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Septembre 2020 :

Le 25 septembre 2020

Cartes de la route s’étendant de Churchill jusqu’à la rivière Coppermine datant de 1767 et de 1772 — Soumises par Michelle Rydz, archiviste, Archives de la Compagnie de la Baie d’Hudson

« La première année où j’ai travaillé aux Archives de la Compagnie de la Baie d’Hudson, j’ai surveillé la consultation d’une carte géographique dressée par Samuel Hearne (HBCA G.2/10) pour un documentaire réalisé pour la BBC et présenté par Ray Mears, spécialiste des techniques de survie dans la brousse. Cette carte de 1772 montre la route suivie par l’expédition Hearne de Churchill jusqu’à la rivière Coppermine pour trouver des gisements de cuivre et possiblement un passage nord ouest. Après avoir entendu M. Mears dire qu’il admirait le fait que Samuel Hearne appréciait les connaissances des Autochtones et comptait sur celles ci, j’ai commencé à utiliser cette carte pour les visites en groupe. Mon explication était centrée sur l’idée que Hearne avait réussi à atteindre la rivière Coppermine parce qu’il avait pu voyager avec le chef déné Meatonabee et des membres de sa communauté. Il avait emprunté une route plus longue tout en restant sous la limite forestière aussi longtemps que possible pour trouver suffisamment de nourriture et un abri. À un moment donné, j’ai effectué une recherche pour une enquête et je suis tombée sur la "Map of land north of Churchill River by 'Captain Mea'to'na'bee & I'dot'ly'a'zee'" (HBCA G.2/27) (carte des chefs Meatonabee et Idotlyazee représentant la terre au nord de la rivière Churchill). Je me suis rendu compte que le récit historique du voyage de Hearne et le tracé subséquent de la carte ne faisaient pas ressortir l’importance de cette carte, qui a été créée conjointement par les chefs dénés Meatonabee et Idotlyazee, copiée sur papier et annotée par le commandant Moses Norton.

A Map of part of the Inland Country to the Nh Wt of Prince of Wale's Fort HB
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Hudson’s Bay Company Archives, Archives of Manitoba, Hudson’s Bay Company manuscript maps collection, "A Map of part of the Inland Country to the Nh Wt of Prince of Wale's Fort HB; By, Humbly Inscribed to the Govnr. Depy. Govnr. and Committee of the Honble. Hudns. By. Compy. By their Honrs. moste obedient humble servant Saml. Hearne; 1772." G.2/10, T15043. Voir la description des archives Keystone ici
Map of land north of Churchill River
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Hudson’s Bay Company Archives, Archives of Manitoba, Hudson’s Bay Company manuscript maps collection, Map of land north of Churchill River by "Captain Mea'to'na'bee & I'dot'ly'a'zees", ca. 1767-1768, G.2/27, T14868. Voir la description des archives Keystone ici

« Le récit du voyage de Hearne à la rivière Coppermine commence souvent par la mention du fait qu’en 1762, Moses Norton a demandé à Idotlyazee et à Meatonabee d’explorer la région au nord de Churchill pour trouver les gisements de cuivre qui s’y trouvaient selon la rumeur, et de faire rapport de leurs constatations. La carte avec laquelle ils sont revenus en 1767 (qui est mentionnée dans la correspondance de Moses Norton à l’intention du Comité et de l’administrateur de la Compagnie de la Baie d’Hudson (HBCA A.11/14 fo. 78d)) montre la même route (de Churchill jusqu’à l’embouchure de la rivière Coppermine) que celle qui apparait sur la carte de Hearne, mais qui est tracée dans le style cartographique autochtone. Moses Norton a copié sur papier la carte originale qui était tracée sur une peau de chevreuil, de même qu’une légende annotée. C’est la carte qui est conservée aujourd’hui aux Archives de la Compagnie de la Baie d’Hudson. Bien que ces renseignements puissent d’abord sembler assez élémentaires, ils permettent de se livrer à une réflexion plus nuancée sur la création de cette carte.

Hudson’s Bay Company Archives, Archives of Manitoba, Governor and Committee inward correspondence from posts, Correspondence from Churchill
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Hudson’s Bay Company Archives, Archives of Manitoba, Governor and Committee inward correspondence from posts, Correspondence from Churchill, 1764-1773, A.11/14 fo. 78d. Voir la description des archives Keystone ici

« À leur retour, Meatonabee et Idotlyazee auraient eu une conversation avec Moses Norton au sujet de la carte. Meatonabee et Idotlyazee étaient tous les deux des Dénés, mais Meatonabee s’exprimait en cri et parlait un peu l’anglais. Moses Norton comprenait un peu le cri. La conversation au sujet de ce voyage, qui a amené Norton à annoter sa copie, ne s’est pas déroulée dans l’une ou l’autre de leurs langues maternelles.

« Ce sont les connaissances accumulées par Meatonabee et Idotlyazee qui ont convaincu Norton de faire participer Hearne à son expédition. Hearne, qui n’avait pas réussi à atteindre la rivière Coppermine lors de ses deux premières tentatives, a finalement entrepris un voyage avec Meatonabee en 1770, suivant la même route que Meatonabee et Idotlyazee avaient empruntée plusieurs années plus tôt. Si Samuel Hearne a atteint la rivière Coppermine, c’est uniquement parce qu’il a pu faire partie de ce groupe de voyageurs, dont il était un membre d’importance secondaire. Il est important de tenir compte du fait que Meatonabee et Idotlyazee sont retournés à Churchill avec leur carte originale plusieurs années après que Moses Norton leur a demandé d’effectuer le voyage. Il témoigne de l’existence de relations entre les chefs dénés et Norton; et de ce que ce groupe particulier de Dénés a obtenu l’information demandée par Moses Norton de manière accessoire pendant qu’ils effectuaient leurs déplacements. Je pense qu’on peut conclure la même chose concernant l’expédition Hearne. Le voyage présentait un intérêt pour les Dénés qui lui ont servi de guide, sinon il n’aurait pas eu lieu.

« Dans le contexte du commerce des fourrures, les cartes créées par les Autochtones servaient souvent à aider les non Autochtones à se déplacer d’un point à l’autre. Une explication orale du voyage accompagnait le tracé de base. Souvent, les cartographes européens qui utilisaient les méthodes cartographiques occidentales traditionnelles pour représenter fidèlement la topographie, les coordonnées géographiques et les distances n’arrivaient pas à comprendre les cartes autochtones; et les utilisaient mal ou considéraient qu’elles étaient incorrectes. Moses Norton faisait cependant partie de la société du commerce des fourrures. À cause de la place qu’il occupait dans ce monde, il comprenait la signification de la carte que Meatonabee et Idotlyazee lui avaient rapportée. À mon avis, la reproduction et l’annotation de cette carte à partir de l’information qu’il avait reçue de ces hommes dénés témoignent de cette compréhension.

« Quand ils parlent de l’information relative à la création d’un document, les archivistes utilisent le terme « provenance ». Utilisé au sens étroit, ce terme renvoie à la personne responsable d’une inscription. D’après l’information dont on dispose sur les circonstances entourant la création des deux cartes (information beaucoup plus vaste que ce que l’on mentionne dans cette soumission), il est évident qu’il y a beaucoup à apprendre sur la provenance de ces cartes mis à part le fait que Moses Norton a reproduit et annoté un croquis cartographique ou que Samuel Hearne a créé une carte de la route suivie au cours de l’expédition dont il faisait partie, dans le style cartographique occidental. Ces deux cartes existent parce que Meatonabee et Idotlyazee voulaient participer à l’expédition initiale et ont partagé les connaissances qu’ils avaient accumulées.

« J’ai choisi de soumettre ces documents parce qu’ils démontrent clairement qu’il est important d’examiner la provenance archivistique dans une optique sociétale. Les Archives de la Compagnie de la Baie d’Hudson contiennent des milliers d’autres documents qui existent à cause des relations et des interactions entre les Autochtones et les employés de la Compagnie de la Baie d’Hudson. J’espère que la mise en valeur de l’histoire de la création de ces deux cartes fournira à d’autres un cadre qui les fera réfléchir aux interactions sociales qu’on ne peut pas « voir » et qui ont conduit à la création des journaux de poste, des livres de comptes, des photographies et de toute une panoplie d’autres documents faisant partie des Archives de la Compagnie de la Baie d’Hudson. »

Texte original reçu en anglais.

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Le 18 septembre 2020

Documents de Ralph Maybank, de Humphrey Lloyd Hime et de L.B. Foote — Soumis par Barry Hyman, archiviste à la retraite [ancien archiviste adjoint et chef des Documents du secteur privé, Archives du Manitoba]

« J’ai eu le plaisir et la chance de travailler aux Archives du Manitoba pendant près de quarante ans. Quand j’ai commencé en 1967, j’étais l’un des deux professionnels du bureau - l’archiviste provincial et moi même. Selon ma description d’emploi, j’étais responsable de toutes les activités archivistiques en l’absence de l’archiviste. Mon travail consistait entre autres choses à exécuter les fonctions de base que sont l’acquisition, la classification et la description des documents, et à offrir bien sûr un service de référence. Comme je m’occupais de l’acquisition de presque tous les documents du Secteur privé et de l’acquisition de certains documents du gouvernement avant la création de cette Division vers 1982, il m’est difficile de choisir celui que je préfère, car il y en a beaucoup.

« Une des premières acquisitions dont je me suis occupé m’a amené à rendre visite à Mme Dora Maybank, veuve de Ralph Maybank. Devant une tasse de thé à sa résidence, je l’ai assurée que les Archives souhaitaient acquérir les documents que son mari avait créés et accumulés au cours de sa carrière. J’ai mis les documents dans des boîtes que j’ai placées dans ma voiture. J’étais prêt à retourner aux Archives quand je me suis aperçu que le chat de Mme Maybank avait sauté dans ma voiture et s’était caché entre les boîtes.

Lettre à l’intention de Ralph Maybank de la part de son fils Michael
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Lettre à l’intention de Ralph Maybank de la part de son fils Michael
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Lettre à l’intention de Ralph Maybank de la part de son fils Michael Archives of Manitoba, Ralph Maybank fonds, Ralph Maybank personal and family scrapbook, 1921-1949, P7508/1


Newspaper clippings regarding the Ralph Maybank’s election as a city alderman
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Coupures de journaux concernant l’élection de Ralph Maybank comme conseiller municipal Archives of Manitoba, Ralph Maybank fonds, Ralph Maybank “General Scraps” scrapbook, 1928-1943, P7508/2


« Le fonds des Images iconographiques contient un grand nombre de mes documents favoris. J’étais fasciné par la Collection H.L. Hime. L’étendue des prairies et les immeubles en bois m’ont laissé une impression durable. J’ai vraiment aimé le fonds L.B. Foote. J’ai probablement aidé à indexer les documents et je les ai passés en revue à maintes reprises quand j’ai fourni des références ou choisi des articles pour publication possible.

Letter to Ralph Maybank from his son, Michael
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Archives of Manitoba, Humphrey Lloyd Hime collection, Prairie looking south, 1858, C39 box 1 photo 23

« Il y avait aussi les photographies de L.B. Foote et les nombreux autres types de documents se rapportant à ce que l’on a appelé le scandale du palais législatif. Nous avons même trouvé des échantillons de béton. Comme nous ne disposions pas de salle de travail, nous avons épuré et trié les documents en les plaçant sur des tables pliantes à l’extérieur du bureau des Archives dans le corridor sud est du palais législatif.

« Le souvenir de mes années passées aux Archives qui reste le plus gravé dans ma mémoire est le privilège que j’ai eu de rencontrer plusieurs lieutenants gouverneurs, premiers ministres et membres du cabinet et d’acquérir certains de leurs documents, et ma collaboration avec des collègues et des chercheurs de talent. J’ai eu beaucoup de chance. »

Texte original reçu en anglais.

Vous voulez en savoir plus? Interrogez la base de données Keystone pour trouver d’autres documents sur Ralph Maybank, Humphrey Lloyd Hime, and L.B. Foote. Pour voir les photos de la construction du palais législatif prises par L.B. Foote, jetez un coup d’œil à notre exposition en ligne intitulée Le Palais législatif du Manitoba : photographies des travaux. Vous pouvez également venir nous visiter en personne aux Archives du Manitoba.

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Le 11 septembre 2020

Fonds de la Manitoba Guild of English Handbell Ringers Inc. — Soumis par Morna-June Morrow, archiviste de la MBGEHR

« Si la Manitoba Guild of English Handbell Ringers Inc. existe seulement depuis 1996, l’histoire de l’utilisation des clochettes à main commence véritablement 30 ans plus tôt, quand le premier ensemble de clochettes a été créé à la Technical Vocational High School. Depuis ce temps, on utilise ces clochettes dans les écoles, les églises et les groupes communautaires de la province.



Manitoba Guild of English Handbell Ringers: The First Twenty Years, 1995-2015 Manitoba Guild of English Handbell Ringers: The First Twenty Years, 1995-2015

Archives of Manitoba, Manitoba Guild of English Handbell Ringers fonds, "Manitoba Guild of English Handbell Ringers: The First Twenty Years, 1995-2015" by Morna-June Morrow, 2015, P7708/12

Comme l’art de sonner des clochettes exige peu ou pas d’expérience et que toute personne, jeune ou âgée, peut en faire l’apprentissage pour produire des airs, cet art est devenu une expérience musicale extraordinaire pour toutes les générations. Les sonneurs de clochettes du Manitoba ont donné des concerts à l’échelle provinciale, nationale et internationale. »



Texte original reçu en anglais.

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Le 4 septembre 2020

Documents sur la colonie de New Iceland — Soumis par Julianna Roberts, directrice administrative du New Iceland Heritage Museum

« Les archives contiennent de l’information sur la colonie de New Iceland et son histoire. Vous y trouvez des lettres de John Taylor et de Sigtryggur Jonasson concernant la façon de trouver et d’encourager les Islandais à venir s’installer au Canada. Ces derniers se sont installés au nord de la province du Manitoba, qui était grande comme un timbre poste, et ont créé New Iceland qu’ils ont dotée d’une constitution. New Iceland a éventuellement été intégrée à la province du Manitoba. Après leur arrivée, les premiers Islandais ont fait face à une épidémie de variole.



Cette colonie revêt une importance historique dans la création du Manitoba. Une forte population d’Islandais vit toujours dans la province. Notre musée raconte l’histoire des difficultés auxquelles ils ont fait face quand ils sont arrivés ici, et célèbre aussi leurs succès. »



Report of the Icelandic Commission, 1875 Report of the Icelandic Commission, 1875 Report of the Icelandic Commission, 1875 Report of the Icelandic Commission, 1875 Report of the Icelandic Commission, 1875 Report of the Icelandic Commission, 1875 Report of the Icelandic Commission, 1875

Report of the Icelandic Commission, 1875 Archives of Manitoba, Alexander Morris fonds, item 1066, Report of Icelandic Commission – John Taylor, S. Jonasson, Einar Jonasson, Winnipeg, 3 August 1875, P5283/3

Texte original reçu en anglais.

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