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Octobre 2020 :

Le 30 octobre 2020

Photographie en surimpression faisant partie du fonds James McDougall — Soumise par Mandy Malazdrewich, archiviste, Archives de la Compagnie de la Baie d’Hudson, Archives du Manitoba

« Comme je m’intéresse aux photos et aux techniques photographiques, je suis attirée par cette photo qui, au premier abord, semble être le produit d’une erreur technique, mais qui est en même temps très belle. Cette "erreur" fait porter l’attention sur la construction de la photo et permet de découvrir la façon dont elle a été créée. Les détails de cette photographie révèlent la technique utilisée par ce photographe, l’équipement encombrant qu’il a dû transporter avec lui, le long et difficile processus d’exposition et la facilité avec laquelle il aurait soumis le négatif à une double exposition. Le photographe considérait-il que cette photo était ratée? Pourquoi a-t-elle survécu? »


« La première fois que j’ai vu cette photo faisant partie du fonds James McDougall, je faisais un stage de courte durée aux Archives de la Compagnie de la Baie d’Hudson alors que j’étais à l’étape médiane de mes études en conservation de photos et gestion des collections. J’étais intriguée par les négatifs sur papier et étonnée de trouver dans les Archives les négatifs et les épreuves photographiques correspondantes qui auraient été créés par James McDougall pour son album personnel. La taille même de la collection et la distance géographique couverte par les photographies sont également très impressionnantes. Enfin, les Archives de la Compagnie de la Baie d’Hudson contiennent des documents personnels appartenant à James McDougall, de même que de nombreux documents d’entreprise qu’il a créés lors de voyages d’inspection effectués alors qu’il travaillait pour la Compagnie de la Baie d’Hudson et au cours desquels il a pris ces photos. Quelle belle occasion d’apprendre à connaître le photographe et sa technique de même que son travail pour la Compagnie de la Baie d’Hudson. »


Texte original reçu en anglais.

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Le 23 octobre 2020

Fonds du Women’s Musical Club of Winnipeg — Soumis par Kathryn A. Young, docteure en histoire, historienne et ancien membre du conseil d’administration du Women’s Musical Club of Winnipeg

« En 1894, un petit groupe de femmes de Winnipeg s’est réuni dans une maison près de la jonction de la rivière Rouge et de la rivière Assiniboine. Ces femmes voulaient faire goûter la musique classique à leur communauté pendant la colonisation de l’Ouest canadien. Un an plus tôt, des femmes du Québec avaient fondé le Ladies Morning Musical Club of Montreal et, un peu plus tard, en 1898, des femmes de l’Ontario se sont rencontrées pour créer le Women’s Musical Club of Toronto. Vers la fin du siècle, les femmes de Winnipeg et leurs amies musiciennes se produisaient dans leurs maisons, mais en 1906, elles invitaient des artistes de New York, de Boston, de Londres et de Paris qui faisaient une tournée internationale. Cette année là, le club a parrainé Fanny Bloomfield Zeisler, "l’une des plus grandes pianistes au monde" et, en 1910, Nellie Melba, la célèbre soprano australienne. »

« Au cours de sa longue histoire, le Women’s Musical Club of Winnipeg a donné une série de concerts et offert des bourses à de jeunes musiciennes prometteuses. Depuis la création du club, les femmes de cet organisme bénévole ont tracé leur histoire dans une série de documents qui sont maintenant conservés aux Archives du Manitoba. Correspondance, registres de procès verbaux, album de coupures, coupures de presse, photographies, communiqués de presse et albums d’autographes composent la collection. »

Photo of WMC board members: Mrs. Heaton, Mrs. Collum, Mrs. Riley, Mrs. Tanner, and Mrs. Luck, 1960s
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« Photo des membres du conseil d’administration du Women’s Musical Club of Winnipeg : Mme Heaton, Mme Collum, Mme Riley, Mme Tanner et Mme Luck, dans les années 1960 »
Archives of Manitoba, Women’s Musical Club of Winnipeg fonds, Women’s Musical Club photograph 1, [196-?], P8088/3.

« Ces dernières années, les membres du conseil d’administration du club ont eu le privilège de se réunir à la salle de lecture des Archives pour une matinée de réminiscence nostalgique en musique classique. L’enthousiasme des participantes était très vif alors qu’elles étaient transportées dans le passé par les albums de coupures, les programmes et les photographies présentant par exemple Amelita Galli-Curci, soprano (1920 1921), Glenn Gould, piano (1954-1955), Maureen Forrester, soprano (1956 1957), Teresa Stratas, soprano (1963 1964), Mistislov Rastroprovich, violoncelle (1971 1972), Marc-André Hamelin, piano (1999-2000), Tracy Dahl, soprano (2001 2002) et James Ehnes, violon (2015) à l’occasion de la célébration du 120e anniversaire du Women’s Musical Club of Winnipeg. »

Women’s Musical Club of Winnipeg fonds, Single Programmes
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Archives of Manitoba, Women’s Musical Club of Winnipeg fonds, Single Programmes, 15 November 1954, P8082/7.

« La collection constitue une riche et précieuse ressource pour l’histoire de la musique de Winnipeg. Elle est bien cataloguée et facile d’accès. Pour une vue d’ensemble de l’histoire du club, se référer à : Kathryn A. Young, 'With Every Note Played:' A History of the Women's Musical Club of Winnipeg, 1894 2014 (Winnipeg, Rinella Printers, 2014) et Valorie Dyck, 'Let Us Enjoy Music:' A History of the Women's Musical Club of Winnipeg, 1894 1994 (Winnipeg, Rinella Printers, 1994). »

« Les élèves de l’école de musique, les historiens de la musique et les mordus de la musique classique s’intéresseront à ce fonds, de même que les historiens et les sociologues de la Ville de Winnipeg. »


Texte original reçu en anglais.

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Le 16 octobre 2020

« My Notebook », d’Isabel G. Finlayson. Il s’agit du récit du voyage entrepris par Isobel en 1840 pour se rendre de Londres à York Factory à bord du "Prince Rupert", et de là, jusqu’à la Colonie de la Rivière Rouge — Soumis par Heather Beattie, archiviste



First page of Isobel Finlayson’s notebook
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Première page du carnet de voyage d’Isobel Finlayson
Hudson’s Bay Company Archives, Archives of Manitoba, Duncan and Isobel Finlayson fonds, “My Notebook” by Isobel G. Finlayson, 1840, E.12/5 (H2-136-3-4).

« Je m’intéresse depuis longtemps aux journaux et aux récits de voyage des femmes. Ce document se détache des autres pour un certain nombre de raisons. La grande majorité des documents des Archives de la Compagnie de la Baie d’Hudson ont été créés par des hommes à des fins commerciales. Un récit personnel écrit par une femme donne donc une perspective très différente de la même époque et du même lieu. Le carnet contient plusieurs dessins au crayon de personnes et de paysages découverts par Isobel Finlayson au cours de son voyage, et qui animent son récit.


"Front Gate, Fort Garry" [Upper Fort Garry]
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"Front Gate, Fort Garry" [Upper Fort Garry]
HBCA, E.12/5 fo. 85 (N4843)
"Indians Travelling in Winter"
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"Indians Travelling in Winter"
HBCA, E.12/5 fo. 95 (N5575)

« Isobel Finlayson était mariée à Duncan Finlayson, commandant de la Compagnie de la Baie d’Hudson et gouverneur d’Assiniboia. Elle était aussi la sœur de Frances Simon, qui était la femme du gouverneur de la Compagnie de la Baie d’Hudson, George Simpson. Il est à la fois inconfortable et fascinant de lire la description de son voyage à la Colonie de la Rivière Rouge et de constater jusqu’à quel point ce voyage a dû être pénible, même si les choses étaient beaucoup plus faciles pour elle que pour la grande majorité des gens qui ont effectué ce voyage. Isobel fournit beaucoup de détails sur la vie quotidienne, qui est rarement décrite dans les documents officiels de la Compagnie de la Baie d’Hudson. Ces renseignements sont intéressants et précieux, tout comme les écrits d’Isobel sur ses idéologies en matière de genre, de race, de classe et de progrès. »

Texte original reçu en anglais.

Vous voulez en savoir plus? Ce document a été numérisé et se trouve dans Keystone. Interrogez la base de données Keystone pour trouver d’autres documents sur Isobel et Duncan Finlayson, Frances et George Simpson et la Colonie de la Rivière Rouge. Vous pouvez également venir nous visiter en personne aux Archives du Manitoba.

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Le 9 octobre 2020

Résolution trouvée dans le compte rendu des délibérations de la septième conférence annuelle des Indiens et des Métis — Mary Jane McCallum, professeure d’histoire, Université de Winnipeg


“WHEREAS it has been brought to the attention of this Conference that authorized text books used in elementary schools, particularly the Social Studies courses, tend to promote a patronizing and degrading attitude on the part of white people toward Indians, and

“WHEREAS the use of such texts in Indian schools may be harmful to the Indian child’s sense of racial dignity, and

“WHEREAS sections of the texts deal inaccurately with Indian life,

“THEREFORE BE IT RESOLVED that this 7th Indian and Metis Conference seek to have such school text books discontinued as are patronizing and degrading to Indians and to have new textbooks or revisions dealing with Indian life written with accuracy and sympathetic treatment.”

Archives of Manitoba, Beatrice Brigden fonds, Indian and Metis Association conference, 1961, P6819/9.


« Cette résolution visant à retirer des écoles élémentaires les manuels scolaires « favorisant une attitude condescendante et dégradante à l’égard des Indiens" émane de la septième conférence annuelle des Indiens et des Métis du Welfare Council of Greater Winnipeg, qui a eu lieu du 21 au 24 février 1961. Cette résolution figure dans le livret des actes de la conférence "Partners in Planning", qui est conservé dans le fonds Beatrice Brigden aux Archives du Manitoba ».

Archives of Manitoba, Beatrice Brigden fonds, Indian and Metis Association conference, 1961
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Archives of Manitoba, Beatrice Brigden fonds, Indian and Metis Association conference, 1961, P6819/9.

« "Manitoba 150" est en partie une réflexion sur le passé et un bilan de la situation. En tant qu’historienne, je m’intéresse à la façon dont on représente le passé et aux sujets dont on raconte l’histoire. La résolution de 1961 visant à documenter et à dénoncer le racisme dans les manuels des écoles élémentaires ne constitue qu’un tout petit aspect de l’histoire des appels à la réforme de l’enseignement public pour améliorer le contenu du programme d’études traitant des Autochtones et de leur histoire. Par suite de la résolution, l’Indian and Metis Committee of the Welfare Council a entrepris une étude des manuels scolaires du Manitoba qui a été présentée au Curriculum Revision Committee du ministère de l’Éducation en 1964. C’était "une étude des manuels d’histoire canadiens alors en usage dans les écoles du Manitoba ayant pour but de déterminer dans quelle mesure ils favorisent l’adoption, par les Blancs, d’une attitude dégradante à l’égard des Indiens, portent atteinte à la dignité raciale des enfants indiens et dépeignent de façon inexacte la vie des Indiens." Une autre étude, menée cette fois ci par le Manitoba Indian Brotherhood, a conduit à la publication du livre The Shocking Truth about Indians in Textbooks! (1974), qui a ajouté à la pression mise sur le ministère de l’Éducation pour supprimer les manuels scolaires racistes du programme d’études des écoles élémentaires. Verna Kirkness, éducatrice crie de renom du Manitoba, a joué un rôle central dans ces efforts.1 »

« J’ai choisi ce document parce qu’on trouve encore des représentations inexactes de faits de l’histoire du Manitoba et qu’on s’efforce de les dénoncer et de les changer.2 Selon l’Indian and Metis Committee, l’une des erreurs que l’on rencontre le plus souvent est l’"omission", c’est à dire la non mention, dans les manuels scolaires, des impératifs, de la gouvernance, des lois, des voix et des actions des nations autochtones. La déclaration du premier ministre Brian Pallister sur le 150e anniversaire du Manitoba est un exemple récent de ce type d’erreur. En effet, la description du Manitoba comme un "endroit accueillant, sécuritaire et prospère", ne faisait pas du tout mention des Autochtones. En ne considérant l’histoire du Manitoba qu’à partir de 1871 et en se concentrant sur les contributions et les expériences des vagues successives de nouveaux arrivants, on obscurcit la longue histoire de la présence, de la coopération et du traité autochtones qui ont rendu le Manitoba possible. »3

« J’ai également choisi ce document parce qu’il se trouvait dans le fonds Beatrice Brigden. Celle-ci était une réformatrice méthodiste canadienne de race blanche, féministe et socialiste. Malgré les attentes contraires, on trouve bel et bien les voix et le savoir des Autochtones dans des collections privées comme celle de Beatrice Brigden. Cette dernière a travaillé pendant un certain temps avec le Welfare Council of Greater Winnipeg et a assisté, grâce à ce travail, aux réunions d’organismes autochtones dans les années 1960 et 1970. Son travail consistait à recueillir les documents "quotidiens" de ces organismes, dont les circulaires, les brochures, les communiqués et les ordres du jour, c’est-à-dire des documents que l’on conservait, entreposait ou archivait rarement en raison de leur banalité et qui peuvent être difficiles à trouver. En consultant aussi d’autres collections aux Archives du Manitoba et ailleurs, y compris au ministère de l’Éducation, à l’Indian and Metis Friendship Centre, aux archives de la Ville de Winnipeg, aux archives de l’Université de Winnipeg et de l’Université du Manitoba, et à Bibliothèque et Archives Canada, il est possible de connaître les perspectives très utiles des Autochtones sur la vie à Winnipeg dans les années 1960, ce qui aide à mieux comprendre le passé et à améliorer aujourd’hui notre façon de répondre aux besoins de la communauté et nos relations avec elle. »

Texte original reçu en anglais.


Références:
  1. ^ Manitoba Indian Brotherhood, The Shocking Truth About Indians in Textbooks! 1974. Réimpression. Winnipeg, Manitoba Indigenous Cultural Education Centre Inc., 2016; et Verna Kirkness, Creating Space: My Life and Work in Indigenous Education. Winnipeg, Presses de l’Université du Manitoba, 2013
  2. ^ Le dixième appel à l’action de la Commission de vérité et réconciliation souligne que de nouvelles dispositions législatives et du financement sont nécessaires pour élaborer des programmes d’études adaptés à la culture. Commission de vérité et réconciliation du Canada, Commission de vérité et réconciliation du Canada : Appels à l’action. Winnipeg: Commission de vérité et réconciliation du Canada, 2015. http://nctr.ca/fr/assets/reports/Final%20Reports/Calls_to_Action_French.pdf (consulté le 18 août 2020). Mentionnons aussi l’existence d’une résistance continue à accepter les faits nouveaux et les nouvelles interprétations historiques provenant de nouvelles sources et de nouvelles méthodologies et approches, une résistance qui vient des leçons apprises dans les vieux manuels scolaires. Voir les articles suivants : Trevor Gulliver et Kristy Thurrell, “Denials of Racism in Canadian English Language Textbooks,” TESL Canada Journal 33 (2017): 42-61; et Philip Lee-Shanok, “GTA book publisher accused of whitewashing Indigenous history” CBC News, October 3, 2017 https://www.cbc.ca/news/canada/toronto/childrens-textbook-includes-inaccurate-account-of-indigenous-history-1.4315945 (consultés le 18 août 2020).
  3. ^ Pour lire la déclaration complète sur le 150e anniversaire du Manitoba, rendez vous à : https://news.gov.mb.ca/news/index.fr.html?item=48097&posted=2020-05-12 (consultée le 18 août 2020).


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Le 2 octobre 2020

Correspondance de la famille Inkster (1853-1895) — Soumis par Samantha Booth, archiviste, Archives de la Compagnie de la Baie d’Hudson

« J’aimerais attirer l’attention sur la correspondance de la famille Inkster qui fait partie du fonds d’archives William et Harriet McMurray. Cette collection de lettres a été maintenue et finalement donnée aux Archives de la Compagnie de la Baie d’Hudson par la petite fille des McMurray, Nancy McGowan. Elle contient des lettres reçues ou envoyées en grande partie par les femmes de la famille Inkster, une famille métisse éminente dans le secteur du commerce des fourrures à la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle. John Inkster (1799-1874), un employé de la Compagnie de la Baie d’Hudson qui provenait des Orcades et qui est devenu plus tard un colon de la colonie de la Rivière rouge, et Mary Sinclair (1805-1892), la fille du commandant de la Compagnie de la Baie d’Hudson et de Margaret (Nahoway), une femme d’origine crie Omushkego (Moskégons) et britannique, se sont établis sur le territoire qui est devenu le Canada. Leur maison familiale, Seven Oaks House, est maintenant un musée à Winnipeg. Harriet Inkster McMurray comptait parmi les neuf enfants.

« J’ai découvert ces documents dans le cadre d’un projet visant à refaire la description du fonds d’archives de la famille McMurray. J’étais tellement impressionnée par ces documents que j’ai recommandé que cette lettre fasse partie de la présentation pour les visites des Archives de la Compagnie de la Baie d’Hudson. La lettre est présentement exposée dans la voûte visuelle des Archives de la Compagnie de la Baie d’Hudson. Je trouve ces documents tellement intéressants. Ils traitent d’une dimension très humaine, et surtout féminine, du commerce des fourrures au Manitoba et, de façon plus générale, dans les prairies. Des documents de ce genre, qui décrivent la vie quotidienne et les coutumes des gens, sont particulièrement intéressants et rares aux Archives de la Compagnie de la Baie d’Hudson. Il est en effet bien connu que la Compagnie ne consignait pas de renseignements sur la famille des employés, comme les femmes et les enfants, ou sur leur vie aux postes de la Compagnie. Des documents comme ceux là font vraiment ressortir jusqu’à quel point l’histoire de la Compagnie de la Baie d’Hudson est en fait l’histoire des Autochtones, notamment l’histoire des Métis au Manitoba. »

Texte original reçu en anglais.

Le texte qui suit est une transcription de la lettre préparée par Samantha Booth:

“…learning to talk Indian fast since we came back here. Jock will talk to the little boys without a word of English & one evening he came in from playing after Ellen had done her work, I said look John Archy see what E has done, hemmed two h…s [halfs?], washed & ironed them & now she going to send them to grandmama, don't you think she is clever? He squints at the [halfs?], puts out his tongue and says, aye [indusca? ardusca?], that is not worth? That was not very encouraging to E – I have been knitting stockings lately for the children, I have not enough for a pair for John Archy. I would feel much obliged if you could get some worsted for me –

“the cat broke one of my wires [needles] but I think I can manage with a smaller set I have if the worsted is not very coarse – Mary Harriet is running about very smart now & is not weaned yet – I must not forget to tell you of Bill, he put the well at the kitchen door in working order, he built a mud oven by it & bakes bread once a week, delightful loaf bread, he keeps the kitchen quiet & goes about this work without a noise – I hope the place will agree with him – I managed to make good bar.. [???], I made it work with a piece of sour dough. I do not send the parcel just now as

“I have it not ready just – I did not tell Ellen that there is a chance to RR [? For Red River?] just now or she would be so disappointed that her [halfs?] were not sent at once – Please excuse this .era..[???] have[?] you any black braid for binding? with love to all & hoping to hear from you soon, your affect[ionat]e sister, Nell”

Lettre de Ellen (Nell) Inkster McDonald, ca 1870
Hudson’s Bay Company Archives, Archives of Manitoba, William and Harriet McMurray family fonds, Inkster family correspondence, 1853-1895, HBCA E.61/35 fo. 1-1d. See Keystone description here.



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