Compte tenu de ces risques, on invite les femmes enceintes à prendre des précautions pour se protéger de la maladie, notamment :

  • pratiquer fréquemment la bonne hygiène des mains et respecter l’étiquette de la toux;
  • respecter les consignes de distanciation physique;
  • rester à la maison dans la mesure du possible et éviter les sorties et les rassemblements non nécessaires, y compris éviter les grandes foules;
  • éviter les personnes malades;
  • éviter les déplacements non nécessaires;
  • passer un test en cas de symptômes de la COVID-19 (www.gov.mb.ca/covid19/about/index.fr.html).

Si vous avez des préoccupations concernant la grossesse dans le contexte de la COVID-19, communiquez avec votre fournisseur de soins de santé.

Pour en savoir plus, visitez :


Les données probantes concernant les risques de la COVID-19 pour le foetus et le nouveau-né sont rares. Présentement, il n’y a pas de preuve convaincante de transmission verticale de la COVID-19 de la mère au foetus (c.-à-d. que la mère donne l’infection au foetus). On a signalé quelques cas de transmission verticale possible, mais il s’agissait de situations où la femme enceinte était très malade à cause de la COVID-19 et avait aussi un autre trouble médical qui affaiblissait son système immunitaire. Heureusement, dans la plupart des cas de femmes enceintes atteintes de la COVID-19, leur nouveau-né a subi peu de complications. Il faut également garder à l’esprit que le nouveau-né peut être infecté après la naissance par ses gardiens et les autres personnes avec qui il a des contacts. Les nourrissons de moins d’un an courent un risque accru de maladie plus grave causée par la COVID-19. Il importe de suivre les recommandations du fournisseur et de l’établissement de soins de santé autour du moment de l’accouchement et après le retour à la maison afin de réduire ces risques.