COVID-19 Vaccine
 

Les faits au sujet du vaccin contre la COVID-19


La Dre Reimer invite les travailleurs de la santé à se faire vacciner et à devenir des ambassadeurs de confiance auprès des patients

En ces premiers jours de la campagne de vaccination contre la COVID-19, de nombreux messages contradictoires peuvent circuler - en ligne, dans les médias et dans d’autres sources - sur la question de savoir qui devrait être vacciné et si le vaccin est sécuritaire et efficace. Selon la Dre Joss Reimer, médecin hygiéniste et responsable médicale du Groupe de travail sur la mise en oeuvre du programme de vaccination contre la COVID-19 au Manitoba, il n’y a pas lieu de s’inquiéter.

« Des millions de doses ont déjà été administrées dans le monde, dit-elle. Nous avons donc accès à un grand volume de données, même s’il s’agit d’un nouveau vaccin. De façon générale, le nombre d’événements indésirables ou de réactions néfastes semble être tout à fait comparable à celui qui est observé pour d’autres vaccins. »

Selon la Dre Reimer, à la lumière des essais cliniques réalisés par les fabricants des vaccins, Pfizer et Moderna, il ne semble pas exister de risque élevé d’événements graves après l’immunisation comparativement aux autres vaccins. La seule situation où les résultats semblent différer concerne les réactions allergiques.

« D’après les premières indications, le vaccin pourrait comporter un risque accru de réaction allergique, convient la Dre Reimer, mais nos cliniques sont prêtes à intervenir dans de tels cas. Nous gardons les gens en observation après la vaccination, et nous avons du personnel qui a été formé pour gérer ce type de situation et fournir les meilleurs soins aux patients. »

La Dre Reimer ajoute que les patients considèrent les travailleurs de la santé comme étant des sources d’information fiables, notamment au sujet du vaccin contre la COVID-19. Le gouvernement provincial a récemment publié de nouvelles directives à l’intention de ces travailleurs pour les aider à orienter les conversations qu’ils pourraient avoir avec des patients à ce sujet. Par ailleurs, si un travailleur de la santé craint lui-même d’être vacciné en raison de problèmes médicaux, il devrait en parler à son propre fournisseur de soins afin de connaître les risques et les avantages associés à la vaccination.

« Si ces travailleurs présentent de nombreux problèmes de santé, il sera peut-être préférable de courir le risque d’une réaction allergique, car le risque posé par la COVID-19 est beaucoup plus élevé pour eux. »

Les gens qui ont déjà eu la COVID-19 pensent peut-être ne pas avoir besoin du vaccin, mais la Dre Reimer soutient que ce n’est pas si simple. Cependant, à ce stade précoce de la campagne de vaccination, et étant donné la disponibilité limitée des vaccins, le gouvernement demande aux travailleurs de la santé admissibles d’attendre trois mois après avoir eu la COVID-19 pour se faire vacciner.

« Nous savons que la grande majorité des gens acquerront un certain niveau d’immunité après l’infection, explique-t-elle. Nous avons l’intention d’immuniser tous les Manitobains qui sont admissibles et consentants, qu’ils aient déjà eu ou non la maladie. Ce délai de trois mois nous permet simplement de vacciner d’abord les personnes qui ne sont pas immunisées au lieu de commencer par celles qui pourraient avoir une certaine immunité. »

Le gouvernement s’emploie à mettre en place diverses options pour permettre aux soignants de se faire vacciner. À ce stade préliminaire de la campagne, le gros des efforts s’est concentré sur les supercliniques de vaccination de Winnipeg et de Brandon puis sur celle de Thompson.

Pour en savoir plus sur le Programme de vaccination contre la COVID-19 au Manitoba et connaître les critères d’admissibilité applicables aux travailleurs de la santé, rendez-vous à manitoba.ca/vaccin.