Consultez ce blogue pour voir les articles courants concernant les documents des Archives du Manitoba datant de l’époque de la Première Guerre mondiale. Visitez les Archives du Manitoba pour voir les documents en personne.

Le 19 novembre 2018

Le capitaine Clarence Boswell en garnison avec les Winnipeg Rifles en Allemagne

Après la déclaration d’Armistice le 11 novembre 1918, le capitaine Clarence Boswell accompagne le 8e bataillon, qui compte dans ses rangs le 90e régiment formé des Winnipeg Rifles, qui doivent faire partie des forces d’occupation en Allemagne. Dans une lettre à sa mère datée du 3 décembre, il parle des Belges qu’ils ont rencontrés en chemin :

« The Belgians are most bitter against the Bosche and are correspondingly well disposed toward us. During the Hun occupation they seized quantities of brass and copper from the Belgians. Quite a quantity must have been hidden from them though, for an amusing part of our welcome was a display of brass and copper utensils pots and pans which had been cached from the Hun but were produced at the windows for our inspection all brilliantly polished. Here as in most places quantities of blankets were confiscated. Horses were requisitioned in large numbers the price paid being about one half the value and in marks. At one billet where we were lodged the host a schoolmaster was deprived of five hundred bottles of choice wine. It was amusing to hear him describe its merits magnifique, delicieuse, etc. Burgundy, Graves and Pommard. »

photo du le 8e bataillon
The officers of the 8th Battalion, 90th Winnipeg Rifles in Germany, Christmas 1918. Clarence Boswell is seated in the centre of the front row. Archives of Manitoba, Clarence Montague Boswell fonds, Winnipeg Rifles photographs, [ca. 1899-1918], P7929/6.

Le 8e bataillon et les Winnipeg Rifles sont cantonnés en Allemagne du 14 décembre au 6 janvier. Le capitaine Boswell décrit ses impressions de l’Allemagne dans une lettre à sa mère le 8 janvier 1919 :

« For wealth in factories of numerous kinds and general industries I never saw anything to equal the Rhinelands in the district where we were quartered. In every direction one could see tall factory chimneys almost too numerous to count. The scene after darkness was particularly attractive there were so many millions of lights from towns streets and factories. The navigation on the Rhine was also always most alluring to me. I always had a taste for shipping, perhaps because I had never seen much of it. Cologne or Koln as the Germans call it and Bonn were the only cities we saw but the district is full of very thriving towns and villages. Population is very dense. I am told that in the Rhine valley there is a population of over seven million – almost as great as Canada. I can well understand that the great business and manufacturing industries there would engender business and trade rivalry and later jealousy. »

Le capitaine Boswell poursuit sa lettre en parlant de l’avenir. Son frère John devait avoir pris la mer en direction du Canada le 29 décembre, avec l’intention de faire en sorte que son épouse de guerre anglaise le suive plus tard. Clarence attend avec impatience son propre retour, maintenant que la raison pour laquelle il s'était enrôlé a donné le résultat escompté :

« We are all fed up with this country which can now offer no knew experiences as garrison duty was that last thing we would think of enlisting for we are keen to get back to God's country. »

Conseil de recherche : Cherchez « Boswell » dans la banque de données Keystone pour en savoir plus sur Clarence Boswell et les lettres qu’il a écrites pendant la Première Guerre mondiale.


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Le 13 novembre 2018

Fin de la guerre et plans d’avenir

Le lieutenant Frank Leathers servait en Belgique au sein de l’Artillerie canadienne de campagne lorsque la Première Guerre mondiale a pris fin. Il en parle dans une lettre envoyée à son frère Bruce datée du 12 novembre 1918 :

letter with 4 pages
(4 images)
Archives of Manitoba, Frank Leathers fonds, Letter from Frank Leathers to his brother Bruce, 12 November 1918, P2992/9.

« As I pen these lines you will know that the armistice has been arranged and in a week or so if you do not receive my name in a telegram will conclude I have come thru safely. All that remains for us to do is march into Germany for a short period of Garrison Duty. Probably until Peace is signed.

We fired our last shots at 3:50 P.M. Sunday. It was my turn to sleep with the guns that night. We re-ceived unofficial word the armistice was signed at 6:30 Monday morning. The Major called in the French people and gave them the news. A wild scene followed. I had a pretty good stand-in with the household so had coffee pie, cakes, etc. handed to me up to the last minute I was there. All attempts to describe the remainder of the day are futile. The evening and this morning were not easy for those of us who kept sober. »

Frank Leathers s’est enrôlé en novembre 1914 pendant qu’il suivait sa première année d’études en génie à l’Université du Manitoba. Il s’est fiancé à Frances Estelle Dayton en 1918, pour qu’il puisse se marier à son retour au Canada. Cependant, après quatre ans dans les forces armées, Frank doit décider comment il gagnera sa vie.

Dans une lettre à sa mère datée du 12 janvier 1919, il écrit ces mots :

« I do not feel like teaching school and I am a little too old and tired for the engineering so am really in a quandary what to do. »

Ses jeunes frères, qui n’avaient pas été enrôlés, ont l’intention de quitter la ferme familiale, ce qui amène Frank à songer à reprendre la ferme de ses parents. La guerre a changé le cours de sa vie et il en résume les répercussions 

« Now however I am 27, have enough education to enjoy life, have toured Western Europe, have made good in the army have just lost health to that extent that I don’t want to pick anything very hard, and I am in a position to go back on the farm at nearly my own terms so if F. E. is willing and you think my ideas are sound I shall probably try it. »

Dans une lettre datée du 14 mars 1915, Frank avait demandé à sa mère de garder ses lettres, parce que :

« It is too much trouble to keep a diary here and I would like to have some record of this expedition. »

Nous sommes reconnaissants que ces lettres aient été préservées, car elles fournissent un témoignage éloquent des expériences et des pensées d'un soldat manitobain pendant la Première Guerre mondiale.

Frank Leathers est l’une des personnes mises en vedette dans l’exposition présentée dans notre hall. Visitez les Archives du Manitoba pour voir cette exposition ou d'autres documents ayant trait à la Première Guerre mondiale. Nous sommes situés au 200, rue Vaughan à Winnipeg et nous sommes ouverts du lundi au vendredi de 9 h à 16 h.

Conseil de recherche : Cherchez « Frank Leathers » dans la banque de données Keystone pour en savoir plus sur lui et les lettres qu’il a écrites pendant la Première Guerre mondiale.


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Le 9 novembre 2018

Armistice : 11 novembre 1918

Il y a cent ans, le 11 novembre 1918, la signature de l’Armistice mettait fin à la Première Guerre mondiale. La paix était enfin déclarée après plus de quatre années et demie de guerre. Au total, plus de 650 000 Canadiens et Terre‑Neuviens ont servi sous les drapeaux. De ce nombre, plus de 170 000 ont été blessés et plus de 66 000 ont été tués. Des soldats canadiens sont restés en Europe pour aider à bâtir la paix après l’Armistice et la plupart sont retournés chez eux en 1919.

Les Manitobains ont célébré l’Armistice dans toutes les régions de la province. Cette photographie montre les célébrations sur l’avenue Portage, à Winnipeg.

Archives of Manitoba, "Wpg. Armistice Day - Nov 11th 1918 Portage Ave afternoon", P7247A/13

Nous possédons plusieurs documents, lettres et entrées de journal provenant de Manitobains qui étaient en France, en Belgique et en Angleterre quand l’Armistice a été signé. Trois entrées de journal datées du 11 novembre 1918 sont rapportées ci‑dessous.

Le colonel R.M. Dennistoun a écrit ce qui suit dans son journal à partir des quartiers généraux de Londres, en Angleterre :

journal entry
journal entry 2
Archives of Manitoba, Robert Maxwell Dennistoun family fonds, Robert Maxwell Dennistoun diary (volume 9) – London, England, 30 April 1918 to 12 February 1919, P7905/9.

Monday 11 November 18

Kaiser abdicates & flees to Holland. Germany in Revolt. Fleet mutinies. Officers killed. German Kings abdicate. Socialist Eberts appointed Regent.

Word is just in that the Armistice has been signed & that the war is over.

The peace delegates sent to France to obtain an armistice sent a member back to Germany on Friday.

He was held up by barrage and finally got over by aeroplane. We have been waiting his return.
Wonderful days these!

Crowns have been falling in a shower. Russia, Bulgaria, Turkey, Austria, Germany & the German Kings. We cannot keep pace with the list of names, said to 26 of them.

One thing is certain VICTORY is Ours.

Canada & U. S. A. have been celebrating but here there has not been a cheer yet.


As I write these words the London Guns have begun firing and cheers are breaking out everywhere.

The people have rushed into the streets – flags – bugles, etc. motor cars full of soldiers have begun to move thro cheering crowds.

Many of us feel like tears.

To realize that this horrible nightmare of nearly 5 years is over is not yet possible.

Le capitaine James Uhlman, qui était en France, a écrit ces quelques mots dans son journal :

Archives of Manitoba, James Uhlman diary, P7913/7.

Nov 11. Peace declared.  Made a night of it.

Le soldat George Henry Hambley, qui se trouvait en Belgique, a écrit ceci :

journal entry
journal entry
Archives of Manitoba, George Henry Hambley fonds, George Henry Hambley diary (#13), P7413/13.

November 11, 1918

Yesterday we marched right through the city of Mons and the Germans were getting out on the other side. The troop stopped right on the street on the right of the city and the women came out to make a big ado over us. I don’t know where the men were. One woman gave me some fried potatoes and I ate them on her steps while old Knight stood in the street with the other horses. Toward evening we came out to a farm about three kilometres from Mons where we are to billet for three days. After we got our horses fixed up, Don and I went along with the boys down into the city of Mons. It was all lit up, having been blacked out all through the war, and there was much celebrating and the people in gay mood were thanking us for freeing the city. Then today the armistice is proclaimed and, after we cared for the horses, we went into the city and saw General Currie with a staff and much palaver give the keys of a free city to the Mayor of Mons. The Canadian men were lined up in something of a square in front of the city hall. I could not hear what General Currie said but I guess he was congratulating them on having been freed from the German yoke of bondage. The Belgians are extremely friendly and today very happy.

Our boys hardly dare to think this war is over. We keep right on: dirty, muddy, heavily armed, well-disciplined – and soon we will march through to Germany.


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Le 7 novembre 2018

Jour du Souvenir 2018 : en souvenir de la Première Guerre mondiale

Les Archives du Manitoba poursuivent leurs efforts de mise en valeur des archives datant de la Première Guerre mondiale, soit de 1914 à 1918. Cette semaine, nous célébrons le 100e anniversaire de l’Armistice et de la déclaration de la paix. Nous vous invitons à en apprendre davantage sur les Manitobains qui étaient en service pendant la Première Guerre mondiale.

L'affiche (PDF)
  • Participez à nos activités pendant la semaine du jour du Souvenir. Consultez l’affiche pour en connaître les détails ou apprenez‑en plus en lisant l’article de notre blogue daté du 5 novembre.
  • Venez voir l’exposition présentée dans notre hall intitulée « 1918 : Documents sélectionnés de la dernière année de la guerre ». Cette exposition comporte une sélection de lettres, d’entrées de journal et de photographies se rapportant à neuf Manitobains ayant servi outre‑mer en 1918. Vous pouvez découvrir l’exposition sans guide, et ce, gratuitement, pendant les heures d’ouverture normales.
  • Lisez notre blogue, Chez nous et ailleurs. Depuis avril 2014, notre blogue présente chaque semaine des documents créés pendant la Première Guerre mondiale qui concernent des soldats en service à l’étranger ou des activités sur le front intérieur. D’avril 2016 à avril 2017, nous avons publié les lettres hebdomadaires d’un même soldat, George Battershill d’East Kildonan, qui a été blessé à Vimy Ridge et a succombé à ses blessures.
  • Consultez notre index. Les Archives du Manitoba ont créé un index électronique de 1 092 soldats manitobains tués durant la Première Guerre mondiale. Cet index a été créé à partir d'une série de fiches établies par le gouvernement du Manitoba afin de répertorier les pertes humaines subies par le Manitoba pendant la Première Guerre mondiale. L’index original a été constitué pendant et après la guerre, mais la liste n’est pas exhaustive et comporte quelques inexactitudes, notamment en ce qui concerne les dates. Par conséquent, l'index électronique n’est pas une liste intégrale des Manitobains tués pendant la Première Guerre mondiale. (Lisez l’article de notre blogue daté du 29 juin 2015 pour en savoir plus à propos de l’index.)


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